Les startups MENA ont levé 116 millions de dollars en juin, portant le premier semestre 2024 à 882 millions de dollars : Wamda

Juin a été marqué par l’absence de méga-transactions, l’accord de 30 millions de dollars de Tenderd ayant la plus grande taille de billets. (Shutterstock)
Juin a été marqué par l’absence de méga-transactions, l’accord de 30 millions de dollars de Tenderd ayant la plus grande taille de billets. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 08 juillet 2024

Les startups MENA ont levé 116 millions de dollars en juin, portant le premier semestre 2024 à 882 millions de dollars : Wamda

  • L’Arabie saoudite est passée au troisième rang, avec sept initiatives qui ont permis de recueillir 13,5 millions de dollars.
  • les start-ups en phase de démarrage attirent toujours l’attention des investisseurs, avec huit start-ups à leur stade de pré-amorçage recueillant 3 millions de dollars et huit autres obtenant 140000 $ en subventions. 

RIYADH : L’activité d’investissement dans l’espace startup de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord a ralenti en juin avec 38 startups tech ayant levé 116 millions de dollars, portant le total semestriel à 882 millions de dollars, selon les dernières données. 

Le montant levé en juin a connu une baisse de 59% d’un mois sur l’autre par rapport aux 282 $ levés en mai, mais a enregistré une augmentation de 182% par rapport à la même période l’année dernière, selon la plate-forme de nouvelles venture Wamda. 

Dans son dernier rapport mensuel, la plateforme a déclaré que les startups basées aux Émirats arabes unis étaient en tête de la région, obtenant 82,5 millions de dollars dans le cadre de 15 transactions. Les startups égyptiennes ont suivi avec 15 millions de dollars levés par quatre entreprises, soit le deuxième plus haut total. 

L’Arabie saoudite est passée au troisième rang, avec sept initiatives qui ont permis de recueillir 13,5 millions de dollars. Une activité notable a également été observée en Irak, avec six startups ayant levé environ 1,2 million de dollars, bien que ce montant pourrait être plus élevé car Orisdi, Bonlili et Alsaree3 n’ont pas divulgué leurs valeurs d’investissement. 

Juin a été marqué par l’absence de méga-contrats, l’accord de 30 millions de dollars de Tenderd ayant la plus grande taille de billets. 

Sur le plan sectoriel, la fintech a récupéré sa position de domaine le plus financé, obtenant 38 millions de dollars avec plus de 10 transactions, suivie de près par la technologie de la construction, grâce à l’accord de Tenderd. Pendant ce temps, trois start-up proptech ont levé 19,6 millions de dollars en juin, inversant ainsi l’avance qu’elles avaient réalisée en mai. 

La majeure partie de l’investissement de juin est allée à la phase de pré-série A, avec quatre startups recevant 45 millions de dollars, suivie par la phase de démarrage, où cinq startups ont levé 27,3 millions de dollars. 

Cependant, si l’on considère le volume d’investissement, les start-ups en phase de démarrage attirent toujours l’attention des investisseurs, avec huit start-ups à leur stade de pré-amorçage recueillant 3 millions de dollars et huit autres obtenant 140000 $ en subventions. 

Les entreprises en démarrage exploitant le modèle interentreprises ont dominé la majeure partie du financement en juin, recueillant 66,4 millions de dollars dans le cadre de 18 transactions, ce qui représente 74 % de l’investissement total, tandis que 20 entreprises en démarrage ont recueilli 49,5 millions de dollars.  

La majorité du financement a été versée à des jeunes entreprises fondées par des hommes, qui ont reçu 103,4 millions de dollars, soit 89 % du total, tandis que deux jeunes entreprises dirigées par des femmes ont recueilli 200000 $. 

Les Émirats arabes unis étaient l’écosystème le plus financé de la région au premier semestre 2024, avec 91 startups basées aux Émirats arabes unis ayant levé 455,5 millions de dollars, contre 604 millions de dollars à la même période l’année dernière. 

L’Arabie saoudite a suivi, attirant 300 millions de dollars en financement total, contre 554 millions de dollars l’an dernier. 

La crise économique en Égypte a poussé l’écosystème des startups égyptiennes à un déclin drastique, avec seulement 33 startups ayant levé 83 millions de dollars, soit une baisse de 80% par rapport à la même période l’année dernière. 

En revanche, l’écosystème marocain a pris de l’ampleur, avec six startups ayant obtenu 12,5 millions de dollars de financement au cours de la même période. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.