Saudi Aramco commence à émettre des obligations libellées en dollars américains

Saudi Aramco has started issuing US dollar-denominated international bonds under its Global Medium Term Note Programme (Fournie)ile
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Publié le Mardi 09 juillet 2024

Saudi Aramco commence à émettre des obligations libellées en dollars américains

  • Dans une déclaration sur Tadawul, Aramco a révélé que les obligations ont une souscription minimale de 200 000 $, le prix et la valeur de l'offre étant déterminés en fonction des conditions du marché.
  • La vente d'actions d'une valeur de plus de 10 milliards de dollars par Aramco le mois dernier a marqué le deuxième appel public à l'épargne de la société saoudienne. 

RIYADH : Le géant de l'énergie Saudi Aramco a commencé à émettre des obligations internationales libellées en dollars américains dans le cadre de son Global Medium Term Note Program.

Dans une déclaration sur Tadawul, Aramco a révélé que les obligations ont une souscription minimale de 200 000 $, le prix et la valeur de l'offre étant déterminés en fonction des conditions du marché. L'offre a débuté le 9 juillet et devrait se terminer le 17 juillet. 

Cette opération marque le retour de la compagnie pétrolière nationale sur le marché de la dette après une interruption de trois ans. La dernière fois qu'elle a fait appel aux marchés mondiaux de la dette, c'était en 2021, en levant 6 milliards de dollars grâce à un sukuk (obligation islamique) en trois tranches. En février, elle a indiqué qu'elle prévoyait d'émettre une autre obligation cette année. 

Les entreprises et les gouvernements des pays du Golfe se sont empressés d'exploiter les marchés de la dette cette année, dans un contexte de baisse des taux d'intérêt mondiaux. En janvier, le Royaume a émis 12 milliards de dollars d'obligations libellées en dollars dans le cadre de cette tendance. 

Aramco a déclaré dans son communiqué Tadawul que ses obligations libellées en dollars américains sont des obligations directes, générales, inconditionnelles et non garanties de la société. 

Ces obligations sont destinées aux investisseurs institutionnels, en particulier aux investisseurs qualifiés dans les juridictions où l'offre est conforme aux réglementations locales. L'émission est gérée par Citi, Goldman Sachs International et HSBC. JP Morgan, Morgan Stanley et SNB Capital participent également à l'opération en tant que teneurs de livre associés. 

Les autres teneurs de livre associés sont Abu Dhabi Commercial Bank, anb capital et Bank of China, ainsi que BofA Securities, BSF Capital et Emirates NBD Capital Limited. 

First Abu Dhabi Bank, GIB Capital et Mizuho, ainsi que MUFG, Natixis, Riyad Capital, SMBC Nikko et Standard Chartered Bank participent également à l'opération. 

Aramco a présenté plusieurs options de remboursement pour les obligations, telles que le remboursement à l'échéance, en cas de défaillance ou pour des raisons fiscales. Ces options comprennent le rachat par l'émetteur, le rachat au pair à l'échéance et le rachat intégral. En outre, elles englobent les options de vente aux investisseurs et les options de vente en cas de changement de contrôle, toutes soumises aux conditions de marché en vigueur. 

En février, Ziad Al-Murshed, directeur exécutif du développement des nouvelles activités chez Saudi Aramco, a insisté sur la priorité à accorder aux objectifs et aux plans à long terme plutôt qu'à ceux à court terme, faisant allusion à une échéance prochaine.  

Il a indiqué que Saudi Aramco pourrait potentiellement émettre des obligations à plus long terme, jusqu'à 50 ans, et pourrait proposer ces instruments financiers en 2024 lorsque les conditions du marché s'amélioreront. 

"Nous donnons toujours la priorité au long terme plutôt qu'au court terme. Je ne veux pas vous donner le calendrier exact, mais il n'est pas très éloigné. Probablement en 2024", a déclaré M. Al-Murshed. 

La vente d'actions d'une valeur de plus de 10 milliards de dollars par Aramco le mois dernier a marqué le deuxième appel public à l'épargne de la société saoudienne. 

Les 1,55 milliard d'actions proposées représentaient 0,64 % des actions émises par la société. Dans un communiqué de Tadawul, la société pétrolière a indiqué que la fourchette de prix avait été fixée entre SR26,70 et SR29 (7 à 7,70 dollars) par action. 

Globalement, l'Arabie saoudite est devenue le premier émetteur d'obligations internationales parmi les marchés émergents, dépassant la Chine avec 33,2 milliards de dollars de ventes d'obligations à ce jour, comme l'a rapporté Bloomberg le mois dernier.  

C'est la première fois en 12 ans que la Chine est délogée de la première place, grâce à une croissance de 8 % des ventes d'obligations de l'Arabie saoudite cette année, selon l'agence.  

Le rythme record des emprunts du Royaume s'explique par le soutien croissant des investisseurs mondiaux en faveur du plan Vision 2030, qui vise à diversifier l'économie saoudienne pour la rendre moins dépendante du pétrole et à transformer le pays en un centre d'affaires mondial d'ici à la fin de la décennie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.