Le président de la Ligue arabe appelle le Japon à reconnaître l'État palestinien

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, lors d'une conférence de presse au Japan National Press Club à Tokyo, où il participe au 5e Forum économique nippo-arabe. (ANJ)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, lors d'une conférence de presse au Japan National Press Club à Tokyo, où il participe au 5e Forum économique nippo-arabe. (ANJ)
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Publié le Mardi 09 juillet 2024

Le président de la Ligue arabe appelle le Japon à reconnaître l'État palestinien

  • Il a déclaré que l'occupation israélienne, l'oppression et la persécution des Palestiniens et des Arabes depuis 1967 ont poussé le Hamas à attaquer Israël le 7 octobre.
  • "Cela n'arrivera jamais", a-t-il déclaré. "Au contraire, l'idée d'un État palestinien se renforce et de nombreux pays européens ont reconnu un État palestinien. Le monde occidental a enfin changé d'avis".

TOKYO : Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé le Japon à reconnaître un État palestinien.

Il a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo : "C'est la seule solution : "C'est la seule solution ; l'apartheid, l'annexion et l'oppression commis par Israël ne sont pas des solutions possibles.

Aboul Gheit s'exprimait au Japan National Press Club de Tokyo, où il participe au 5e Forum économique nippo-arabe.

Il a déclaré que l'occupation israélienne, l'oppression et la persécution des Palestiniens et des Arabes depuis 1967 ont poussé le Hamas à attaquer Israël le 7 octobre.

"Israël a la volonté et le désir d'étouffer les espoirs d'indépendance des Palestiniens", a-t-il ajouté. "Nous appelons cependant à la création d'un État palestinien.

Aboul Gheit a déclaré que l'Autorité palestinienne était l'entité gouvernementale reconnue du peuple palestinien et qu'il était "naturel" que l'Autorité retourne à Gaza avec l'aide de la communauté internationale.

Deux conditions sont nécessaires pour y parvenir : "Une force militaire internationale pour aider l'Autorité palestinienne à prendre le contrôle de Gaza et un consortium international pour aider à reconstruire les horribles destructions de Gaza.

Le chef de la Ligue arabe a rappelé que des millions de Palestiniens vivent dans des tentes, sans hygiène, sans eau courante et sans produits de première nécessité. "L'Autorité palestinienne devrait diriger Gaza", a-t-il déclaré, ajoutant que la position du Hamas avait changé en raison du conflit dans l'enclave.

"Le Hamas lui-même est arrivé à la conclusion que la confrontation militaire nuisait à la population palestinienne, et il a donc dû chercher à changer son idéologie", a déclaré M. Aboul Gheit. "L'Europe et le monde occidental devaient l'emporter sur Israël. Le Hamas a été aidé par Israël pour diviser les Palestiniens. Ils ont réussi jusqu'à aujourd'hui".

Tout ce qu'Israël obtiendra par sa guerre, c'est de tuer, a-t-il dit, ajoutant que le Hamas tentera de retrouver son statut. "Nous avons besoin d'une voie politique pour réconcilier les différences entre le Hamas et l'Autorité palestinienne, et entre les deux et Israël.

Aboul Gheit a également noté que la résistance est louée dans certains cas et condamnée dans d'autres.

"Lorsque vous résistez à l'occupation nazie en Europe, comme en France, au Danemark et en Norvège, c'est une résistance et ce sont des combattants de la liberté, mais en Palestine et en Afrique, c'est du terrorisme. Nous avons besoin d'un seul nom pour cela".

Aboul Gheit a prévenu que les extrémistes israéliens voulaient expulser les Palestiniens de leurs terres et peupler les territoires avec des colons d'Israël et du reste du monde.

"Cela n'arrivera jamais", a-t-il déclaré. "Au contraire, l'idée d'un État palestinien se renforce et de nombreux pays européens ont reconnu un État palestinien. Le monde occidental a enfin changé d'avis".

Il souhaite maintenant que le Japon, qu'il décrit comme "un pays très honorable et respecté", change lui aussi d'avis et reconnaisse un État palestinien.

Cet article a été publié à l'origine sur Arab News Japan

 


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.