À Tabouk, les femmes sont impatientes de prendre les rênes

La vision saoudienne 2030 a ouvert une nouvelle ère pour le sport féminin, en permettant aux femmes de pratiquer différents sports dont notamment l'équitation. (SPA)
La vision saoudienne 2030 a ouvert une nouvelle ère pour le sport féminin, en permettant aux femmes de pratiquer différents sports dont notamment l'équitation. (SPA)
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Publié le Lundi 15 juillet 2024

À Tabouk, les femmes sont impatientes de prendre les rênes

  • Madame Al-Talbi encourage davantage de femmes à pratiquer l'équitation, en soulignant les avantages qui vont au-delà de la santé physique et qui améliorent le bien-être psychologique et mental.
  • Ce sport renforce également la confiance en soi, enseigne la patience et l'endurance, et apporte de nombreux bienfaits psychologiques et physiques à ses adeptes, a-t-il ajouté.

RIYADH : Avec la résurgence des sports équestres dans le Royaume, les femmes saoudiennes de Tabuk renouent avec leur héritage et prennent les rênes avec talent et passion.

Lors d'une récente interview, l'écuyère Arwa Al-Talbi a parlé à l'Agence de presse saoudienne des débuts de son voyage dans le monde des chevaux.

"Ma relation avec les chevaux a commencé il y a cinq ans, lorsque j'ai lu sur la philosophie psychologique de l'équitation, ce qui m'a incitée à apprendre à monter", a déclaré Arwa Al-Talbi

Elle a déclaré que l'équitation n'est pas seulement une activité physique et qu'il existe un lien spirituel et mental inhérent à l'un des plus anciens sports connus de l'humanité.

"Mon voyage dans le monde des chevaux a commencé grâce à Dieu et aux sages dirigeants qui soutiennent l'équitation et l'autonomisation des femmes dans divers sports", a ajouté Mme Al-Talbi. Son amour pour les chevaux et ses compétences en tant que cavalière l'ont amenée à devenir une cavalière de saut d'obstacles et une cavalière libre accomplie.

Elle apprend le sport du piquetage de tente, qui est un "test des compétences d'un cavalier en raison de ses liens historiques avec les guerres anciennes".

Lors d'une récente interview, l'écuyère Arwa Al-Talbi a parlé à l'Agence de presse saoudienne des débuts de son voyage dans le monde des chevaux.
Lors d'une récente interview, l'écuyère Arwa Al-Talbi a parlé à l'Agence de presse saoudienne des débuts de son voyage dans le monde des chevaux.

La région de Tabuk accueille actuellement un cours de formation de base pour le sport du piquetage de tente préliminaire, organisé par la Fédération équestre saoudienne.Le stage de 15 jours, qui se tient à l'écurie Al-Thunayanh, a attiré une trentaine de cavaliers de différents âges, hommes et femmes.

Madame Al-Talbi  encourage davantage de femmes à embrasser l'équitation, en soulignant les avantages qui vont au-delà de la santé physique et qui améliorent le bien-être psychologique et mental.

Une autre cavalière, Ohoud Al-Majzoub, a déclaré que son lien profond avec les chevaux est ancré dans la fierté qu'elle tire de son identité arabe et dans une passion qui a commencé dès l'enfance. Elle a réalisé son rêve de devenir cavalière en s'entraînant pour acquérir toutes les compétences nécessaires.

Aujourd'hui, elle excelle non seulement dans l'équitation libre, mais aussi dans le saut d'obstacles, une discipline qui exige de franchir une série d'obstacles, qu'il s'agisse de simples hauteurs verticales ou de parcours complexes. Son parcours témoigne de sa créativité sportive unique et distinctive.

Dans le rapport de la SPA, les cavaliers Raghad Mahmoud et Heba Al-Fares ont déclaré que leurs rêves d'enfance d'équitation n'étaient autrefois que des espoirs, en raison du manque de clubs. Cependant, la Vision 2030 saoudienne a ouvert une nouvelle ère pour les femmes, leur permettant de pratiquer différents sports, dont l'équitation.

Elles ont depuis appris à monter à cheval et excellent dans le saut d'obstacles et l'équitation libre. Elles ont déclaré que la disponibilité de ces sports et la création de clubs spécialisés allaient enflammer la passion de nombreuses femmes, que ce soit dans le domaine de l'équitation ou d'autres sports.

Notant l'intérêt croissant des femmes pour les sports équestres dans la région de Tabuk, Nasser Al-Nasser, propriétaire d'écuries dans la région, a confirmé à SPA que la demande pour ce sport augmentait tout au long de l'année.

L'intérêt des femmes pour ce sport l'a amené à ouvrir une piste spéciale pour les femmes, axée sur le saut d'obstacles, avec des entraîneurs féminins. Il a ajouté que, malgré sa longue histoire dans la région, l'équitation est aujourd'hui considérée comme un sport moderne qui a captivé les jeunes hommes et les jeunes femmes. Dans la culture saoudienne, il symbolise le courage, la fierté, la beauté, la force, l'héroïsme et l'authenticité.

Ce sport renforce également la confiance en soi, enseigne la patience et l'endurance, et apporte de nombreux bienfaits psychologiques et physiques à ses adeptes, a-t-il ajouté.

La région de Tabuk accueille actuellement un stage de formation de base pour le sport du piquetage de tente préliminaire, organisé par la Fédération équestre saoudienne. Ce stage de 15 jours, qui se tient à l'écurie Al-Thunayanh, a attiré une trentaine de cavaliers de différents âges, hommes et femmes.

Le cours de formation vise à promouvoir ce sport dans la société saoudienne et à encourager sa pratique parmi les amateurs d'équitation, quel que soit leur sexe, a indiqué la SPA dans son rapport.

Le cours comprend une partie théorique qui éduque les participants sur les principaux règlements et lois du piquetage de tente. La partie pratique se concentre sur les techniques d'entraînement et les compétences dans l'utilisation des lances et des épées dans diverses compétitions approuvées.

Les participants qui auront suivi la formation se verront remettre un certificat par la fédération en collaboration avec le Leaders Development Institute.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."


Philippe Bouvard est mort, «Les Grosses Têtes» sont orphelines

Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
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  • "Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier
  • Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux

PARIS: Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans.

C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce matin aux alentours de huit heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale de RTL, Céline Landreau.

Les hommages ont aussitôt afflué sur la station pour saluer celui que beaucoup considéraient comme un précurseur, à la frontière du journalisme et du divertissement.

"Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier, qui lui avait succédé aux commandes des "Grosses Têtes" en 2014 pour rajeunir l'émission.

Un épisode que l'intéressé avait d'ailleurs mal vécu, parlant lui-même d'"un déchirement". Il était resté 37 ans aux commandes de cette émission culte, qu'il avait lancée en 1977, et dont le succès ne s'est jamais démenti.

Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux.

Avec cette émission, "Philippe a su mettre à la portée de tous la culture générale", a estimé Jean-Pierre Foucault, en saluant "notre maître à tous".

Philippe Bouvard "a plus fait pour la langue française que la moitié des 40 momies de l'Académie française" mais "n'a jamais été récompensé de cet effort populaire", a regretté le navigateur Olivier de Kersauson, pilier historique des "Grosses Têtes", que Bouvard avait coutume de saluer par une apostrophe qui a marqué le programme: "Bonne réponse de l'Amiral!"

"Français moyen" 

"C'était quelqu'un de curieusement très attachant. Je n'ai jamais su s'il nous aimait ou pas", a réagi l'humoriste Bernard Mabille, autre figure de l'émission.

Pour le journaliste Marc-Olivier Fogiel, le principal atout de Philippe Bouvard était "de ne pas avoir de frontières": "C'était un journaliste qui pouvait passer du divertissement au sérieux".

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL.

A la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record": "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".