Macron rencontre jeudi le Premier ministre britannique pour une "remise à plat" des relations

Le président français Emmanuel Macron fait un geste en attendant les arrivées avant une réunion avec le président du Comité international olympique (CIO) au palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 16 juillet 2024, avant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
Le président français Emmanuel Macron fait un geste en attendant les arrivées avant une réunion avec le président du Comité international olympique (CIO) au palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 16 juillet 2024, avant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Mercredi 17 juillet 2024

Macron rencontre jeudi le Premier ministre britannique pour une "remise à plat" des relations

  • Les deux hommes ont eu un entretien téléphonique au soir de la victoire des travaillistes aux législatives de début juillet, puis se sont rapidement rencontrés la semaine dernière à Washington en marge du sommet de l'Otan
  • Le nouveau gouvernement britannique a confirmé mercredi, dans le discours du trône lu par le roi Charles III, sa volonté de "redéfinir" les relations entre le Royaume-Uni et ses "partenaires européens", après la phase houleuse du Brexit

PARIS: Emmanuel Macron aura jeudi un "premier entretien approfondi" avec le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer en vue d'une "remise à plat" des relations entre la France et le Royaume-Uni mais aussi plus largement l'Union européenne, a déclaré mercredi l'Elysée.

A l'issue du sommet de la Communauté politique européenne (CPE) qui regroupe les dirigeants du continent au-delà de l'UE, organisé au palais de Blenheim près d'Oxford, en Angleterre, le chef du gouvernement travailliste recevra le président français pour un dîner de travail bilatéral.

Les deux hommes ont eu un entretien téléphonique au soir de la victoire des travaillistes aux législatives de début juillet, puis se sont rapidement rencontrés la semaine dernière à Washington en marge du sommet de l'Otan. Ils avaient aussi pu faire connaissance en septembre 2023 quand M. Starmer, alors chef de l'opposition, était venu à l'Elysée pour 45 minutes de tête-à-tête avec le président français.

"Ce sera le premier entretien de substance", a-t-on dit à la presse dans l'entourage d'Emmanuel Macron. "C'est avec le président que le Premier ministre britannique a souhaité aussi marquer sa volonté plus générale de +reset+ (réinitialisation) avec l'Europe et avec l'UE mais aussi pour faire un point sur l'ensemble de la relation franco-britannique", a-t-on ajouté.

Selon un conseiller français, ce sera donc "l'occasion de faire un tour d'horizon complet et de remettre à plat l'ensemble des liens que nous avons avec le Royaume-Uni".

Le nouveau gouvernement britannique a confirmé mercredi, dans le discours du trône lu par le roi Charles III, sa volonté de "redéfinir" les relations entre le Royaume-Uni et ses "partenaires européens", après la phase houleuse du Brexit.

Le chef de l'Etat français attend de cette rencontre que Keir Starmer "présente sa vision d'un +reset+ de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE", pour "commencer à poser les jalons de cette discussion", selon Paris. "C'est d'abord à ce nouveau gouvernement d'expliquer comment il envisage sa relation future avec l'UE après toute la phase du Brexit", a ajouté l'Elysée.

"On a tous intérêts réciproques à regarder ce rapprochement", a-t-on insisté de même source.

Notant que les Britanniques peuvent avoir "plus d'appétit" pour un rapprochement sur certains sujets que sur "d'autres", la présidence française estime qu'il faut tenir "compte des intérêts" européens et s'inscrire "dans une perspective globale" plutôt "dans une perspective de +cherry picking+" visant à faire le tri entre les dossiers. Elle assure par ailleurs que les discussions formelles devront se faire dans le cadre de l'Union européenne.

Sur les relations franco-britanniques, les dossiers de l'énergie, notamment nucléaire, seront abordés, ainsi que la défense et "la coopération en matière migratoire avec la situation en Manche", un sujet souvent sujet à controverse côté britannique.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.