Cisjordanie: plusieurs militants étrangers disent avoir été blessés par des colons

De la fumée s'élève après une frappe israélienne près du village de Kfar Kila dans le sud du Liban, le 16 juillet 2024  (AFP)
De la fumée s'élève après une frappe israélienne près du village de Kfar Kila dans le sud du Liban, le 16 juillet 2024 (AFP)
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Publié le Dimanche 21 juillet 2024

Cisjordanie: plusieurs militants étrangers disent avoir été blessés par des colons

  • Au moins trois personnes, deux femmes et un homme, ont été pris en charge par le personnel soignant, tous présentant de larges ecchymoses, a constaté un journaliste de l'AFP.
  • Des militants étrangers escortent régulièrement des Palestiniens qu'ils estiment vulnérables dans les territoires occupés, théâtres de violences.

NAPLOUSE: Plusieurs militants étrangers de la cause palestinienne ont été attaqués et blessés dimanche par des colons israéliens aux visages masqués dans le nord de la Cisjordanie occupée, sur les terres agricoles de Qusra où ils accompagnaient des Palestiniens.

Dans les couloirs de l'hôpital al-Rafidia de Naplouse où ils ont été transportés par les services de secours, au moins trois personnes, deux femmes et un homme, ont été pris en charge par le personnel soignant, tous présentant de larges ecchymoses, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces bénévoles accompagnaient des Palestiniens dans des oliveraies proches de colonies israéliennes. Des militants étrangers escortent régulièrement des Palestiniens qu'ils estiment vulnérables dans les territoires occupés, théâtres de violences.

"Plus tôt aujourd'hui (dimanche), un certain nombre de civils israéliens masqués ont agressé un groupe de ressortissants étrangers pensant qu'ils plantaient des arbres dans les environs de Qusra", a répondu l'armée israélienne, interrogée par l'AFP.

L'armée affirme avoir tiré des coups de semonce en l'air, ce qui a mis en "fuite les civils israéliens".

Aucun d'entre eux n'a été inquiété.

"Ils sont arrivés avec d'énormes bâtons et ils ont commencé à nous frapper", a décrit à l'AFP une Américaine se présentant sous le surnom de Vivi, dénonçant une attaque "sans raison".

"Ils étaient armés de tuyaux en métal et de bâtons en bois et cherchaient la bagarre", a ajouté David Hummel, un membre allemand du Mouvement de solidarité internationale (ISM).

M. Hummel a évoqué une blessure à la mâchoire et des douleurs aux jambes et aux bras.

Hani Odeh, le maire de Qusra, a également confirmé les faits à l'AFP, ajoutant que les militants avaient accompagné les agriculteurs dans des champs "récemment incendiés" par des colons.

Il a évoqué "quatre blessés" et affirmé que les assaillants venaient de la colonie voisine Esh Kodesh. Selon lui, les tirs de semonce étaient destinés à faire fuir les Palestiniens et les militants.

Ces derniers vivent à Qusra depuis environ un mois, toujours d'après M. Odeh.

Depuis la création d'ISM, plusieurs de ses militants ont été blessés.

La guerre dans la bande de Gaza a généré une intensification des violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où les tensions étaient déjà vives depuis deux ans.

Depuis le 7 octobre, au moins 579 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou colons israéliens, selon les autorités palestiniennes. Au moins 16 Israéliens sont morts dans des attaques ou attentats palestiniens, d'après des chiffres officiels israéliens.

Avant la guerre, le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU tirait déjà la sonnette d'alarme sur la "violence des colons", notant que les incidents entre des Palestiniens et des habitants de colonie, ces villes et villages illégaux au regard du droit international, n'avaient jamais été aussi nombreux depuis le début de ses décomptes en 2006.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.