L'Ukraine reçoit enfin ses tout premiers avions F-16

Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky (C) se tient devant un avion de combat F16 lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la Journée des forces aériennes ukrainiennes, dans un lieu non divulgué, le 4 août 2024. (Photo AFP)
Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky (C) se tient devant un avion de combat F16 lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la Journée des forces aériennes ukrainiennes, dans un lieu non divulgué, le 4 août 2024. (Photo AFP)
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Publié le Dimanche 04 août 2024

L'Ukraine reçoit enfin ses tout premiers avions F-16

  • Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, Kiev plaidait pour que lui soient livrés des F-16 dans l'espoir de mettre fin à la domination russe dans les airs et mieux protéger ses villes et ses troupes contre les bombardements incessants.
  • L'armée de l'air ukrainienne s'appuie sur une flotte vieillissante d'avions MIG-29 de l'ère soviétique et de jets Sukhoi, éprouvés par plus de deux ans de missions de combat exigeantes.

KIEV : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche avoir enfin reçu ses tout premiers chasseurs F-16, ces avions de guerre de fabrication américaine attendus depuis des années par Kiev qui espère les utiliser pour repousser l'avancée des forces russes.

Cette annonce intervient alors que la situation reste tendue sur le front. L'Ukraine a annoncé dimanche l'évacuation des enfants et de leurs parents de plusieurs localités dans la région de Donetsk (est), proches de zones où la Russie a revendiqué de nouvelles avancées ces derniers jours.

Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, Kiev plaidait pour que lui soient livrés des F-16 dans l'espoir de mettre fin à la domination russe dans les airs et mieux protéger ses villes et ses troupes contre les bombardements incessants.

"Nous avons mené des centaines de réunions et négociations" avec les alliés pour obtenir ces avions et renforcer la défense aérienne du pays et "nous avons souvent entendu les mots +c'est impossible+ en réponse", a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une cérémonie dans un lieu tenu secret en Ukraine.

"Maintenant c'est la réalité, la réalité dans notre ciel. Des F-16 sont en Ukraine", s'est-il félicité. "Je suis fier de nos gars qui (...) ont déjà commencé à les utiliser pour notre pays".

De fabrication américaine, ces avions vantés pour leur précision, leur vitesse et leur rayon d'action sont considérés comme le joyau de la couronne dans la liste tentaculaire du matériel militaire que l'Ukraine a demandé à ses soutiens afin de tenter de repousser l'avancée des forces russes sur son sol.

M. Zelensky n'a pas dévoilé le nombre d'appareils reçus par Kiev, se bornant à dire qu'il était "insuffisant", de même que le nombre de pilotes ukrainiens formés en Occident pour piloter et entretenir ces appareils.

"Ce qui est positif, c'est que nous attendons des F-16 supplémentaires" et que "beaucoup de nos gars sont en train d'être formés", a assuré le président ukrainien.

Les journalistes de l'AFP ont vu au moins deux F-16 survolant le site pendant la cérémonie.

Derrière Volodymyr Zelensky, deux autres appareils gris ressemblant à des F-16 étaient posés au sol, partiellement recouverts de filets de camouflage et leurs queues frappées des armoiries nationales, le trident.

Mi-mai, le président Zelensky avait déclaré lors d'un entretien accordé à l'AFP avoir besoin de 120 à 130 de ces appareils pour obtenir la parité avec l'aviation russe.

Les partenaires de l'Ukraine ont toutefois promis d'envoyer moins de 100 F-16 à ce jour, dont la livraison est susceptible de s'étaler sur plusieurs années, après une formation approfondie des pilotes qui les utiliseront.

- Moscou minimise -

Ni la date de la livraison, ni le pays ayant fourni ce premier lot n'ont été dévoilés.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avait lui annoncé le 10 juillet le début du transfert de F-16 vers l'Ukraine, "en provenance du Danemark et des Pays-Bas".

Alors que des rumeurs sur la livraison imminente des F-16 circulaient depuis plusieurs jours, Moscou a averti la semaine dernière que ces avions seraient "abattus" en Ukraine, assurant qu'ils n'auraient pas "d'impact significatif" sur le front.

Une série de récentes frappes russes contre des bases aériennes ukrainiennes a soulevé des questions sur la capacité de Kiev à protéger ces avions de plusieurs millions de dollars.

Début juillet, la Russie a affirmé avoir détruit cinq avions militaires lors d'une attaque contre une base aérienne dans le centre de l'Ukraine.

À la suite de ce bombardement, les correspondants militaires ukrainiens ont critiqué les hauts gradés de l'armée de l'air, affirmant que les avions y avaient été garés en plein air sans protection suffisante.

L'armée de l'air ukrainienne s'appuie sur une flotte vieillissante d'avions MIG-29 de l'ère soviétique et de jets Sukhoi, éprouvés par plus de deux ans de missions de combat exigeantes.

La France a de son côté annoncé en juin qu'elle fournirait cette année à Kiev des avions de combat français Mirage 2000-5, sans préciser leur nombre.

Après la revendication par Moscou d'avancées territoriales dans l'est ces derniers jours, le gouverneur de Donetsk a annoncé dimanche devoir évacuer au total "744 enfants avec leurs parents de quatre communautés vers des régions plus sûres de l'Ukraine".

Le gouverneur a appelé les civils à quitter la région ces dernières semaines en raison d'une recrudescence de bombardements russes.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.


Washington désigne le groupe Palestine Action comme «organisation terroriste étrangère»

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
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  • L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor
  • L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont désigné mercredi comme "organisations terroristes" le groupe Palestine Action, basé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe italien d'extrême gauche, dans le cadre d'une offensive de l'administration Trump contre les mouvements extrémistes de gauche.

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

"Nous utiliserons tous les moyens et toutes les prérogatives dont nous disposons pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie contre la coercition terroriste", a-t-il ajouté.

L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor.

L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants d'extrême gauche à travers le monde", selon un autre communiqué du département d'Etat.

"Ces outils sont spécifiquement conçus pour faciliter les activités des réseaux terroristes d'extrême gauche, et permettent à ces derniers de s'organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur leurs cibles et des tactiques, et mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables", est-il reproché.

Le département d'Etat affirme aussi que les "cellules anarchistes responsables des actes de sabotage commis contre les réseaux ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 ont utilisé les outils et services du collectif A/I pour revendiquer ces attaques, publier des communiqués officiels et diffuser des manuels expliquant comment fabriquer des engins incendiaires de fortune pour les voies ferrées et d'autres infrastructures critiques".

Liberté d'expression 

Au Royaume-Uni, le groupe Palestine Action a été déclaré "terroriste" par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

La mesure, qui entraîne son interdiction, a déclenché des manifestations d'ampleur et est contestée devant la justice.

"Le fait que Trump s'inspire désormais de la répression exercée par la Grande-Bretagne à l'encontre du mouvement pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse et devrait servir de signal d'alarme à tous ceux qui ont à cœur la liberté d'expression et les libertés civiles", a réagi Huda Ammori, co-fondatrice de Palestine Action.

Elle a appelé le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui représente une "attaque sans précédent contre la liberté d'expression en Grande-Bretagne".

Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Les sanctions américaines impliquent pour les organisations visées un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, sous peine d'être à leur tour sanctionnés.

Mi-juillet, les Etats-Unis ont accueilli une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique", visant notamment le mouvement Antifa, pour "antifasciste". Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump a défini trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite.