Emeutes au Royaume-Uni: le gouvernement dénonce des commentaires "irresponsables" d'Elon Musk

Le Premier ministre britannique Keir Starmer sort du numéro 10 de Downing Street pour saluer le sultan d'Oman à Londres, le 6 août 2024. Près d'une semaine d'émeutes dans les rues d'Angleterre a provoqué la première crise majeure pour le Premier ministre Keir Starmer, un mois après sa victoire écrasante aux élections. (AFP)
Le Premier ministre britannique Keir Starmer sort du numéro 10 de Downing Street pour saluer le sultan d'Oman à Londres, le 6 août 2024. Près d'une semaine d'émeutes dans les rues d'Angleterre a provoqué la première crise majeure pour le Premier ministre Keir Starmer, un mois après sa victoire écrasante aux élections. (AFP)
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Publié le Mardi 06 août 2024

Emeutes au Royaume-Uni: le gouvernement dénonce des commentaires "irresponsables" d'Elon Musk

  • Le gouvernement britannique a qualifié mardi d'"injustifiables" et d'"irresponsables" des commentaires d'Elon Musk sur les émeutes d'extrême droite dans le pays, où il juge "une guerre civile inévitable"
  • Sur sa plateforme X, le multimilliardaire américain a pendant le week-end répondu à un message mettant les violences actuelles sur le compte de "l'immigration de masse" en écrivant: "Une guerre civile est inévitable"

LONDRES: Le gouvernement britannique a qualifié mardi d'"injustifiables" et d'"irresponsables" des commentaires d'Elon Musk sur les émeutes d'extrême droite dans le pays, où il juge "une guerre civile inévitable", alors que le rôle des réseaux sociaux est montré du doigt.

Sur sa plateforme X, le multimilliardaire américain a pendant le week-end répondu à un message mettant les violences actuelles sur le compte de "l'immigration de masse" en écrivant: "Une guerre civile est inévitable".

"Ces commentaires sont injustifiables", a réagi la secrétaire d'Etat chargée de la Justice Heidi Alexander sur Times Radio.

"Si vous possédez une grande plateforme de réseaux sociaux, cela vous donne aussi une responsabilité", a-t-elle ajouté. "C'est profondément irresponsable (...) tout le monde devrait appeler au calme."

Ce n'est pas la seule intervention d'Elon Musk sur ces émeutes, qui ont démarré sur fond de rumeurs non étayées et en partie démenties sur l'origine et la religion du suspect de l'attaque au couteau qui a tué trois fillettes la semaine dernière en Angleterre.

Il a également répondu par des points d'exclamation à un message de l'agitateur antimusulman Tommy Robinson critiquant les propos du Premier ministre travailliste Keir Starmer, qui a qualifié les casseurs de "voyous".

Autrefois supprimé, le compte X (ex-Twitter) de Tommy Robinson, Stephen Yaxley-Lennon de son vrai nom, a été rétabli par Elon Musk l'année dernière.

Encore lundi, le milliardaire - soutien du républicain Donald Trump - a répondu à un message de Keir Starmer qui promettait de "ne pas tolérer les attaques contre les mosquées et la communauté musulmane" par une question: "Ne devriez-vous pas vous préoccuper des attaques contre *toutes* les communautés?"

Le porte-parole du Premier ministre avait déjà estimé lundi qu'il n'y avait "pas de justification" aux commentaires d'Elon Musk évoquant une "guerre civile".

Le gouvernement britannique a plusieurs fois mis en garde les réseaux sociaux et leurs dirigeants, Keir Starmer rappelant encore lundi que "la loi s'applique aussi bien en ligne qu'hors ligne".

Les spéculations sur l'attaque au couteau de Southport, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ont été abondamment relayées par des influenceurs proches des mouvances d'extrême droite, comme le masculiniste Andrew Tate qui avait qualifié le suspect de "migrant illégal".

Le jeune homme de 17 ans est en fait né à Cardiff, au Pays de Galles, et selon les médias britanniques, sa famille est d'origine rwandaise.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.