L'activité non pétrolière saoudienne soutenue avec un PMI de 54,4 en juillet

S&P Global déclare que tout indice PMI supérieure à 50 témoigne d'une croissance dans le secteur non pétrolier, tandis que les valeurs inférieures à 50 signalent une contraction. (AN)
S&P Global déclare que tout indice PMI supérieure à 50 témoigne d'une croissance dans le secteur non pétrolier, tandis que les valeurs inférieures à 50 signalent une contraction. (AN)
Short Url
Publié le Mardi 06 août 2024

L'activité non pétrolière saoudienne soutenue avec un PMI de 54,4 en juillet

  • Tout indice PMI supérieur à 50 témoigne d'une croissance dans le secteur non pétrolier, tandis que les indices inférieurs à 50 signalent une contraction
  • Le rapport indique que la forte concurrence sur le marché a entraîné une pression à la baisse sur les prix

RIYAD : Le secteur privé non pétrolier de l'Arabie saoudite a affiché une croissance robuste en juillet, stimulée par une demande soutenue dans un contexte de pressions concurrentielles accrues, selon un indicateur de suivi de l'économie.

L'enquête PMI de la Riyadh Bank Saudi Arabia, compilée par S&P Global, a révélé que l'indice des directeurs d'achat du Royaume a légèrement diminué pour atteindre 54,4 en juillet, contre 55 en juin et 56,4 en mai.

S&P Global déclare que tout indice PMI supérieure à 50 témoigne d'une croissance dans le secteur non pétrolier, tandis que les valeurs inférieures à 50 signalent une contraction.

Le renforcement du secteur privé non pétrolier est essentiel pour l'Arabie saoudite, qui cherche à diversifier son économie en réduisant sa dépendance à l'égard des revenus du pétrole brut.

Naif al-Ghaith, économiste en chef à la Riyadh Bank, déclare : « Le PMI a réussi à maintenir son expansion, enregistrant un solide 54,4, réagissant au statu quo de la demande et de la concurrence sur le marché saoudien. Ce chiffre met en évidence la poursuite de la croissance dans le secteur privé, stimulée par une demande soutenue en dépit de pressions concurrentielles accrues. »

Il ajoute : « La demande a joué un rôle crucial dans l'augmentation des commandes, garantissant que les entreprises restent actives et tournées vers l'avenir. »  

Le rapport indique que la forte concurrence sur le marché a entraîné une pression à la baisse sur les prix, les entreprises s'efforçant de conserver leur part de marché en proposant des prix plus attractifs aux consommateurs.

S&P Global souligne en outre que les niveaux de personnel et de stocks ont continué à augmenter en juillet, malgré la confiance vacillante de certains participants à l'enquête.

Le rapport souligne que le renforcement de la main-d'œuvre a aidé les entreprises à gérer leurs carnets de commandes malgré les problèmes de capacité liés à la récente vague de chaleur.

M. Al-Ghaith a noté que les résultats de l'enquête de juillet indiquent la forte croissance des entreprises saoudiennes non pétrolières sur les marchés internationaux.

« En outre, les nouvelles exportations ont continué à augmenter, signalant une nouvelle hausse du commerce non pétrolier net. Cette expansion des exportations suggère que les entreprises saoudiennes réussissent à faire leur entrée sur les marchés internationaux, ce qui est de bon augure pour la diversification de l'économie par rapport à la dépendance au pétrole », a-t-il déclaré.   

M. Al-Ghaith poursuit : « La croissance des exportations non pétrolières contribue non seulement positivement à la balance commerciale, mais indique également un renforcement des secteurs de l'industrie et des services du pays. Cette tendance est encourageante car elle souligne l'efficacité des réformes économiques visant à élargir la base économique et à renforcer les relations commerciales mondiales. » 

Selon l'enquête, la production et les nouvelles commandes, les deux principales composantes de l'indice PMI, ont progressé dans une moindre mesure au début du troisième trimestre.

Le rapport révèle que la croissance de la production s'est ralentie pour atteindre son niveau le plus bas depuis six mois, tandis que la reprise des nouvelles affaires a été la moins marquée depuis deux ans et demi.

Il ajoute que la performance des fournisseurs s'est également améliorée en juillet, le délai moyen d'arrivée des intrants dans les entreprises non pétrolières s'étant raccourci au cours du mois.

Selon S&P Global, une demande accrue de la part des clients, une réserve de travail saine et des investissements gouvernementaux accrus sont des facteurs cruciaux qui renforcent la confiance des chefs d'entreprise dans la croissance future.

« La combinaison d'une demande stable, de prix compétitifs et d'exportations en expansion laisse présager des perspectives positives pour la croissance économique de l'Arabie saoudite », a conclu M. Al-Ghaith.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.