Il est «extrêmement improbable» que le variant britannique élude les vaccins

Un professionnel de la santé prépare une dose de vaccin contre la Covid-19 de Pfizer-BioNTech à l’intention des travailleurs de la santé et des services sociaux, à l’Institut des sciences de la vie, au Centre international de la vie, à Newcastle-upon-Tyne, dans le nord-est de l'Angleterre, le 9 janvier 2021 (Photo, AFP).
Un professionnel de la santé prépare une dose de vaccin contre la Covid-19 de Pfizer-BioNTech à l’intention des travailleurs de la santé et des services sociaux, à l’Institut des sciences de la vie, au Centre international de la vie, à Newcastle-upon-Tyne, dans le nord-est de l'Angleterre, le 9 janvier 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 janvier 2021

Il est «extrêmement improbable» que le variant britannique élude les vaccins

  • Il est «extrêmement improbable» que le variant britannique du coronavirus, détecté à travers le monde, puisse évader la réaction immunitaire des vaccins ou d’une infection préalable à la Covid-19
  • Les résultats suggèrent que seuls 0,5% des personnes risquent une protection réduite contre les mutations dans la nouvelle forme du virus

LONDRES: Il est «extrêmement improbable» que le variant britannique du coronavirus, détecté à travers le monde, puisse évader la réaction immunitaire des vaccins ou d’une infection préalable à la Covid-19, ont déclaré d’éminents scientifiques.

Des chercheurs américains ont découvert que les anticorps récoltés auprès de patients atteints de coronavirus attaquent rarement les nouvelles mutations contenues dans le variant.

Les résultats suggèrent que seuls 0,5% des personnes risquent une protection réduite contre les mutations dans la nouvelle forme du virus.

Danny Altmann, professeur d'immunologie à l'Imperial College de Londres, estime que l'étude «devrait réconforter les gens» dans le monde qui craignent que les nouveaux variants trouvés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud ne soient résistants aux vaccins. Les résultats suggèrent que la plupart des anticorps neutralisent l’un ou l’autre variant, a-t-il ajouté.

Akiko Iwasaki, professeur d'immunobiologie à l'Université de Yale aux États-Unis, estime qu’il «est peu probable que le variant ne soit pas reconnu par des anticorps générés par une infection ou une vaccination préalables».

Iwasaki, qui a travaillé avec une équipe de la société de biotechnologie américaine Serimmune, a collecté 579 anticorps de patients infectés, et a examiné les brins continus de protéine virale qu'ils ciblent.

La majorité des anticorps a attaqué la même cible à l’intérieur du virus, ce qui signifie que les défenses ne seront pas affaiblies car les nouvelles mutations sont contenues ailleurs dans le virus.

Bien que l'étude soit en attente d'examen par les pairs, l'équipe d'Iwasaki constate que seulement 0,3% des personnes étudiées possèdent des anticorps moins susceptibles de cibler les défenses au variant.

«Je pense qu’avec l'émergence de plusieurs variants plus contagieuses, il est important de donner la première dose du vaccin au plus grand nombre de personnes possible», a déclaré Iwasaki. La deuxième dose devrait quant à elle être administrée dès qu’elle est disponible, en suivant le calendrier initial recommandé. Mais un léger retard ne devrait pas trop en réduire l'efficacité», a-t-elle ajouté. «Les gens devraient porter des masques et rester à l'écart des rassemblements intérieurs, même après avoir reçu le vaccin».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.