Grèce: le feu recule autour d'Athènes, mais les pompiers restent mobilisés

Cette photographie montre une vue de maisons brûlées prise le 13 août 2013 montre une vue de maisons brûlées, suite à un incendie de forêt qui a touché la banlieue nord-est d'Athènes, à Penteli, dans la banlieue d'Athènes, le 13 août 2024. (AFP)
Cette photographie montre une vue de maisons brûlées prise le 13 août 2013 montre une vue de maisons brûlées, suite à un incendie de forêt qui a touché la banlieue nord-est d'Athènes, à Penteli, dans la banlieue d'Athènes, le 13 août 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 14 août 2024

Grèce: le feu recule autour d'Athènes, mais les pompiers restent mobilisés

  • Malgré une amélioration sur le front, les pompiers grecs restaient mobilisés mercredi dans la lutte contre un incendie de forêt qui a ravagé depuis dimanche la banlieue d'Athènes
  • Près de 300 pompiers, ainsi que d'autres hélicoptères, véhicules d'incendie et camions-citernes, ont été envoyés en Grèce en provenance de six pays (France, Italie, République tchèque, Roumanie, Serbie, Turquie)

ATHENES: Malgré une amélioration sur le front, les pompiers grecs restaient mobilisés mercredi dans la lutte contre un incendie de forêt qui a ravagé depuis dimanche la banlieue d'Athènes, tuant une femme, causant d'importants dégâts et entraînant le déplacement de milliers de personnes.

"Le feu n'a plus l'intensité des derniers jours, mais il reste encore quelques foyers qui peuvent entraîner une reprise des feux", a expliqué à l'AFP un porte-parole des pompiers.

"Environ 530 pompiers restent mobilisés sur le terrain avec 145 véhicules et nous avons reçu de l'aide de nos collègues européens mais ils n'ont pas encore été déployés sur le terrain en Attique", a-t-il ajouté.

Près de 300 pompiers, ainsi que d'autres hélicoptères, véhicules d'incendie et camions-citernes, ont été envoyés en Grèce en provenance de six pays (France, Italie, République tchèque, Roumanie, Serbie, Turquie), après l'activation par la Grèce du mécanisme de la protection civile de l'Union européenne.

Alimenté par des vents violents, le pire incendie de forêt de l'année en Grèce s'est propagé depuis dimanche sur un territoire asséché et a ravagé 10.000 hectares, détruisant d'innombrables bâtiments et véhicules.

Selon le site meteo.gr, 37% des forêts de l'Attique ont brûlé ces huit dernières années.

L'incendie avait démarré dimanche après-midi près de la ville historique de Marathon, à 40 km au nord-est d'Athènes, qui compte plus de 7.000 habitants et qui avait dû être évacuée.

Des dizaines d'ordres d'évacuation ont été envoyés aux résidents de la région. Plusieurs stades ont été ouverts pour accueillir les déplacés.

Mardi matin, le corps d'une Moldave sexagénaire a été trouvé dans une usine calcinée, à Halandri, près d'Athènes, selon les autorités.

Des enquêteurs ont fait lundi une autopsie du terrain où a démarré le feu dans la commune de Varnavas et selon le journal de centre-droit Kathimerini la piste semble mener vers un poteau d'électricité défectueux.

Le maire de Halandri, Simos Roussos, a également demandé une enquête approfondie sur la mort de la ressortissante moldave qui était sur son lieu de travail lors de l'incendie.

Le chef du gouvernement, Kyriakos Mitsotakis, a interrompu ses vacances pour rentrer dans la capitale dimanche. Le ministère de l'Intérieur a décidé mardi de distribuer 4,7 millions d'euros aux huit municipalités touchées.

Mais la colère gronde dans le pays qui est frappé presque tous les étés par des incendies destructeurs mais reste impréparé.

Après un conseil des ministres d'urgence mardi soir, le Premier ministre a déclaré: "Nous faisons de notre mieux pour nous améliorer chaque année, mais les conditions malheureusement deviennent plus difficiles".

"En sous-effectif, avec un manque de matériel, et une coordination totalement inefficace, voilà la Protection Civile dont M.Mitsotakis est fier, contrairement à tous les citoyens qui aiment leur patrie", a réagi le chef de l'opposition de gauche Syriza, Stefanos Kasselakis.

Le président du parti socialiste, Nikos Androulakis, a aussi estimé que "beaucoup de choses doivent changer immédiatement dans les plans de protection civile et de protection des forêts, avec un rôle plus actif du service forestier et le recours aux pompiers saisonniers dans la prévention même pendant les mois d'hiver".

Mardi soir devant le parlement, environ 200 personnes ont manifesté pour dénoncer "le crime" du gouvernement.

Le risque d'incendies reste très élevé pour mercredi notamment dans le nord de la Grèce, ont averti les pompiers.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.