Le Royaume-Uni détaille de nouvelles mesures contre l'immigration illégale

Le 27 mai 2023, des personnes issues de différents groupes de campagne défilent devant la tour Elizabeth, communément appelée Big Ben, dans le centre de Londres, à l'occasion de la manifestation "Not My Bill" (Pas mon projet de loi), pour protester contre les lois anti-protestation, anti-grève, anti-voyageurs et le projet de loi sur l'immigration illégale du gouvernement. (AFP)
Le 27 mai 2023, des personnes issues de différents groupes de campagne défilent devant la tour Elizabeth, communément appelée Big Ben, dans le centre de Londres, à l'occasion de la manifestation "Not My Bill" (Pas mon projet de loi), pour protester contre les lois anti-protestation, anti-grève, anti-voyageurs et le projet de loi sur l'immigration illégale du gouvernement. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 21 août 2024

Le Royaume-Uni détaille de nouvelles mesures contre l'immigration illégale

  • Le nouveau gouvernement britannique a détaillé mercredi de nouvelles mesures pour lutter contre l'immigration illégale, promettant notamment d'attaquer "les gangs de passeurs" et d'augmenter le nombre d'expulsions de migrants
  • La lutte contre l'immigration illégale a été un des sujets importants de la campagne électorale, après 14 ans de gouvernement conservateur

LONDRES: Le nouveau gouvernement britannique a détaillé mercredi de nouvelles mesures pour lutter contre l'immigration illégale, promettant notamment d'attaquer "les gangs de passeurs" et d'augmenter le nombre d'expulsions de migrants.

Avec les beaux jours, des migrants arrivent quasiment quotidiennement sur les côtes anglaises après avoir traversé la Manche à bord de canots pneumatiques. Ils étaient plus de 200 lundi, près de 500 samedi. Le 11 août, ils étaient plus de 700, un record depuis l'arrivée au pouvoir des travaillistes début juillet.

"Nous prenons des mesures fortes et claires pour renforcer la sécurité à nos frontières et veiller à ce que les règles soient respectées et appliquées", déclare la ministre de l'Intérieur Yvette Cooper dans un communiqué.

La lutte contre l'immigration illégale a été un des sujets importants de la campagne électorale, après 14 ans de gouvernement conservateur.

Dès son arrivée au pouvoir en juillet, le Premier ministre travailliste Keir Starmer a abandonné le projet de ses prédécesseurs d'expulser les migrants arrivés illégalement vers le Rwanda.

Il a promis de traiter le dossier de l'immigration "avec humanité" mais de faire baisser le nombre d'immigrés, légaux et illégaux.

Pour cela Yvette Cooper veut d'abord s'attaquer aux passeurs. "Jusqu'à 100 nouveaux agents spécialisés dans le renseignement et les enquêtes sont déployés au sein de l'Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA)" pour lutter contre ces "gangs" et ainsi "empêcher les traversées dangereuses par bateau", est-il écrit dans le communiqué.

La ministre promet d'augmenter les expulsions. "Des personnels sont redéployés pour augmenter le nombre de renvois de demandeurs d'asile déboutés, qui a chuté de 40% depuis 2010".

Yvette Cooper veut dans les six prochains mois atteindre le niveau d'expulsions de 2018.

Quelque 300 agents ont ainsi été "réaffectés à l'examen de milliers de dossiers de demandeurs d'asile déboutés et de retours, y compris les retours forcés et volontaires", selon le ministère.

Le ministère de l'Intérieur veut par ailleurs cibler les employeurs qui font travailler des migrants en situation irrégulière.

Après les émeutes d'extrême-droite qui ont éclaté dans des dizaines de villes d'Angleterre début août, le sujet de l'immigration promet d'animer la rentrée parlementaire en septembre.

Ces émeutiers s'en sont notamment pris à des hôtels où se trouvaient des demandeurs d'asile dans l'attente du traitement de leur dossier. Des commerces tenus par des immigrés ont également été visés.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com