Dix Palestiniens tués dans des raids israéliens en Cisjordanie, selon le Croissant-Rouge

Une fille pousse un fauteuil roulant avec des enfants assis sur des jerrycans devant un bâtiment effondré dans une rue du centre de la ville de Gaza, le 27 août 2024, dans le cadre du conflit en cours dans le territoire palestinien entre Israël et le Hamas. (AFP)
Une fille pousse un fauteuil roulant avec des enfants assis sur des jerrycans devant un bâtiment effondré dans une rue du centre de la ville de Gaza, le 27 août 2024, dans le cadre du conflit en cours dans le territoire palestinien entre Israël et le Hamas. (AFP)
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Publié le Mercredi 28 août 2024

Dix Palestiniens tués dans des raids israéliens en Cisjordanie, selon le Croissant-Rouge

  • Le porte-parole du Croissant-Rouge palestinien a annoncé mercredi à l'AFP que dix Palestiniens avaient été tués dans le nord de la Cisjordanie occupée, où l'armée israélienne a dit mener "une opération de contre-terrorisme"
  • Les services palestiniens d'ambulance accusent régulièrement l'armée israélienne de les empêcher d'accéder aux morts et aux blessés lors de ses raids

Naplouse, Territoires palestiniens : Le porte-parole du Croissant-Rouge palestinien a annoncé mercredi à l'AFP que dix Palestiniens avaient été tués dans le nord de la Cisjordanie occupée, où l'armée israélienne a dit mener "une opération de contre-terrorisme" sans fournir plus de détails.

Deux Palestiniens ont été tués dans la ville de Jénine, quatre autres dans le bombardement d'une voiture dans un village proche et quatre encore dans un camp de réfugiés près de la ville de Toubas, a précisé Ahmed Jibril, porte-parole du Croissant-Rouge.

"Les deux morts de Jénine ont été transférés à l'hôpital de Jénine", a-t-il détaillé.

"Quatre Palestiniens tués dans le bombardement de leur voiture au sud de Jénine et deux (des) Palestiniens tués dans le camp de réfugiés d'al-Faraa ont été transférés à l'hôpital turc de Toubas", a-t-il ajouté.

"Deux autres Palestiniens, des frères âgés de 13 et 17 ans, ont été tués dans une maison du camp d'al-Faraa et (les secours) ne peuvent récupérer leurs corps pour le moment", a-t-il poursuivi.

Les services palestiniens d'ambulance accusent régulièrement l'armée israélienne de les empêcher d'accéder aux morts et aux blessés lors de ses raids.

M. Jibril a ajouté avoir recensé jusqu'ici "15 blessés".

- Raids aériens -

Les incursions israéliennes dans des zones autonomes palestiniennes sont quotidiennes en Cisjordanie. Il est cependant rare qu'elles soient menées simultanément dans plusieurs villes comme ce fut le cas dans la nuit de mardi à mercredi.

Depuis le début de la guerre entre Israël et la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque meurtrière du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre, l'armée israélienne a également mené plusieurs raids aériens sur des camps de réfugiés ou des villes du territoire palestinien, occupé depuis 1967 par l'armée israélienne.

Ces dernières semaines, les opérations israéliennes en Cisjordanie se sont concentrées sur le nord du territoire, où les groupes armés en lutte contre Israël sont particulièrement actifs.

L'armée israélienne a annoncé avoir tué lundi soir cinq Palestiniens dans un raid aérien sur le camp de réfugiés de Nour Shams de Tulkarem.

Elle a précisé mercredi avoir à cette occasion notamment "éliminé Jibril Jibril, impliqué dans des activités terroristes à Tulkarem et Qalqiliya, qui avait été libéré en novembre dans le cadre de l'accord" d'échanges d'otages emmenés le 7 octobre à Gaza contre des prisonniers palestiniens incarcérés par Israël.

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, plus de 650 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par l'armée israélienne ou des colons, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles palestiniennes, et au moins 20 Israéliens parmi lesquels des soldats dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations de l'armée en zone autonome palestinienne, selon les données officielles israéliennes.

- "Annexer la Cisjordanie" -

Le Jihad islamique, mouvement islamiste palestinien allié du Hamas, particulièrement implanté dans les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie, a dénoncé une "guerre ouverte de l'occupant" israélien.

"Avec cette agression qui vise à transférer le poids du conflit à la Cisjordanie occupée, l'occupant veut imposer un nouvel état de fait sur le terrain pour annexer la Cisjordanie", a-t-il accusé dans un communiqué.

De son côté, le Hamas, dont la popularité a grimpé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza autant que chutait celle de son rival, l'Autorité palestinienne, appelle régulièrement la Cisjordanie à se "soulever".

Il l'a fait de nouveau mardi soir, exhortant les trois millions de Palestiniens de Cisjordanie à répondre à une nouvelle polémique lancée la veille par Itamar Ben Gvir, ministre israélien d'extrême droite qui appelle ouvertement à annexer la Cisjordanie.

M. Ben Gvir avait suscité l'ire de nombreuses capitales arabes et de l'Organisation de la coopération islamique en remettant en question le bien-fondé du statu quo sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, disant qu'il s'y verrait bien construire une synagogue.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.