Les Républicains ciblent les électeurs musulmans avec des publicités mettant en avant le soutien de Harris à Israël

La candidate démocrate à l'élection présidentielle et vice-présidente des États-Unis Kamala Harris monte à bord de l'avion Air Force 2 pour un départ à l'aéroport métropolitain de Detroit Wayne County, Detroit, Michigan, États-Unis, 2 septembre 2024. (Reuters)
La candidate démocrate à l'élection présidentielle et vice-présidente des États-Unis Kamala Harris monte à bord de l'avion Air Force 2 pour un départ à l'aéroport métropolitain de Detroit Wayne County, Detroit, Michigan, États-Unis, 2 septembre 2024. (Reuters)
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Publié le Mercredi 04 septembre 2024

Les Républicains ciblent les électeurs musulmans avec des publicités mettant en avant le soutien de Harris à Israël

  • Des publicités sur les réseaux sociaux semblent cibler les musulmans et les Arabes dans le Michigan
  • Les démocrates condamnent cette campagne qu'ils qualifient de "sale coup" visant à détourner les électeurs de Kamala Harris

LONDRES: Les républicains auraient lancé une nouvelle campagne de publicité numérique destinée aux électeurs musulmans, qui met l'accent sur le soutien de la vice-présidente Kamala Harris à Israël dans le cadre de l'action militaire en cours à Gaza.

D'abord rapportées par le Huffington Post, les publicités semblent cibler les électeurs aliénés par la réponse de l'administration Biden au conflit de Gaza.

La campagne se déroule sur des plateformes telles que Facebook, Instagram et Snapchat, ciblant spécifiquement les zones du Michigan avec des populations arabes et musulmanes significatives, une démographie profondément affectée par la situation à Gaza.

Les publicités sont axées sur les codes ZIP, notamment Dearborn, la seule ville à majorité arabe des États-Unis, connue pour son mouvement "uncommitted" (vote blanc) qui a refusé de soutenir le président Joe Biden lors des primaires démocrates de 2024.

Bien que les dépenses liées à ces publicités aient été modestes, selon les déclarations de Meta et de Snapchat, elles dirigent les utilisateurs vers une vidéo soulignant le soutien de Harris à Israël.

Dans ce clip de 30 secondes, une narratrice déclare: "La vice-présidente Harris a choisi un camp - le bon camp". Le narrateur ajoute: " Harris a été très claire: elle est aux côtés d'Israël et du peuple juif".

La vidéo présente également Harris comme opposée aux partisans d'une Palestine libre, le narrateur ajoutant: "Lorsque les partisans d'une Palestine libre ont défendu Gaza, Harris les a remis à leur place. Et les partisans d'une Palestine libre ? Ils la détestent".

Le Comité d'action politique de la future coalition, un groupe associé à Ray Zaborney, un agent républicain de Pennsylvanie, a été identifié comme le commanditaire de ces publicités.

Les démocrates du Michigan ont critiqué ces publicités, les décrivant comme un "sale coup" destiné à détourner les électeurs arabo-américains et les électeurs de gauche de Harris.

Un agent démocrate du Michigan a critiqué la campagne et accusé le parti démocrate d'utiliser des tactiques sournoises pour exploiter des questions politiques sensibles.

Les deux partis intensifient leurs efforts pour obtenir des voix à l'approche de l'élection, en particulier dans des États clés comme le Michigan, qui a joué un rôle essentiel dans le succès de Biden en 2020.

Les responsables de la campagne de Harris ont confirmé dimanche qu'ils se lançaient dans la plus grande campagne publicitaire numérique de l'histoire politique des États-Unis, prévoyant de dépenser 370 millions de dollars en publicité télévisée et numérique.

Cette évolution survient alors que Harris fait l'objet d'un examen de plus en plus minutieux pour savoir si elle se démarquera de l'approche de Biden et adoptera une position plus dure à l'égard d'Israël et du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.