Le FMI salue l'efficacité du programme de logement saoudien en termes de stabilité sociale et économique

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Publié le Vendredi 06 septembre 2024

Le FMI salue l'efficacité du programme de logement saoudien en termes de stabilité sociale et économique

  • Le programme de logement a lancé plusieurs initiatives innovantes offrant des solutions de logement et de financement pour répondre aux besoins des citoyens
  • Il s'agit notamment du programme Sakani sous l'égide du ministère des Municipalités et du Logement

DJEDDAH : Selon le Fonds monétaire international, le programme de logement de l'Arabie saoudite contribue efficacement à la stabilité sociale et économique des citoyens à la lumière de la croissance rapide.

Dans son rapport à l'issue des consultations au titre de l'article IV 2024, le FMI indique que le programme, qui s'inscrit dans le cadre de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, a enregistré plusieurs succès tangibles, notamment une augmentation notable des taux d'accession à la propriété, qui atteignent environ 64 %, un taux de satisfaction de 90 % parmi les bénéficiaires et une gamme diversifiée d'options de logement disponibles.

Le rapport indique que l'économie saoudienne connaît une croissance rapide, avec une position financière solide. Il souligne, par ailleurs, que le Royaume est l'économie à la croissance la plus rapide du groupe des nations du G20 en 2022. Il salue les progrès réalisés pour atteindre les objectifs fixés, selon l'Agence de presse saoudienne.

Le secteur du logement en Arabie saoudite a connu une transformation significative ces dernières années, guidé par les objectifs ambitieux de l'initiative Vision 2030.

Le programme de logement a lancé plusieurs initiatives innovantes offrant des solutions de logement et de financement pour répondre aux besoins des citoyens. Il s'agit notamment du programme Sakani sous l'égide du ministère des Municipalités et du Logement, des options de financement fournies par le Fonds de développement immobilier, des réglementations établies par l'Autorité générale de l'immobilier, ainsi que des banlieues et des projets résidentiels développés par la National Housing Co.

Ces réalisations reflètent l'engagement des dirigeants saoudiens à faire de la fourniture de logements adéquats une priorité absolue, contribuant ainsi à la croissance continue du produit intérieur brut non pétrolier du pays.

Au cours du premier trimestre 2024,  32 343 familles saoudiennes ont tiré profit des options de logement de Sakani, ce qui représente une augmentation de 15 % par rapport à l'année précédente.

En partenariat avec le Fonds de développement immobilier et des institutions financières, Sakani propose diverses formules d'aide au logement pour encourager les acheteurs d'un premier logement. Il s'agit notamment d'une aide financière non remboursable de 100 000 riyals saoudiens (26 659 $ ; 1 dollar = 0,90 euro) ou de 150 000 riyals saoudiens.

Le nombre de ménages du Royaume qui ont acheté leur première maison a atteint 25 391 au cours des trois premiers mois de l'année, ce qui reflète l'objectif de Sakani d'offrir diverses options résidentielles et solutions financières.

Créé en 2017 par le ministère saoudien du Logement et le Fonds de développement immobilier, Sakani vise à porter le taux d'accession à la propriété dans le Royaume à 70 % d'ici à 2030, en s'alignant sur la stratégie de diversification économique Vision 2030.

Les chiffres de Sakani indiquent que 12 184 ménages ont bénéficié du programme en mars, 9 381 familles saoudiennes ayant obtenu leur premier logement.

En janvier, Sakani a indiqué que plus de 100 000 familles saoudiennes avaient bénéficié de l'initiative en 2023, 98 475 d'entre elles ayant acquis leur premier logement dans le courant de l'année.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com