Al-Falih: L'Arabie saoudite engagée à favoriser un environnement ouvert et compétitif

Khalid Al-Falih, ministre saoudien de l'Investissement, lors d'un entretien avec CNBC.
Khalid Al-Falih, ministre saoudien de l'Investissement, lors d'un entretien avec CNBC.
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Publié le Mardi 10 septembre 2024

Al-Falih: L'Arabie saoudite engagée à favoriser un environnement ouvert et compétitif

  • Dans une entrevue accordée à CNBC, Al-Falih a souligné l'importance de la mondialisation et l'implication active de l'Arabie saoudite dans les forums et les discussions mondiales face aux incertitudes croissantes
  • Il a déclaré que le Royaume était conscient des risques et plaidait en faveur du "multilatéralisme, du commerce et de l'investissement"

RIYAD: Le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid Al-Falih, a réitéré l'attachement du Royaume au multilatéralisme, soulignant son engagement à favoriser un environnement ouvert et compétitif.

Dans une entrevue accordée à CNBC, Al-Falih a souligné l'importance de la mondialisation et l'implication active de l'Arabie saoudite dans les forums et les discussions mondiales face aux incertitudes croissantes.

Il a déclaré que le Royaume était conscient des risques et plaidait en faveur du "multilatéralisme, du commerce et de l'investissement".

Al-Falih a souligné la participation du Royaume à des forums mondiaux et à des discussions bilatérales, affirmant que cela reflétait l'engagement du pays à promouvoir un environnement ouvert et compétitif.

"Nous pensons que la mondialisation survivra - elle doit survivre", a déclaré Al-Falih.

Commentant la baisse des taux d'intérêt dans le monde, le ministre a déclaré que "le baromètre du risque descend lentement".

Il a ajouté: "Nous sommes très vigilants en Arabie saoudite. Nous gérons nos risques. Nous sommes préoccupés par l'augmentation de la dette dans les pays développés comme dans les pays en développement".

Le ministre a également évoqué les changements positifs intervenus dans le paysage économique mondial au cours des deux dernières années. Il a souligné qu'en 2022, le monde a été confronté à des défis importants, notamment les prix élevés de l'énergie, l'insécurité alimentaire, l'inflation élevée, la hausse des taux d'intérêt et les conditions d'emploi tendues.

Aujourd'hui, des améliorations significatives ont été constatées dans la résolution des problèmes économiques passés. L'inflation a été maîtrisée, les taux d'intérêt sont en baisse et les risques économiques globaux diminuent.

"En Arabie saoudite, nous avons maintenu notre ratio dette/produit intérieur brut en dessous de 30 pour cent… alors que notre économie augmentait, notre dette augmentait moins vite", a déclaré Al-Falih.

Le ministre a déclaré que le secteur des entreprises du Royaume restait robuste, avec un faible effet de levier, et que l'environnement commercial du Royaume était ouvert.

"Nous ne prenons pas de mesures protectionnistes sévères. C'est l'esprit de l'Arabie saoudite", a-t-il ajouté.

Al-Falih a souligné que pour atteindre des objectifs stratégiques, il ne suffisait pas de définir une vision et des cibles. Cela implique des efforts soutenus et une planification méticuleuse. Les stratégies doivent être divisées en plans sectoriels et en initiatives réalisables, avec la participation active de toutes les parties prenantes, en particulier le secteur privé en Arabie saoudite.

Le secteur privé "a été un contributeur clé, et les investisseurs mondiaux, les propriétaires de technologies, les marques et les parties prenantes de la propriété intellectuelle" doivent également être impliqués.

Il a ajouté qu'il était essentiel que le gouvernement "soit dirigé par un leader qui a la confiance du peuple".

Al-Falih poursuit: "Le peuple d'Arabie saoudite a été inébranlable, et son engagement envers la Vision (2030) et le leadership du pays, de la nation et du gouvernement est sans équivoque, alors que de nombreux autres pays et gouvernements étaient mis au défi, l'Arabie saoudite faisait un bond en avant".

En ce qui concerne le changement de perception, d'une économie à excédent de capitaux à une destination d'investissement attrayante, Al-Falih a fait remarquer que l'Arabie saoudite est connue comme une économie à excédent de capitaux depuis des décennies, mais qu'il n'a pas été trop difficile de changer les perceptions. Les investisseurs mondiaux recherchent des destinations présentant des paramètres clés tels que la stabilité et une vision à long terme, a-t-il ajouté.

Il a souligné que l'Arabie saoudite répondait désormais à ces critères, ce qui en fait un lieu attrayant pour les investissements internationaux.

"Ils (les investisseurs) veulent un pays jeune. Ils veulent du talent. Ils veulent avoir accès aux talents locaux sur le marché [...]. L'Arabie saoudite remplit toutes ces conditions", a déclaré Al-Falih.

Le ministre a également évoqué la stratégie de l'Arabie saoudite pour attirer les investissements internationaux, en se concentrant sur le fait de devenir une destination de choix pour la délocalisation et l'énergie verte.

Le "green shoring" combine plusieurs avantages en un seul lieu: accès aux matériaux et à l'énergie, logistique et infrastructure robustes, main-d'œuvre qualifiée et ressources financières.

Il a ajouté: "En Arabie saoudite, vous accéderez aux trois continents dont nous sommes l'intersection dans le cadre de la Vision 2030, et nous aborderons les questions de la chaîne d'approvisionnement mondiale et de la résilience alors que nous construisons une nouvelle économie mondiale qui est certainement en mouvement".

Al-Falih a souligné que l'Arabie saoudite avait de solides antécédents en matière d'exécution efficace et dans les délais de grands projets, et qu'elle suscitait l'intérêt d'un grand nombre d'investisseurs et d'annonces de projets à venir dans le cadre de la Vision 2030. Il a également souligné le rôle du Royaume dans la promotion de la stabilité régionale et mondiale, en mettant l'accent sur les efforts déployés dans diverses zones de conflit.

Le ministre a déclaré que les efforts de l'Arabie saoudite allaient au-delà des questions politiques et de sécurité pour inclure la stabilité économique.

La Vision 2030 implique la population, en particulier les jeunes et les entrepreneurs, et sert d'exemple positif pour les pays voisins confrontés à des conflits, a-t-il ajouté.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.