Tariq Ramadan condamné pour la première fois pour viol par la justice suisse

L'islamologue suisse Tariq Ramadan arrive au palais de justice de Genève le 27 mai 2024, avant son procès en appel pour viol et contrainte sexuelle. (AFP)
L'islamologue suisse Tariq Ramadan arrive au palais de justice de Genève le 27 mai 2024, avant son procès en appel pour viol et contrainte sexuelle. (AFP)
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Publié le Mardi 10 septembre 2024

Tariq Ramadan condamné pour la première fois pour viol par la justice suisse

  • L'islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé par plusieurs femmes en Suisse et en France, a été condamné pour la première fois
  • Tariq Ramadan, figure charismatique et contestée de l'islam européen, nie lui tout acte sexuel et avait plaidé l'acquittement

GENEVE: L'islamologue suisse Tariq Ramadan, accusé par plusieurs femmes en Suisse et en France, a été condamné pour la première fois pour viol d'une femme par la justice genevoise, à une peine de trois ans de prison dont un an ferme.

Acquitté par le tribunal correctionnel en première instance, il a été reconnu "coupable de viol et de contrainte sexuelle" dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel à Genève, par la chambre pénale d'appel et de révision, a indiqué mardi la justice genevoise.

M. Ramadan est condamné à "une peine privative de liberté de trois ans, sans sursis à raison d'un an", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le jugement a été notifié par courrier aux parties car elles avaient renoncé à une lecture publique.

"Notre cliente est bien sûr soulagée et mesure ce qu'elle a dû endurer pour que la vérité éclate", ont déclaré à l'AFP les avocats suisses de la plaignante, Me Véronique Fontana et Me Robert Assaël, affirmant que "la vérité a enfin triomphé".

"Cette décision a été rendue au prix d'années de douleur et d'épreuves que la plaignante a traversées avec dignité. Nous avons rarement connu une procédure aussi brutale", a également déclaré à l'AFP Me François Zimeray, l'avocat français qui l'avait représentée en première instance.

L'arrêt, daté du 28 août, est susceptible de recours, dans un délai de 30 jours, auprès du Tribunal fédéral, la Cour suprême de la Confédération.

"Alors que le droit doit être limpide et les décisions de justice claires, toutes ces contradictions (...) donnent un sentiment d'extrême précarité", a réagi Me Philippe Ohayon, un des avocats français de l'islamologue.

Le procès en appel s'est tenu fin mai à Genève. Le procureur avait requis trois ans de prison dont la moitié ferme, et évoqué la notion d'"emprise" exercée par Tariq Ramadan, 62 ans, comparée à un "syndrome de Stockholm" chez la plaignante.

Tariq Ramadan, figure charismatique et contestée de l'islam européen, nie lui tout acte sexuel et avait plaidé l'acquittement.

Convertie à l'islam, la plaignante, "Brigitte", qui se fait appeler de la sorte pour se protéger de menaces, a assuré devant les juges qu'il l'avait soumise à des actes sexuels brutaux accompagnés de coups et d'insultes dans la chambre de l'hôtel genevois où il séjournait, la nuit du 28 octobre 2008.

La plaignante avait porté plainte dix ans après les faits. Selon l'accusation, c'est le fait que des femmes ont porté plainte en France en 2017 contre l'islamologue qui a poussé "Brigitte" à en faire de même en Suisse.

En France, la défense de Tariq Ramadan a formé un pourvoi contre la décision de la cour d'appel de Paris de le renvoyer en procès pour des viols sur trois femmes, qui auraient été commis entre 2009 et 2016. Le pourvoi doit être examiné en octobre.

- "plusieurs témoignages" -

En mai 2023, à l'issue d'un premier procès très médiatisé et qui s'était déroulé dans une ambiance très tendue, Tariq Ramadan avait été acquitté en première instance.

Les juges du Tribunal correctionnel de Genève avaient estimé qu'il n'y avait pas de preuve contre lui et fait valoir les témoignages contradictoires et les "messages d'amour" envoyés par la plaignante.

Les trois juges de la chambre d'appel et de révision ont eu une toute autre appréciation des faits, retenant cette fois "que plusieurs témoignages, certificats, notes médicales et avis d'experts privés concordent avec les faits dénoncés par la plaignante", selon la Cour de justice.

"Les éléments recueillis par l'instruction ont ainsi emporté la conviction de la chambre quant à la culpabilité du prévenu", indique le communiqué.

La plaignante avait indiqué durant l'enquête avoir connu Tariq Ramadan lors d'une séance de dédicaces quelques mois auparavant. S'en était suivie une correspondance de plus en plus intime sur des réseaux sociaux.

Les deux protagonistes ont affirmé devant les juges genevois avoir passé la nuit ensemble dans la chambre d'hôtel, qu'elle avait quittée tôt le matin pour rentrer à son domicile. Mais leurs versions des faits diffèrent.

Tariq Ramadan a affirmé s'être laissé embrasser avant de mettre fin à l'échange et a accusé la plaignante de vouloir se venger pour avoir été "éconduite".


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.

 

 


Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de paix» à Davos

Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
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  • Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix"
  • A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an

DAVOS: Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland. Il a levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, M. Trump, qui s'autoproclame faiseur de paix, doit participer à 10H30 (09H30 GMT) dans la station huppée des Alpes suisses à une cérémonie de signature de la charte fondatrice d'un "Conseil de paix" à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d'entrée à un milliard 

Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été "chargé d'étudier" la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu'il avait accepté de siéger.

La France a dit "non" tandis que d'autres alliés clés des Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé leur scepticisme face à ce "Conseil de paix". Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y rallier, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.

"Je pense que c'est le meilleur conseil jamais formé", s'est vanté Donald Trump mercredi lors d'une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l'invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu'il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky 

L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix".

A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s'est dit "inquiet" mardi d'une perte d'attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s'emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l'Otan Mark Rutte "le cadre d'un futur accord concernant le Groenland".

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l'AFP M. Rutte.

La porte-parole de l'Otan, Allison Hart a précisé que "le secrétaire général n'avait proposé aucun compromis sur la souveraineté" du Danemark.

Le Danemark souhaite poursuivre "un dialogue constructif avec ses alliés" à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son "intégrité territoriale", a affirmé de son côté la Première ministre danoise Mette Frederiksen.