Articles montés de toutes pièces: quatre chroniqueurs démissionnent du Jewish Chronicle 

Le JC a procédé à un examen interne et a conclu que l'expérience militaire de Perry était vérifiée, mais qu'il n'était pas en mesure d'étayer certaines de ses affirmations. (AFP)
Le JC a procédé à un examen interne et a conclu que l'expérience militaire de Perry était vérifiée, mais qu'il n'était pas en mesure d'étayer certaines de ses affirmations. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 17 septembre 2024

Articles montés de toutes pièces: quatre chroniqueurs démissionnent du Jewish Chronicle 

  • L'un des articles de Perry, publié le 5 septembre, affirmait que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, prévoyait de s'enfuir en Iran par le corridor de Philadelphie
  • L'histoire, prétendument basée sur des fuites de documents des services de renseignement, a été largement rapportée et partagée par les médias en Israël, y compris par le fils du Premier ministre Benjamin Netanyahou

LONDRES: Quatre éminents chroniqueurs ont démissionné du Jewish Chronicle à la suite d'allégations selon lesquelles le journal basé à Londres a publié des articles montés de toutes pièces concernant Israël et son conflit avec Gaza.

Jonathan Freedland et Hadley Freeman ont annoncé leur démission sur les réseaux sociaux tôt dimanche. Ils ont été rejoints par leurs collègues David Baddiel et David Aaronovitch.

Jonathan Freedland a critiqué le JC pour n'avoir fait preuve que d'une contrition minimale, tandis que Hadley Freeman a déclaré que les événements récents rendaient intenable son association continue avec le journal.

Un porte-parole de Baddiel a déclaré dimanche que l'humoriste n'avait «pas l'intention d'écrire d'autres articles» pour le JC.

La controverse a éclaté vendredi après que les Forces de défense israéliennes ont révélé les détails d'une enquête sur les articles du JC, dont certains étaient faux.

Le JC a depuis supprimé les articles litigieux et rompu ses liens avec Elon Perry, journaliste indépendant et ancien membre des Forces de défense israéliennes, à l'origine de plusieurs articles très médiatisés.

L'un des articles de Perry, publié le 5 septembre, affirmait que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, prévoyait de s'enfuir en Iran par le corridor de Philadelphie.

L'histoire, prétendument basée sur des fuites de documents des services de renseignement, a été largement rapportée et partagée par les médias en Israël, y compris par le fils du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Toutefois, l'armée israélienne a déclaré par la suite qu'elle n'avait pas connaissance de ces documents.

Le JC a procédé à un examen interne et a conclu que l'expérience militaire de Perry était vérifiée, mais qu'il n'était pas en mesure d'étayer certaines de ses affirmations.

En conséquence, le JC a publié vendredi une déclaration indiquant qu'il avait retiré les articles de Perry de son site Web et mis fin à son partenariat avec lui.

«Bien que nous comprenions qu'il ait servi dans les Forces de défense israéliennes, nous n'étions pas d'accord avec certaines de ses affirmations», a indiqué le communiqué. «Nous avons donc retiré ses articles de notre site Web et mis fin à tout partenariat avec M. Perry.»

Freedland, chroniqueur principal au Guardian, a déclaré dimanche qu'il quittait le JC, auquel il contribue depuis 26 ans, estimant que ce nouveau scandale «couvre de honte le journal».

Sur X, il a déclaré: «Trop souvent, le JC se lit comme un instrument partisan et idéologique, ses jugements sont plus politiques que journalistiques.»

Freeman, qui contribue également au Sunday Times, a déclaré lundi à la BBC Radio 4 qu'elle et les autres chroniqueurs démissionnaires «avaient le sentiment que les normes éditoriales» n'avaient pas été appliquées à M. Perry «parce que ce journaliste adhérait à une idéologie qui était peut-être similaire à celle du comité de rédaction».

En réponse, Perry a affirmé que la déclaration du JC était une «énorme erreur» et a suggéré que les critiques étaient motivées par la «jalousie».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.