Les parcs aquatiques devraient séduire des touristes internationaux

Le vaste potentiel des parcs aquatiques en Arabie saoudite est également mis en évidence par l'annonce récente d'Aquarabia à Qiddiya City, qui sera la plus grande attraction du genre au monde. (Aquarabia Qiddiya City)
Le vaste potentiel des parcs aquatiques en Arabie saoudite est également mis en évidence par l'annonce récente d'Aquarabia à Qiddiya City, qui sera la plus grande attraction du genre au monde. (Aquarabia Qiddiya City)
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Publié le Lundi 23 septembre 2024

Les parcs aquatiques devraient séduire des touristes internationaux

  •  Selon l'enquête, plus de 70% des résidents du Royaume sont intéressés par les parcs aquatiques
  • Cela témoigne du potentiel énorme de ce secteur de contribuer au produit intérieur brut du pays

RIYAD: Les investissements dans les parcs aquatiques devraient soutenir le secteur du tourisme en Arabie saoudite, le Royaume souhaitant attirer plus de 150 millions de visiteurs d'ici la fin de la décennie, selon des experts.

Conformément aux efforts de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030, l'Arabie saoudite est également en passe de disposer de 320 000 nouvelles chambres d'hôtel pour accueillir le flux de touristes prévu.

Selon les experts, outre le développement de mégapoles et de sites patrimoniaux, le secteur du tourisme bénéficiera également du développement de parcs aquatiques de niveau international dans le Royaume.

Devanshu Mathur, directeur général et associé du Boston Consulting Group, a déclaré à Arab News que l'émergence de ces attractions aquatiques diversifierait l'offre de divertissement du Royaume, attirant un large éventail de visiteurs, nationaux et internationaux.

«Dans les pays voisins comme les Émirats arabes unis et le Qatar, les parcs aquatiques s’avèrent de puissants aimants touristiques, attirant des millions de visiteurs et stimulant leurs économies», a déclaré M. Mathur.

Il ajoute: «L'un des principaux avantages des parcs aquatiques au Moyen-Orient est leur capacité à offrir des divertissements tout au long de l'année, ce qui les rend très attrayants pour les visiteurs qui cherchent un peu de répit dans la chaleur. Ce potentiel est déjà évident en Arabie saoudite, où les parcs aquatiques de taille moyenne sont en plein essor.»

M. Mathur a également noté que des installations telles que Water Village et le parc aquatique Cyan récemment lancé à Djeddah témoignent de l'intérêt national accru pour les divertissements aquatiques dans le Royaume.

Le vaste potentiel des parcs aquatiques en Arabie saoudite est également mis en évidence par l'annonce récente d'Aquarabia à Qiddiya City, qui sera la plus grande attraction de ce type au monde.

BCG a également noté que sa récente enquête a révélé la popularité des parcs aquatiques parmi les Saoudiens.

Selon l'enquête, plus de 70% des résidents du Royaume sont intéressés par les parcs aquatiques, ce qui indique le potentiel énorme de ce secteur de contribuer au produit intérieur brut du pays.

La vitalité de l'inclusion d'équipements aquatiques dans les centres de villégiature

L'Arabie saoudite cherchant à se positionner comme une destination touristique mondiale, les experts pensent que le nombre croissant de visiteurs arrivant dans le Royaume pourrait créer une concurrence acharnée entre les centres de villégiature et que l'ajout d'équipements aquatiques dans ces installations leur donnera un avantage sur les autres.

Une étude conjointe menée par le concepteur de parcs aquatiques WhiteWater et Hotel & Leisure Advisers a montré que l'inclusion de ces attractions augmentera la satisfaction des clients et le succès financier des hôtels et des centres de villégiature.

«Avec l'augmentation prévue du nombre de visiteurs dans le Royaume, les établissements du pays ont une occasion unique de se démarquer en planifiant stratégiquement leurs équipements dès le départ», a déclaré WhiteWater dans un communiqué.

Et d'ajouter: «Des destinations voisines comme Dubaï et le Qatar offrent des indications précieuses, mettant en avant le pouvoir des caractéristiques aquatiques bien conçues pour attirer les familles, améliorer la satisfaction des clients et générer des résultats financiers positifs.»

«Alors que l'Arabie saoudite s'impose comme un pôle touristique majeur, l'intégration d'attractions aquatiques pourrait être une décision stratégique, propulsant l'industrie sur la voie d’un succès continu.»

Le rapport souligne que les hôtels de la région du Moyen-Orient dotés de parcs aquatiques ont obtenu un revenu moyen par chambre disponible supérieur de 53% au chiffre régional.

Selon l'analyse, les hôtels et centres de villégiature pourraient essayer d'intégrer dans leurs installations des toboggans aquatiques, des manèges, des piscines à vagues, des bassins d'éclaboussures, des simulateurs de surf et des structures de jeu à plusieurs niveaux.

Jeremy Gray, vice-président chargé du développement commercial chez WhiteWater, a déclaré : «Ces attractions améliorent la satisfaction des clients et créent des arguments de vente uniques, permettant à ces établissements de se démarquer sur un marché concurrentiel.»

«L'augmentation significative des taux d'occupation et des recettes souligne la valeur de l'investissement dans de tels équipements. Les attractions aquatiques attirent les familles et les amateurs de sensations fortes, ce qui se traduit par des avantages financiers tangibles pour les hôtels.»

Le rapport souligne également un exemple de réussite, celui de l'Atlantis de Dubaï, qui compte plus de 2 300 chambres et des villas supplémentaires.

Selon l'analyse, après l'ouverture d'Adventure World en 2008, Atlantis Dubai a pu financer ses élargissements grâce aux bénéfices de son investissement dans le parc, tout en attirant des clients réguliers.

«En 2023, le parc aquatique a attiré 35 à 40% des visiteurs des hôtels connectés et 60 à 65% des touristes et des résidents qui ont acheté des cartes journalières, soit une fréquentation approximative de 1,8 million de personnes sur l'année», indique le rapport à propos d'Atlantis Dubai.

M. Mathur s'est également fait l'écho d'opinions similaires et a noté qu'un hébergement intégré dans les parcs aquatiques pourrait avoir un impact positif sur leur rentabilité.

«L'intégration de l'hébergement sur place change la donne pour les parcs aquatiques, en les transformant en destinations de loisirs complètes. Cette approche invite les visiteurs à prolonger leur séjour et augmente considérablement leurs dépenses. L'Atlantis the Palm de Dubaï est un excellent exemple de la manière dont les centres de villégiature intégrés peuvent captiver le public local et international», a déclaré le responsable de BCG.

Les étapes pour augmenter l'attrait des parcs aquatiques

M. Mathur a déclaré à Arab News que l'Arabie saoudite devait intégrer un ensemble d'équipements clés qui non seulement augmentent la satisfaction des visiteurs, mais encouragent également les séjours plus longs et renforcent l'attrait des parcs afin de transformer ces sites en destinations de classe mondiale.

Selon le responsable du BCG, le développement d'une zone enfant améliorée est l'une des choses cruciales qui peut être incorporée dans ces installations pour attirer plus de familles.

«Alors que presque tous les parcs aquatiques disposent d'une zone traditionnelle dédiée aux enfants avec quelques piscines et structures de jeux, la tendance actuelle parmi les principaux parcs aquatiques mondiaux est d'avoir des zones améliorées avec des versions sophistiquées et miniaturisées des manèges et des toboggans», a déclaré M. Mathur.

Il ajoute: «Splashers Lagoon & Cove à Aquaventure aux Émirats arabes unis ou Turi's Kid Cove à Aquatica aux États-Unis sont de bons exemples de la façon dont les zones pour enfants améliorées peuvent contribuer à créer un environnement ouvert à tous, attirant et fidélisant les visiteurs familiaux.»

Selon M. Mathur, un autre moyen de renforcer l'attrait des parcs aquatiques dans le Royaume est de proposer des expériences variées en matière de restauration et de vente au détail.

Il note qu'un large éventail d'options de restauration et de points de vente est essentiel pour enrichir l'expérience des visiteurs, répondre à la diversité des goûts et des préférences et créer des sources de revenus supplémentaires.

«Par exemple, le parc aquatique et d'aventure Desert Falls du Qatar, niché dans le Hilton Salwa Beach Resort, démontre que des lieux de restauration et de vente bien conçus peuvent améliorer l'engagement et la satisfaction des visiteurs au-delà des attractions aquatiques elles-mêmes», a déclaré M. Mathur.

Le responsable de BCG a ajouté: «Ces améliorations sont essentielles pour créer des expériences mémorables, encourager les visites répétées et faire des parcs des destinations incontournables.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


À Dubaï, L’Oréal accélère sa transition durable entre climat, économie circulaire et beauté inclusive

L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
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  • L’Oréal Middle East a signé le UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement, consolidant son engagement en faveur de la stratégie Net Zero 2050 des Émirats arabes unis
  • Le groupe annonce l’extension de ses initiatives de beauté durable grâce au développement des solutions de recharge, tout en renforçant l’inclusion avec le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre Al Noor

DUBAÏ: L’Oréal Middle East a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable à l’occasion de la troisième édition du L’Oréal For the Future Summit, organisée dans ses bureaux récemment rénovés à Dubaï. Réunissant représentants gouvernementaux, experts du développement durable, partenaires du commerce de détail et acteurs de l’industrie, l’événement a été marqué par la signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE).

Cette signature formalise l’engagement de L’Oréal Middle East dans la stratégie nationale de décarbonation des Émirats arabes unis et dans l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Réalisée en présence de l’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au sein du ministère, cette initiative illustre la volonté du groupe d’inscrire ses actions climatiques dans un cadre mesurable et transparent. 

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L’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au ministère du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, lors du L’Oréal For the Future Summit 2026 à Dubaï. (Photo: fournie)

Pour L’Oréal, les Émirats arabes unis occupent une place centrale dans le déploiement de ses initiatives environnementales. Le pays constitue aujourd’hui un laboratoire régional pour tester et accélérer des solutions de beauté durable conciliant impact environnemental et performance économique.

Le sommet s’est tenu dans les bureaux rénovés de L’Oréal Middle East à Dubaï, conçus pour refléter concrètement les ambitions du programme « L’Oréal For the Future ». Efficacité énergétique, pratiques de travail responsables et choix de matériaux durables font de cet espace un exemple tangible de la transformation environnementale engagée par le groupe.

Lors de l’événement, L’Oréal Middle East a également annoncé le renforcement prochain de ses partenariats avec plusieurs acteurs du commerce de détail afin d’étendre l’accès aux stations de recharge de produits de beauté à travers les Émirats arabes unis.

Après une première collaboration avec BinSina Pharmacy, de nouvelles alliances stratégiques doivent permettre d’accélérer l’adoption de modèles de consommation plus circulaires et de réduire les déchets plastiques. Les solutions rechargeables sont désormais disponibles dans l’ensemble des catégories du groupe, des soins de la peau aux parfums, en passant par le maquillage et les soins capillaires.

Parmi les exemples mis en avant, le parfum rechargeable Prada Paradoxe permet de réduire l’utilisation de matériaux de 44 % pour le verre, 67 % pour le plastique, 100 % pour les métaux et 61 % pour le carton, par rapport aux formats traditionnels.

Le groupe indique également que l’ensemble de ses supports promotionnels en point de vente sont désormais éco-conçus, tandis qu’un travail est mené avec les fournisseurs pour mesurer et réduire les émissions de CO₂ tout au long de la chaîne de valeur.

Au-delà de ses ambitions environnementales, L’Oréal Middle East a réaffirmé son engagement en faveur de l’inclusion. Dans ce cadre, l’entreprise a annoncé le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre de formation Al Noor.

Présenté comme le premier applicateur de maquillage informatisé portable au monde, HAPTA a été développé pour accompagner les personnes souffrant de troubles de la motricité, d’arthrite, de la maladie de Huntington ou de séquelles liées à un accident vasculaire cérébral. Grâce à ses capteurs avancés et à sa technologie de stabilisation du mouvement, l’appareil facilite l’accès au maquillage et favorise l’autonomie des utilisatrices.

« La signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge démontre notre volonté de contribuer concrètement à l’ambitieux programme de durabilité des Émirats arabes unis. L’expansion de nos initiatives de recharge et de nos partenariats dans le commerce de détail permettra également de rendre les choix de beauté durable plus accessibles à un plus grand nombre de consommateurs », a déclaré Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Middle East.

À travers ce sommet, L’Oréal Middle East entend démontrer que leadership environnemental, innovation et croissance économique peuvent avancer de concert, tout en accélérant la transition vers une industrie de la beauté plus responsable dans la région.


La Bourse de Paris recule avec le regain de tensions au Moyen-Orient

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  • "Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank
  • Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur

PARIS: La Bourse de Paris évolue en baisse lundi, plombée par une nouvelle hausse du pétrole causée par des échanges de frappes entre Israël et l'Iran, mettant en danger le cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Vers 9H40 (heure de paris) le CAC 40 cédait 0,76% à 8.155,97 points, soit un recul de 62,32 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 0,32%.

"Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank.

Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire dans une guerre qui dure depuis 100 jours, la région menace de s'embraser une nouvelle fois, malgré les appels du président américain à la retenue adressés à Israël.

Jérusalem s'est réveillé au son des explosions et des alertes, ont constaté des journalistes AFP. L'armée a fait état de deux nouveaux barrages de missiles iraniens visant le pays, après deux premières salves la veille.

Quelques heures plus tôt, la télévision d'Etat iranienne avait rapporté des explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz (nord-ouest) et Ispahan (centre), au moment où l'armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé "des cibles militaires".

Comme à chaque regain de tension dans la région, le prix du brut augmente: vers 9H40, le baril de Brent, référence européenne, gagnait 4,95% à 97,70 dollars, et celui de West Texas Intermediate, son équivalent américain, prenait 4,58% à 94,69 dollars.

Les taux d'intérêt étaient orientés à la hausse: le rendement de la dette allemande à dix ans, référence en Europe, atteignait 3,06%, contre 3,04% vendredi soir. Son équivalent français atteignait 3,82%, contre 3?80% vendredi soir.

TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétrole

Le groupe énergétique français TotalEnergies (+0,80% à 77,99 euros) profite de la nouvelle hausse des prix du brut.

Sanofi, un traitement anticancereux approuvé par l'UE

Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,56% à 77,51 euros) a annoncé lundi avoir obtenu l'approbation de la Commission européenne de son traitement anticancéreux Sarclisa en formulation sous-cutanée, via un injecteur portable, pour traiter le myélome multiple.

 

 


La France, 1er producteur européen de blé, importe toujours plus de farine

Le coureur belge Brent Van Moer, de l’équipe Lotto, roule en échappée devant des champs de blé et des éoliennes lors de la 2e étape de la 112e édition du Tour de France 2025, longue de 209,1 km entre Lauwin-Planque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le 6 juillet 2025. (AFP)
Le coureur belge Brent Van Moer, de l’équipe Lotto, roule en échappée devant des champs de blé et des éoliennes lors de la 2e étape de la 112e édition du Tour de France 2025, longue de 209,1 km entre Lauwin-Planque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le 6 juillet 2025. (AFP)
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  • La production française de farine est restée stable en 2025 à près de 4 millions de tonnes, mais les importations ont bondi de 45 % en deux ans, creusant le déficit commercial du secteur
  • Les meuniers français dénoncent une concurrence accrue, notamment de l’Allemagne, et la pression des marques de distributeurs qui favorisent des farines moins chères, pesant sur les prix et la rentabilité

PARIS: Premier producteur européen de blé, la France se situe au 2e rang pour la production de farine mais a vu ses importations bondir de "45% en deux ans", selon le bilan annuel de la meunerie française.

Une hausse générée par plus d'achats de la grande distribution, et qui tire les prix vers le bas, souligne auprès de l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale de la meunerie française.

En 2025, la production française de farine est restée quasi stable à "près de 4 millions de tonnes de farine à partir de de blé 100% français", soit plus de 11% de la production européenne, au deuxième rang derrière l'Allemagne, selon l'ANMF.

Si ces résultats "confirment le rôle stratégique de la meunerie française dans la souveraineté alimentaire nationale et européenne", la rentabilité du secteur est "très faible" et les échanges commerciaux traduisent "une pression concurrentielle croissante", relève l'association fondée en 1886, qui représente l'immense majorité des meuniers français.

En 2025, la France a exporté 204.000 tonnes de farine mais en a importé 420.000: le déficit se creuse depuis 2018, au profit notamment de l'Allemagne et de la Belgique, qui fournissent plus de 80% des importations françaises.

"En France, on a traditionnellement des boulangers qui utilisent de la farine 100% française, produite par des centaines de moulins. Personne n'a la qualité de pain qu'il y a dans les boulangeries françaises", a affirmé à l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'ANMF.

- Concurrence internationale -

"Mais ces dernières années, ce que l'on voit, c'est une augmentation des achats de farine moins chère, venue surtout d'Allemagne mais aussi d'Italie, de Roumanie ou de Bulgarie, par la grande distribution pour ses marques (propres) MDD", a-t-il ajouté.

L'an dernier, ces achats de farine à l'étranger ont atteint 11% de la consommation nationale, précise le bilan.

"Un vrai problème, parce qu'en vendant de la farine sous marques distributeurs moins chères, la distribution tire les prix vers le bas" et cela met en difficulté les producteurs français, a-t-il souligné.

Le chiffre d'affaires de la meunerie, quant à lui, atteignait 1,84 milliard d'euros l'an dernier et a baissé de près de 17% en deux ans.

Les meuniers français, qui travaillent dans de petites unités, souvent des entreprises familiales, ont du mal à rivaliser avec les gros producteurs allemands, dont "les coûts de production et les charges sociales sont moins élevés", selon M. Loiseau.

La concurrence internationale s'intensifie aussi avec la Turquie, premier exportateur mondial de farine (entre 3 et 3,5 millions de tonnes/an), ou l'Ukraine, qui a quadruplé ses exportations vers la France entre 2022 et 2025, selon l'ANMF.

Dans ce contexte, la meunerie française "ne demande pas d'aide" mais veut voir ses charges baisser pour regagner en compétitivité.

Cela passe notamment par une énergie électrique accessible, un arrêt de l’inflation réglementaire, une simplification des démarches administratives qui pèsent sur les entreprises qui souhaitent investir et se développer", plaide Jean-François Loiseau.