À l'ONU, l'Arabie saoudite appelle à une collaboration mondiale lors de la COP16 à Riyad pour lutter contre la dégradation des terres

L'événement a eu lieu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. (Photo: fournie)
L'événement a eu lieu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. (Photo: fournie)
Short Url
Publié le Samedi 28 septembre 2024

À l'ONU, l'Arabie saoudite appelle à une collaboration mondiale lors de la COP16 à Riyad pour lutter contre la dégradation des terres

  • L'Arabie saoudite a appelé les décideurs politiques du monde entier à s'attaquer d'urgence à la destruction des terres et à la sécheresse avant la COP16 qui se tiendra à Riyad en décembre
  • L'Arabie saoudite a exhorté les délégués à se préparer à prendre des mesures décisives lors de la prochaine réunion, en exposant une feuille de route pour l'action et l'engagement internationaux

RIYAD: L'Arabie saoudite a appelé les décideurs politiques du monde entier à s'attaquer d'urgence à la destruction des terres et à la sécheresse avant la 16e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP16) qui se tiendra à Riyad en décembre.

Lors de l'événement "Road to Riyadh" organisé par le Royaume en marge de l'Assemblée générale des Nations unies et ouvert par le ministre des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, l'Arabie saoudite a exhorté les délégués à se préparer à prendre des mesures décisives lors de la prochaine réunion, en exposant une feuille de route pour l'action et l'engagement internationaux et en dévoilant le programme thématique de la CdP.

Selon un communiqué de presse annonçant la réunion, chaque seconde, l'équivalent de quatre terrains de football de terres saines se dégradent, ce qui représente au total 100 millions d'hectares par an.

Le futur président de la COP16 et ministre saoudien de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abdelrahman Abdelmohsen Al-Fadley, a déclaré: "Nous vivons un moment charnière pour notre planète. La restauration des terres est essentielle pour assurer un avenir prospère aux générations futures".

Il a ajouté: "Il est essentiel que la communauté internationale s'unisse pour apporter des solutions ambitieuses et durables afin de freiner la dégradation des terres, de lutter contre la sécheresse et de promouvoir l'utilisation durable des ressources naturelles”.

"Nous devons renforcer la coopération internationale pour relever les défis environnementaux urgents auxquels notre planète est confrontée".

Le ministre a souligné que le fait que l'Arabie saoudite accueille la COP16, du 2 au 13 décembre, reflète son engagement en faveur de la préservation et de la restauration de l'environnement, tant au niveau national qu'international, en citant des initiatives telles que l'Initiative verte saoudienne, l'Initiative Moyen-Orient Vert et l'Initiative mondiale pour les terres du G20.

Bien que les tendances en matière de dégradation des terres varient d'une région à l'autre, les données de l'UNCCD indiquent que, si les tendances actuelles se poursuivent, le monde devra restaurer 1,5 milliard d'hectares de terres dégradées d'ici 2030 pour atteindre les objectifs de neutralité en matière de dégradation des terres énoncés dans les objectifs de développement durable.

À Riyad, sous la présidence saoudienne de la COP16, une forte pression sera exercée pour obtenir des engagements plus concrets afin d'accélérer les efforts de restauration et d'atteindre cet objectif crucial.

Lors de l'événement "Road to Riyadh", de hauts responsables d'organisations internationales, de gouvernements et de la société civile ont également abordé la nécessité croissante d'accroître l'ambition et de relever les défis mondiaux causés par la dégradation des terres, notamment la sécheresse, l'insécurité alimentaire et les migrations forcées, ainsi que le besoin urgent d'une action multilatérale pour s'y attaquer.

Le secrétaire exécutif de l'UNCCD, Ibrahim Thiaw, a déclaré: "La dégradation des terres et la sécheresse touchent près de la moitié de la population mondiale, en particulier les communautés autochtones, les petits exploitants agricoles, les femmes et les jeunes".

"La COP16 à Riyad sera un moment clé pour accélérer la restauration des terres à grande échelle et renforcer la résistance à la sécheresse, avec des avantages multiples pour les populations, la nature et le climat".

"Notre succès dépend de l'ambition de toutes les parties et de notre engagement à redéfinir notre relation avec la terre pour les générations futures".

Selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, jusqu'à 40 pour cent des terres de la planète sont déjà dégradées, ce qui affecte directement quelque 3,2 milliards de personnes. Dans le même temps, les sécheresses sont plus fréquentes et plus intenses - elles ont augmenté de 29 pour cent depuis 2000. On estime que 75 pour cent de la population mondiale sera touchée par la sécheresse d'ici 2050.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Short Url
  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.