Les Israéliens menacent de détruire la ville de Taraya dans la Bekaa

L'armée israélienne a lancé une vague de frappes intensifiées sur les bastions du Hezbollah au Liban, tuant plus de 1 110 personnes depuis le 23 septembre. (AFP)
L'armée israélienne a lancé une vague de frappes intensifiées sur les bastions du Hezbollah au Liban, tuant plus de 1 110 personnes depuis le 23 septembre. (AFP)
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Publié le Samedi 05 octobre 2024

Les Israéliens menacent de détruire la ville de Taraya dans la Bekaa

  • Une frappe israélienne touche Tripoli dans le nord du Liban, selon une source
  • D'autres raids nocturnes frappent la banlieue sud de Beyrouth

BEYROUTH : L'armée israélienne a menacé de détruire une ville de la Bekaa, estimant qu'elle contenait des armes susceptibles d'être utilisées par le Hezbollah, soutenu par l'Iran.

Les maires de la ville de Taraya - Ali Hamieh, Ahmed Mohsen Hamieh et Yasser Mehdi Hamieh - ont reçu des appels d'Israël les informant que des armes du Hezbollah étaient détenues dans leur ville et que si elles n'étaient pas enlevées dans un délai d'un jour, la ville serait détruite.

Taraya est située dans la Bekaa centrale et fait partie du district de Baalbek, à 74 km de Beyrouth. Elle est considérée comme un environnement favorable au Hezbollah et a été la cible de nombreuses frappes aériennes israéliennes au cours des deux dernières semaines.

C'est la première fois qu'une menace directe de destruction totale d'une ville entière est proférée. Les menaces précédentes se limitaient aux villes et quartiers de la banlieue sud de Beyrouth.

Les attaques israéliennes se sont intensifiées samedi sur les banlieues et les villes du sud de Beyrouth. Selon un rapport du Conseil supérieur de la défense, le bilan des dernières 24 heures s'élève à 37 morts et 151 blessés, ce qui porte à 2 011 morts et 9 535 blessés le nombre total de victimes au Liban depuis le début des affrontements.

Le champ d'action des Israéliens ne se limite plus à une zone spécifique, ni à aucune restriction.

Les attaques israéliennes ont atteint la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, et plus particulièrement le camp de réfugiés palestiniens de Beddawi, où un drone de combat a pris pour cible un appartement situé dans un immeuble résidentiel du camp, tuant Saeed Atallah Ali, chef du Hamas, et trois membres de sa famille.

Les frappes aériennes ont également repris dans la banlieue sud de Beyrouth, ciblant la zone de Mrayjeh et la place Ain Al-Sikka à Burj Al-Barajneh, tuant deux personnes et en blessant d'autres.

La zone n'avait pas été entièrement évacuée car certains résidents pensaient "qu'il n'y avait pas de zones de sécurité du Hezbollah", tandis que d'autres personnes n'avaient "pas d'autre endroit où aller".

Pour la première fois, des frappes aériennes ont visé la route menant à l'hôpital Al-Rassoul Al-Aazam, dans un bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a demandé aux habitants des quartiers de la banlieue sud de Beyrouth d'évacuer les lieux en prévision de nouvelles frappes.

Les avions de guerre israéliens ont lancé une série de raids à la suite de l'avertissement, ciblant les environs de la mosquée Al-Qaim, Burj Al-Barajneh, le complexe Sayed Al-Shuhada, Haret Hreik, Bir Al-Abd, Al-Ruwais, Al-Abyad, Choueifat Al-Ajneha, Al-Khamseh, et Al-Marija.

L'Autorité israélienne de radiodiffusion a déclaré qu'"Israël a attaqué la banlieue sud de Beyrouth au moins six fois en l'espace de 20 minutes".

Les équipes de secours n'ont pas encore pu dégager les débris d'un endroit qui a été visé jeudi en fin de journée - un centre de commandement souterrain du Hezbollah à Al-Marija - en raison des menaces israéliennes de viser toute personne qui s'approcherait de la zone.

On pense que la cible de la frappe aérienne était Hashem Safieddine, un important dirigeant du Hezbollah et l'un des principaux candidats à la succession de son ancien chef Hassan Nasrallah, qui a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le centre de commandement du parti il y a une semaine.

Alors que le Hezbollah n'a fourni aucune précision sur le sort de Safieddine et de ses compagnons, Al Arabiya a cité une source de sécurité libanaise qui a déclaré que "le contact avec Safieddine a été coupé depuis les raids de vendredi" et qu'"il a très probablement été assassiné dans les raids".

Les frappes aériennes israéliennes ont ciblé la zone du poste frontière de Masnaa avec la Syrie pour la deuxième journée de samedi, le passage n'étant plus possible qu'à pied.

Les raids ont également visé la route de Baalbek. Une jeune femme a perdu la vie à la suite de blessures subies lors d'un raid sur la ville d'Ain, située dans le nord de la Bekaa, où elle travaillait pour la Croix-Rouge libanaise.

Une personne a été tuée lors d'un raid dans la plaine de Saadnayel, dans la Bekaa centrale, tandis que deux personnes ont été tuées par un tir de missile guidé sur un véhicule le long de la route Marj Zebdine-Nabatieh.

Les opérations menées dans la région sud dans la nuit de vendredi à samedi ont entraîné la mort de deux jeunes hommes à Harouf dans le district de Nabatieh, tandis qu'une personne a été tuée et une autre blessée dans la ville de Majdal Selm à Tyr.

Trois personnes ont perdu la vie lors d'un raid dans une résidence de la ville de Zawtar, dans l'est du pays.

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil a été la cible d'un bombardement intense à la suite d'un appel israélien à son évacuation. Le bombardement a blessé neuf membres du personnel médical et infirmier. L'hôpital a ensuite été évacué et les opérations médicales ont été suspendues.

Le Hezbollah a poursuivi ses attaques contre les installations militaires israéliennes. Le groupe a déclaré avoir visé "des positions et des groupements ennemis près de la colonie de Dan, de la ville de Safed, de la colonie de Karmiel et de la colonie de Sasa, en utilisant deux missiles Falaq-2".

L'armée israélienne a déclaré avoir "intercepté certains des missiles du Hezbollah, tandis que d'autres sont tombés dans des zones ouvertes", ajoutant que "l'armée de l'air intensifiera ses frappes sur la banlieue sud".

Le Hezbollah a déclaré que ses membres "surveillaient, suivaient et répondaient à tout mouvement hostile sur la ligne de front au Sud-Liban ; poursuivaient activement les soldats israéliens dans leurs bases et leurs positions arrière le long de la frontière dans les territoires occupés ; (et) utilisaient des obus d'artillerie et des barrages de roquettes".


Trois journalistes libanais, dont un de la chaîne du Hezbollah, tués par une frappe israélienne

Des hommes se tiennent à côté d’un immeuble endommagé après le largage de tracts d’avertissement par Israël, dans un contexte d’escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah, alors que le conflit entre les États-Unis et Israël avec l’Iran se poursuit, à Beyrouth, au Liban, le 28 mars 2026. (Reuters/Stringer)
Des hommes se tiennent à côté d’un immeuble endommagé après le largage de tracts d’avertissement par Israël, dans un contexte d’escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah, alors que le conflit entre les États-Unis et Israël avec l’Iran se poursuit, à Beyrouth, au Liban, le 28 mars 2026. (Reuters/Stringer)
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  • Trois journalistes ont été tués dans une frappe israélienne au sud du Liban, suscitant de vives condamnations des autorités libanaises, qui dénoncent un « crime de guerre »
  • Le conflit entre Israël et le Hezbollah s’intensifie, avec de lourdes pertes civiles, des attaques contre des secouristes et une aggravation de la crise humanitaire

BEYROUTH: Trois journalistes libanais, dont un correspondant vedette de la chaîne al-Manar du Hezbollah, ont été tués samedi au Liban, les autorités dénonçant un "crime flagrant".

L'armée israélienne a affirmé avoir tué Ali Shoeib, qu'elle qualifie de membre de la force al-Radwan, unité d'élite du Hezbollah, opérant "sous la couverture d'un journaliste".

Depuis que le Liban a été entraîné le 2 mars dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, 1.189 personnes ont été tuées, dont 124 enfants et 51 secouristes et membres du personnel de santé, dans les frappes israéliennes massives, et plus d'un million ont été déplacées.

Les trois journalistes ont été tués par une frappe qui a visé leur voiture dans la région de Jezzine, éloignée de la frontière, dans le sud du Liban, selon une source militaire et les médias pour lesquels ils travaillaient.

Outre Ali Shoeib, correspondant de guerre de longue date d'al-Manar dans le sud du Liban, la journaliste d'al-Mayadeen, chaîne proche du Hezbollah, Fatima Ftouni, et son frère, le caméraman Mohammed Ftouni, ont été tués.

Le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué l'assassinat de son reporter, tandis que des journalistes ont organisé un rassemblement dans le centre de Beyrouth.

- "Crime de guerre" -

Le président libanais Joseph Aoun a qualifié cette frappe de "crime flagrant" et a rappelé que "les journalistes bénéficient d'une protection internationale en temps de guerre".

Le premier ministre Nawaf Salam a quant à lui dénoncé "une violation flagrante du droit international humanitaire".

"Ces actes relèvent de la catégorie des crimes de guerre", a fustigé le ministre de l'Information, Paul Morcos.

Cette attaque intervient alors que deux journalistes de la chaîne russe RT ont été blessés le 19 mars dans une frappe israélienne, qui n'était pas "accidentelle" selon Moscou.

Le 17 mars, le directeur des programmes politiques d'al-Manar, Mohammed Cherri, avait été tué aux côtés de sa femme dans une frappe ayant visé son appartement du centre de Beyrouth, et blessé ses enfants et petits-enfants.

Ce n'est pas la première fois que des journalistes de ces deux chaînes sont visés par l'armée israélienne. En octobre 2024, trois reporters, deux d'al-Mayadeen et un d'al-Manar avaient été tués dans une frappe israélienne dans le sud.

En novembre 2023, deux autres journalistes d'al-Mayadeen avaient été tués par une frappe israélienne dans le sud du pays.

Un mois plus tôt, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite.

- Neuf secouristes tués -

Le secteur de la santé est aussi durement touché par l'offensive israélienne: samedi, neuf secouristes ont été tués dans plusieurs frappes israéliennes, selon le ministre de la Santé.

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué 46 secouristes et cinq membres du personnel soignant, a précisé Rakan Nassereddine, ajoutant que 75 attaques ont visé des services de secours et de santé.

Samedi, Israël a poursuivi ses frappes aériennes sur plusieurs localités du sud du Liban, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le Hezbollah a annoncé des attaques contre les forces israéliennes qui progressent dans la région frontalière.

Il a notamment dit avoir frappé un char Merkava à l'aide d'un drone dans la localité de Debel, à majorité chrétienne, où certains habitants sont restés malgré la guerre.

Près de cette localité, un homme qui conduisait sa voiture et son fils ont été tués par "des tirs israéliens", selon l'Ani.

L'armée israélienne a de son côté annoncé poursuivre ses frappes "contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à travers le Liban".

Elle a aussi tenté de larguer des tracts au-dessus de Beyrouth, mais le conteneur ne s'est pas ouvert en vol et est tombé sur un immeuble au sud de Beyrouth, selon un journaliste de l'AFP.

L'armée israélienne a ajouté avoir frappé pendant la nuit des dizaines de cibles du Hezbollah et avoir tué vendredi deux responsables de l'unité de communications du mouvement dans une frappe à Beyrouth.

L'armée libanaise, qui reste à l'écart des violences, a annoncé samedi la mort d'un soldat de 29 ans dans une frappe israélienne dans la région de Nabatiyeh.

Il n'était pas en service, selon un porte-parole de l'armée joint par l'AFP.


Au Liban, un demi-million d'élèves privés d'école à cause de la guerre et des déplacements forcés

Une photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe aérienne israélienne visant le village de Deir al-Zahrani, le 28 mars 2026. (AFP)
Une photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe aérienne israélienne visant le village de Deir al-Zahrani, le 28 mars 2026. (AFP)
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  • La guerre au Liban prive près de 500.000 élèves d’école, beaucoup étant déplacés et contraints de suivre des cours à distance dans des conditions précaires
  • Les difficultés d’accès à internet et le manque de ressources aggravent les inégalités, faisant craindre abandon scolaire, fracture numérique et risques accrus pour les élèves les plus vulnérables

BEYROUTH: Dans une salle d'un lycée transformé en centre d'accueil pour déplacés, Ahmad Melhem essaye tant bien que mal de suivre sur sa tablette un cours préenregistré. Comme des centaines de milliers d'élèves libanais, il est privé d'école en raison de la guerre.

"Nous essayons, avec les moyens du bord, de continuer à étudier pour réaliser nos rêves", explique à l'AFP cet adolescent de 17 ans, alors que certains cours à distance ont repris.

Avec sa famille, ils ont dû fuir la banlieue sud de Beyrouth, pilonnée par l'armée israélienne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei au premier jour de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.

Avec d'autres familles, ils ont trouvé refuge dans cette salle du lycée Abdel Kader, au coeur de la capitale.

"On a pris des risques pour aller chercher nos livres scolaires", alors que les frappes israéliennes sont quotidiennes sur la banlieue sud, raconte encore Ahmad Melhem, qui veut à tout prix terminer le lycée.

- "La guerre a tout détruit" -

Au total, près de 500.000 élèves ont dû cesser de se rendre en classe depuis le 2 mars, selon l'Unicef; quelque 350 écoles publiques ont été transformées en centre d'accueil, et les établissements scolaires dans les quartiers et localités bombardés par Israël ont fermé leurs portes pour une durée indéterminée.

Les frappes israéliennes ont tué plus de 1.100 personnes, dont 122 enfants, et déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités libanaises.

Dans la salle de classe où s'étalent matelas et couvertures, Ahmad, qui espère plus tard suivre des études d'ingénieur, s'est aménagé un coin avec ses livres et un écran d'ordinateur, mais il ne dispose pas de connexion internet.

Son école privée de la banlieue sud de Beyrouth a fini par reprendre des cours à distance, deux semaines après le début de la guerre, mais avec des aménagements: les matières facultatives restent suspendues, et les cours durent moins longtemps.

Une ONG a installé une connexion internet dans la cour, qui grouille d'enfants en train de jouer et d'adultes qui discutent autour de narguilés, mais Ahmad dit avoir a du mal à se concentrer.

"Les travaux de groupe et les projets scientifiques me manquent", confie le lycéen, qui décrit les cours en présentiel comme "plus stimulants".

Sa mère, Amira Salameh, 41 ans, tente d'aider son fils cadet, huit ans, à suivre lui aussi l'école en ligne.

"Si je laisse tout seul, il se met à rêvasser", dit-elle.  "La guerre a tout détruit, l'éducation est la seule chose qu'il reste à mes enfants."

- "Fracture numérique" -

L'Unicef s'est en particulier inquiété pour les lycéens comme Ahmad qui doivent passer le baccalauréat cette année, craignant qu'ils ne puissent rejoindre les rangs de l'université l'an prochain.

Autre sujet d'inquiétude: un possible abandon de l'école par les filles et adolescentes sous la menace de "mariages forcés", explique le directeur de l'éducation de l'Unicef au Liban, Atif Ratique.

Dans un lycée professionnel de la banlieue nord de Beyrouth, à Dekwaneh, Aya Zahran, 17 ans, passe ses journées "à cuisiner et à travailler à rendre l'endroit vivable", après avoir elle aussi fui la banlieue sud avec sa famille.

"Nous n'avons qu'un téléphone que l'on partage avec mes frères et soeurs" pour suivre les cours en ligne, et souvent, les liens transmis par l'école publique ne fonctionnent pas, dit l'adolescente.

Une illustration du manque de moyens de ces établissements publics, qui n'ont pas les ressources pour donner des cours à distance, et de la "fracture numérique" entre élèves, notamment ceux du sud du pays, les plus affectés par la guerre, selon M. Rafique.

Ces lacunes ont poussé le ministère de l'Education et l'Unicef à lancer une plateforme en ligne de cours préenregistrés. Un service d'assistance par téléphone où les élèves peuvent joindre un professeur sans avoir besoin de connexion internet a aussi été mis en place par l'Unicef et une ONG libanaise.

"Mes enfants sont d'excellents élèves, je ne veux pas qu'ils arrêtent l'école comme nous quand nous étions enfants", clame Nassima Ismaël, déplacée de l'est du pays, en évoquant sa propre enfance pendant la guerre civile (1975-1990).


L'armée israélienne dit faire face à un tir de missile du Yémen

Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a détecté un missile tiré depuis le Yémen par les Houthis, première menace directe depuis un mois de conflit, déclenchant l'activation des systèmes de défense anti-aérienne
  • Les Houthis, alliés à l'Iran et à l'"axe de la résistance", menacent d'intervenir militairement contre Israël et les États-Unis en cas d'escalade régionale

JERUSALEM: L'armée israélienne a indiqué samedi avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen, une première en un mois de guerre au Moyen-Orient, après que les rebelles Houthis soutenus par Téhéran ont menacé de se joindre au conflit.

Les forces israéliennes ont "identifié le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, les systèmes de défense anti-aérienne sont en action pour intercepter cette menace", a indiqué l'armée sur Telegram.

Les Houthis sont alliés à Téhéran au sein de ce que l'Iran a baptisé "axe de la résistance", aux côtés du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien et de groupes armés irakiens pro-iraniens.

"Nous sommes prêts à une intervention militaire directe en cas de nouvelle alliance avec les Etats-Unis et Israël contre l'Iran (...), de conduite d'opérations hostiles à l'Iran ou tout pays musulman depuis la mer Rouge (...), et en cas de poursuite de l'escalade contre la République islamique" d'Iran, a déclaré vendredi le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, dans une vidéo diffusée sur X.

Ces insurgés pro-iraniens, qui contrôlent une grande partie du Yémen, avaient mené de nombreuses attaques contre Israël et les navires commerciaux en mer Rouge pendant la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, entre 2023 et 2025.

Leurs tirs de missiles et de drones avaient fortement perturbé le trafic dans cette voie maritime stratégique, aujourd'hui utilisée notamment par l'Arabie saoudite pour exporter son pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz, où la navigation est bloquée par Téhéran.