Le Hezbollah dit soutenir les efforts du Liban en vue d'un cessez-le-feu

Une image prise par la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah montre le chef adjoint du groupe, Naim Qassem, prononçant un discours dans un lieu non divulgué le 8 octobre 2024. (Photo AFP)
Une image prise par la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah montre le chef adjoint du groupe, Naim Qassem, prononçant un discours dans un lieu non divulgué le 8 octobre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Mardi 08 octobre 2024

Le Hezbollah dit soutenir les efforts du Liban en vue d'un cessez-le-feu

  • "Nous soutenons les efforts politiques menés par le président (du Parlement Nabih) Berri qui visent en priorité à un cessez-le-feu"
  • Je veux vous rassurer, nos capacités sont bonnes, contrairement à ce que dit l'ennemi qui prétend nous avoir affaibli", a-t-il lancé.

BEYROUTH : Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit mardi soutenir les efforts de la classe politique au Liban, désormais théâtre d'une guerre ouverte entre le mouvement libanais pro-iranien et Israël, en vue d'un cessez-le-feu.

"Nous soutenons les efforts politiques menés par le président (du Parlement Nabih) Berri qui visent en priorité à un cessez-le-feu", a-t-il dit lors d'une allocution diffusée par la télévision al-Manar de la formation. Nabih Berri dirige le mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah.

Une proposition internationale de cessez-le-feu de 21 jours, lancée depuis l'ONU en septembre, a été ignorée par Israël, qui a intensifié ses frappes sur le Liban et décapité le Hezbollah en tuant son chef Hassan Nasrallah le 27 septembre, et plusieurs autres de ses dirigeants dans des frappes successives.

"Une fois que le cessez-le-feu est atteint, la diplomatie peut s'occuper de toutes les autres questions et des décisions peuvent être prises collectivement", a-t-il dit.

Réfutant tout chaos dans ses rangs, Naïm Qassem, qui a automatiquement pris la tête du mouvement à la mort de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, a assuré que la direction du Hezbollah était "parfaitement organisée", tout en admettant que les frappes israéliennes étaient "douloureuses".

L'élection du nouveau secrétaire général --par le Conseil de la Choura, de sept membres-- "sera organisée" selon "le règlement intérieur" du Hezbollah malgré les conditions "difficiles", a-t-il affirmé.

- "Deux fois plus" de déplacés -

"Nos capacités sont bonnes", a également assuré Naïm Qassem, après un an de tirs transfrontaliers avec Israël qui ont récemment tourné à la guerre, faisant plus d'un millier de morts et d'un million de déplacés.

"Chaque jour, nous engrangeons de nombreux succès: des centaines de roquettes (tirées), des dizaines de drones, un grand nombre de colonies et de villes (israéliennes) sont sous le feu des roquettes de la résistance (...) je veux vous rassurer, nos capacités sont bonnes, contrairement à ce que dit l'ennemi qui prétend nous avoir affaibli", a-t-il lancé.

"Nous n'avons pas peur (...) nous sommes les fils de Nasrallah", a-t-il encore dit, un an jour pour jour après les premiers tirs de roquettes du Liban vers Israël menés "pour soulager Gaza", depuis laquelle le Hamas palestinien avait lancé le 7 octobre une attaque meurtrière en Israël, et "défendre le Liban".

Le Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu dit qu'il veut ramener chez eux" les déplacés du nord d'Israël, "nous leur disons que deux fois plus d'habitants seront forcés à se déplacer encore", a-t-il menacé.

Depuis un an, quelque 60.000 Israéliens habitant dans le nord du pays ont été déplacés par les tirs de roquettes incessants du Hezbollah.

Le gouvernement de M. Netanyahu a promis de combattre le mouvement libanais jusqu'à la "victoire", afin de permettre à ces déplacés de rentrer chez eux.

M. Qassem a encore appelé de ses vœux "un front large et important" dans la région, saluant les rebelles houthis du Yémen et les groupes armés pro-iraniens en Irak qui revendiquent également des tirs sur le territoire israélien.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.