Scholz annonce de nouvelles livraisons d'armes allemandes à Israël

Le chancelier allemand Olaf Scholz (R) serre la main d'Antonio Costa, désigné président du Conseil européen, à son arrivée à la Chancellerie à Berlin, le 10 octobre 2024. (Photo AFP)
Le chancelier allemand Olaf Scholz (R) serre la main d'Antonio Costa, désigné président du Conseil européen, à son arrivée à la Chancellerie à Berlin, le 10 octobre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Jeudi 10 octobre 2024

Scholz annonce de nouvelles livraisons d'armes allemandes à Israël

  • Le chancelier allemand a annoncé jeudi de nouvelles livraisons d'armes allemandes à Israël, prenant le contrepied notamment du chef de l'Etat français qui a appelé à cesser de le faire quand elles doivent servir à Gaza.
  • "Nous avons livré des armes et nous livrerons des armes", a-t-il encore dit, sans préciser leur nature, leur volume où ce à quoi elles doivent servir.

BERLIN : Le chancelier allemand a annoncé jeudi de nouvelles livraisons d'armes allemandes à Israël, prenant le contrepied notamment du chef de l'Etat français qui a appelé à cesser de le faire quand elles doivent servir à Gaza.

"Nous avons, au sein du gouvernement, pris des décisions qui garantiront qu'il y aura bientôt d'autres livraisons", a déclaré Olaf Scholz devant la chambre des députés lors d'un débat commémoratif sur l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

"Nous n'avons pas décidé de ne pas livrer d'armes", a ajouté Scholz, en réponse à des accusations de l'opposition conservatrice, faisant état notamment d'un arrêt depuis plusieurs mois dans les faits des livraisons et de "fissures dans la solidarité" allemande à l'égard d'Israël.

"Nous avons livré des armes et nous livrerons des armes", a-t-il encore dit, sans préciser leur nature, leur volume où ce à quoi elles doivent servir.

Le président français Emmanuel Macron a récemment demandé l'arrêt des livraisons à Israël d'armes servant à Gaza, suscitant la colère du Premier ministre israélien et une certaine circonspection à Berlin, traditionnel soutien d'Israël.

"Les déclarations de Macron ont provoqué beaucoup de surprise et d'irritation en Allemagne", a affirmé cette semaine la politologue et experte allemande en relations internationales Daniela Schwarzer, de la Fondation Bertelsmann, lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Berlin.

"Nous avons un nouvel exemple de déclaration publique de Macron créant beaucoup de tensions qui, du point de vue allemand, vont être très difficiles à surmonter", a-t-elle ajouté.

"Depuis des semaines et des mois, le gouvernement fédéral refuse les autorisations d'export pour la livraison de munitions et même de pièces de rechange pour chars vers Israël", a affirmé jeudi au Bundestag le chef de file de l'opposition conservatrice allemande Friedrich Merz.

Merz a affirmé avoir connaissance d'un grand nombre de cas "dans lesquels le gouvernement a refusé la validation indispensable pour la livraison de matériel et d'équipement dont Israël a maintenant un besoin urgent pour exercer son droit de légitime défense".

Israël est engagé sur plusieurs fronts, en guerre contre le Hamas à Gaza et contre le Hezbollah au Liban, où il mène depuis lundi des opérations terrestres. L'Etat hébreu menace aussi de riposter à une attaque massive de missiles de l'Iran qui avait eu lieu mardi dernier.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com