Le Liban attend « position politique et solidarité  » de la conférence de Paris

 Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a affirmé mardi à l'AFP attendre de la conférence internationale du 24 octobre à Paris "une position politique, de solidarité avec le Liban" pris dans la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
 Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a affirmé mardi à l'AFP attendre de la conférence internationale du 24 octobre à Paris "une position politique, de solidarité avec le Liban" pris dans la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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Publié le Mardi 15 octobre 2024

Le Liban attend « position politique et solidarité  » de la conférence de Paris

  • "Nous allons demander une aide humanitaire et une aide pour la sécurité, qui est tout ce qui concerne l'armée et les forces de sécurité intérieure", a encore dit M. Mikati, espérant ensuite "une conférence spéciale pour aider l'armée libanaise"
  • M. Mikati a assuré que le Liban était prêt à augmenter les effectifs de l'armée dans le sud du pays et ajouté que "l'Etat libanais était prêt à imposer sa souveraineté sur tout le territoire" national

BEYROUTH: Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a affirmé mardi à l'AFP attendre de la conférence internationale du 24 octobre à Paris "une position politique, de solidarité avec le Liban" pris dans la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah.

Paris entend réunir une "conférence ministérielle" avec "les Etats partenaires du Liban, les Nations Unies, l'Union européenne et les organisations internationales, régionales et de la société civile".

"Nous allons demander une aide humanitaire et une aide pour la sécurité, qui est tout ce qui concerne l'armée et les forces de sécurité intérieure", a encore dit M. Mikati, espérant ensuite "une conférence spéciale pour aider l'armée libanaise".

Le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé vouloir mobiliser la communauté internationale pour porter secours aux six millions d'habitants du Liban et pour soutenir les institutions du pays, sans président depuis deux ans et qui peine à imposer la présence de son armée dans le sud, bastion historique du mouvement pro-iranien Hezbollah.

M. Mikati a assuré que le Liban était prêt à augmenter les effectifs de l'armée dans le sud du pays et ajouté que "l'Etat libanais était prêt à imposer sa souveraineté sur tout le territoire" national.

Depuis un an, Israël et le Hezbollah, un allié du Hamas palestinien, échangent des tirs transfrontaliers qui ont tourné il y a plus de trois semaines à la guerre ouverte. Depuis le 23 septembre, au moins 1.315 personnes ont été tuées, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles, et plus d'un million ont été forcées de quitter leur maison.

Le Hezbollah assure désormais être engagé dans des "combats rapprochés" avec les troupes israéliennes qui ont lancé le 30 septembre des incursions terrestres dans le sud du Liban frontalier du nord d'Israël.

Il rapporte chaque jour des tirs de roquettes, drones ou missiles sur le territoire israélien.

Israël, de son côté, a intensifié ses bombardements aériens sur le Liban et ses drones de surveillance bourdonnent en permanence au-dessus du pays.

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.