La langue arabe à l’honneur: une initiative conjointe de l’Académie du roi Salmane et de l’IMA

Le secretaire general de l’Académie du Roi Salman Abdallah Alwachmy, le président de l’IMA Jack lang et l’ambassadeur saoudien en France Fahd Alruwaily lors d un échange de cadeaux à l’issue de la cérémonie. (Photo Arlette Khouri)
Le secretaire general de l’Académie du Roi Salman Abdallah Alwachmy, le président de l’IMA Jack lang et l’ambassadeur saoudien en France Fahd Alruwaily lors d un échange de cadeaux à l’issue de la cérémonie. (Photo Arlette Khouri)
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Publié le Mardi 22 octobre 2024

La langue arabe à l’honneur: une initiative conjointe de l’Académie du roi Salmane et de l’IMA

  • Une cérémonie organisée à l’IMA a donné le coup d’envoi officiel de cette initiative dont les activités ont débuté le premier octobre
  • Le secrétaire général de l’Académie du roi Salmane pour la langue arabe, Abdallah Alwachmi, a insisté sur l’importance de renforcer la position de l’arabe sur les plans régional et international

PARIS: Pendant un mois entier, la langue arabe, cinquième langue la plus parlée dans le monde, est mise à l’honneur en France, dans le cadre d’une initiative conjointe entre l’Académie internationale du roi Salmane pour la langue arabe et l’Institut du monde arabe (IMA), dont le siège est à Paris.

Une cérémonie organisée à l’IMA a donné le coup d’envoi officiel de cette initiative dont les activités ont débuté le premier octobre, par un concours de rhétorique en langue arabe qui a duré deux semaines et débouché sur la désignation de deux finalistes, parmi les six participants au concours.

Ouvrant la cérémonie, le secrétaire général de l’Académie du roi Salmane pour la langue arabe, Abdallah Alwachmi, a insisté sur l’importance de renforcer la position de l’arabe sur les plans régional et international, et sur la nécessité de faciliter sa propagation et son apprentissage sur des bases linguistiques saines.

Il a également souligné le rôle que «peut jouer la langue arabe face aux défis posés par les autres langues, à travers des programmes et des projets institutionnels, qui s’appuient sur les moyens numériques modernes», pour «bâtir des ponts de fraternité et de paix dans le monde, et réaliser l’un des principaux objectifs de la Vision 2030».

Détaillant les activités de l’Académie du roi Salmane, Alwachmi a indiqué que 130 étudiants de trente-quatre origines différentes ont été diplômés il y a une semaine au centre «Abjad» pour l’apprentissage de l’arabe, ce qui leur permettra «de participer à un riche voyage dans les méandres de cette langue et de mieux se familiariser avec la culture de l’Arabie saoudite et ses traditions sociales».

L’autre aspect des activités de l’académie consiste, selon Alwachmi, à former les enseignants de la langue arabe à des non-arabophones «pour que cet enseignement se fasse sur des bases scientifiques».

Le président de l’IMA et ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, a pour sa part souligné «la richesse sémantique exceptionnelle de la langue arabe» qu’il a qualifiée de «langue universelle, langue des poètes, langue des savants et également langue des peuples».

Il a poursuivi: « L’arabe est une musique, c’est une langue universelle et la cinquième langue la plus parlée au monde. Nous ne devons pas oublier que la langue arabe a été un pont de communication entre les peuples. Sans l’arabe, nous n’aurions pas découvert une grande partie des philosophes grecs, ni les mathématiques et les sciences de l’Antiquité. Nous n’aurions pas non plus connu Les Mille et Une Nuits, qui a été traduit de l’arabe en français. »

Lang a rappelé que l’IMA est né d’une initiative conjointe entre l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing et l’Arabie saoudite et que l’institut est considéré comme étant «la maison des Arabes à Paris, votre maison», appelant à renforcer la coopération avec l’Académie du roi Salmane, pour «fonder la maison de la langue arabe» dans le cadre de l’IMA.

La conseillère diplomatique à l’IMA, Inès Ben Krayem, a pour sa part appelé au renforcement du partenariat entre le centre d’apprentissage de la langue arabe à l’institut, et l’Académie du roi Salmane, soulignant que près de mille personnes fréquentent le centre annuellement ce qui contribue au dialogue et au rapprochement entre les cultures.

À la suite des prises de parole, les deux finalistes du concours de rhétorique, Lynn Salhy d’origine irakienne et Marco Velasco de nationalité espagnole, ont été appelés sur le podium où Salhy – la gagnante – a exprimé sa joie pour avoir participer à cet évènement qui dit-elle était «une opportunité pour débattre et échanger sur la place de l’arabe en France et le rôle que cette langue peut jouer à l’ère de l’intelligence artificielle».

Salhy a par la suite reçu son prix qui lui a été remis par Alwachmy entouré de Lang et de l’ambassadeur de l’Arabie saoudite en France et à l’Unesco Fahd Alruwaily. 

Les activités du mois de la langue arabe en France se poursuivront jusqu’au premier novembre prochain et seront ponctuées par des conférences et des discussions sur les différents aspects de l’enseignement et l’apprentissage et par des sessions de formations variées.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".