Hachem Safieddine, pressenti pour succéder à Nasrallah, a été tué par Israël

L'armée israélienne a confirmé mardi l'assassinat de Hashem Safieddine du Hezbollah. (AFP/File)
L'armée israélienne a confirmé mardi l'assassinat de Hashem Safieddine du Hezbollah. (AFP/File)
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Publié le Mercredi 23 octobre 2024

Hachem Safieddine, pressenti pour succéder à Nasrallah, a été tué par Israël

  • Un responsable du mouvement avait déclaré à l'AFP, un jour après ces frappes, que le contact avec Safieddine avait été perdu depuis les raids aériens israéliens qui l'avaient visé le 4 octobre près de Beyrouth
  • « Nous ne savons pas s'il était présent à l'endroit visé par les raids », avait-il dit

BEYROUTH : Hachem Safieddine, figure éminente du Hezbollah et dont la mort dans une frappe israélienne a été confirmée mardi, était pressenti pour succéder à Hassan Nasrallah, son cousin et également tué par Israël.

L'armée israélienne a confirmé sa mort mardi.

Un responsable du mouvement avait déclaré à l'AFP, un jour après ces frappes, que le contact avec Safieddine avait été perdu depuis les raids aériens israéliens qui l'avaient visé le 4 octobre près de Beyrouth.

« Nous ne savons pas s'il était présent à l'endroit visé par les raids », avait-il dit.

Une deuxième source proche du parti avait confirmé cette information : « Le parti tente d’atteindre le siège qui a été visé sous terre, mais Israël mène systématiquement de nouveaux raids pour entraver tout effort des secouristes ».

Le 27 septembre, Hassan Nasrallah a été tué dans une frappe israélienne visant le QG du Hezbollah, situé selon Israël sous des immeubles de la banlieue sud de Beyrouth. Un coup dévastateur pour le mouvement.

Barbe grise, lunettes et turban noir des Sayyed (les descendants du prophète Mahomet), Hachem Safieddine, âgé d'une soixantaine d'années, ressemblait de façon frappante à Hassan Nasrallah.

Il était, selon une source proche du Hezbollah, « le candidat le plus susceptible » de lui succéder à la tête du mouvement chiite financé et armé par l'Iran.

Safieddine avait des liens étroits avec l'Iran, où il a fait des études de religion. Son fils était marié à Zeinab, fille du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué en 2020 dans une frappe américaine en Irak.

Parmi les membres les plus importants du Conseil de la Choura, la plus haute instance du parti, il avait été désigné « terroriste » par le département d'État américain en 2017 et par l'Arabie saoudite.

Après la mort de Hassan Nasrallah, le numéro 2 du Hezbollah, Naïm Qassem, a automatiquement pris la tête du mouvement et annoncé qu'un successeur serait désigné au plus tôt.

C'est le Conseil de la Choura, composé de sept membres, qui élit le chef du mouvement.

- « Beaucoup d'autorité » -

Contrairement à Hassan Nasrallah, qui vivait dans la clandestinité et n'apparaissait que très rarement en public depuis la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, Safieddine était le visage du parti dans de nombreux événements politiques et religieux.

Il s'est fait remarquer pour ses discours enflammés lors des funérailles de commandants du parti tués par Israël.

« Dans notre résistance, (...) lorsqu'un commandant devient un martyr, un autre reprend la bannière (...) avec force et détermination », avait-il déclaré début juillet lors des funérailles du commandant Mohammed Nasser, tué dans une frappe israélienne dans le sud du Liban.

La chercheuse Amal Saad, spécialiste du Hezbollah à l'université de Cardiff, le décrit comme ayant « beaucoup d'autorité », ce qui en faisait « le candidat le plus fort ».

Parmi les conditions à remplir pour prendre les rênes du mouvement, il faut être « membre du Conseil de la Choura » et « être une personnalité religieuse », explique la chercheuse.

- Parti de la « résistance »

Le Hezbollah, formation politique et militaire, a été créé en 1982 dans la foulée de l'invasion israélienne du Liban, à l'initiative des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ennemi juré d'Israël.

Au sortir de la guerre civile libanaise (1975-1990), le Hezbollah a été la seule faction à conserver ses armes, au nom de la « résistance » contre Israël.

Il s'est imposé comme le fer de lance de la lutte contre Israël, notamment après la guerre de 2006, et Nasrallah était considéré comme l'homme le plus puissant du Liban.

Mais depuis plusieurs mois, Israël lui a porté des coups très durs, en éliminant ses commandants les uns après les autres et en visant ses installations au Liban.

Le Hezbollah continue néanmoins de combattre Israël en tirant des roquettes sur son territoire et en combattant ses troupes qui mènent une offensive terrestre dans le sud du Liban.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.