Agriculture: Le Royaume appelle le secteur privé à combler le déficit d'investissement de 10 milliards de dollars

Conformément à la Vision 2030, le Royaume a pour objectif de développer ses capacités agricoles, d'assurer la sécurité alimentaire et de favoriser la diversification économique dans le cadre de sa stratégie plus large de développement durable. (Shutterstock)
Conformément à la Vision 2030, le Royaume a pour objectif de développer ses capacités agricoles, d'assurer la sécurité alimentaire et de favoriser la diversification économique dans le cadre de sa stratégie plus large de développement durable. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 25 octobre 2024

Agriculture: Le Royaume appelle le secteur privé à combler le déficit d'investissement de 10 milliards de dollars

  • Le vice-ministre adjoint pour les Affaires agricoles a souligné la nécessité d'investissements privés dans des domaines clés tels que la production végétale, l'élevage, la pêche et la transformation des produits agricoles
  • Ces efforts sont essentiels pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale pour l'agriculture 2034 et faire progresser l'Arabie saoudite vers l'autosuffisance alimentaire et la durabilité

DJEDDAH: L'Arabie saoudite a dévoilé un déficit d'investissement de 37 milliards de riyals saoudiens (10 milliards de dollars; 1 dollar = 0,92 euro) dans son secteur agricole, invitant le secteur privé à saisir cette opportunité pour améliorer la production et l'infrastructure.  

Soulaiman al-Khatib, vice-ministre adjoint pour les Affaires agricoles, a souligné ce déficit lors de la 41e exposition agricole saoudienne à Riyad, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.  

Il a souligné la nécessité d'investissements privés dans des domaines clés tels que la production végétale, l'élevage, la pêche et la transformation des produits agricoles.  

Ces efforts sont essentiels pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale pour l'agriculture 2034 et faire progresser l'Arabie saoudite vers l'autosuffisance alimentaire et la durabilité.

Conformément à la Vision 2030, le Royaume a pour objectif de développer ses capacités agricoles, d'assurer la sécurité alimentaire et de favoriser la diversification économique dans le cadre de sa stratégie plus large de développement durable.

Bien qu'environ 90% de son territoire soit désertique, l'Arabie saoudite est le fer de lance d'un boom agricole visant à accroître la production agricole nationale et à réduire la dépendance à l'égard des importations de denrées alimentaires. Le Royaume a déjà atteint l'autosuffisance en ce qui concerne les dattes, les produits laitiers frais et les œufs de table, selon la publication des statistiques agricoles de l'Autorité générale des statistiques.

La stratégie alimentaire de l'Arabie saoudite se concentre sur l'utilisation durable des ressources naturelles, l'innovation, le leadership, la prévention des ravageurs, l'augmentation de la contribution du secteur agricole à l'économie nationale et la création d'une communauté agricole dynamique.

M. Al-Khatib a présenté les principales opportunités d'investissement, telles que les 4,1 milliards de riyals saoudiens dans des installations intégrées pour la production et la transformation de légumes comme les pommes de terre, les tomates, les fraises, les oignons et les légumes verts à feuilles.  

Il a également mentionné des investissements potentiels de 2,1 milliards de riyals saoudiens pour la production d'agrumes et de mangues et de 690 millions de riyals saoudiens pour des installations de production de semences et de plants.

Les opportunités d'investissement s'étendent également à la production d'aliments alternatifs pour animaux, à l'élevage et à la pêche, avec notamment des projets d'élevage intensif d'une valeur d'environ 8,9 milliards de riyals saoudiens. Des investissements supplémentaires de 5,4 milliards de riyals sont disponibles pour l'aviculture et l'utilisation des sous-produits, tandis que les projets d'aquaculture, y compris l'élevage de crevettes et d'algues, représentent des opportunités d'une valeur de 7 milliards de riyals.

M. Al-Khatib a également mis en évidence des investissements potentiels de 8,1 milliards de riyals dans la transformation et la fabrication de produits agricoles pour l'importation de matières premières et la production de café, de cacao et de produits à base de sucre. La production d'huile d'olive offre des opportunités supplémentaires d'une valeur de 400 millions de riyals.

Pour soutenir ces efforts, le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture a mis en place diverses mesures d'incitation et de facilitation pour le secteur agricole, afin d'accroître l'efficacité de la production et d'atteindre l'autosuffisance dans les cultures et les produits clés pour renforcer la sécurité alimentaire dans le Royaume.

Les initiatives clés comprennent la promotion de l'investissement dans l'agriculture, l'adoption de technologies modernes grâce à des prêts du Fonds de développement agricole et l'offre de baux fonciers incitatifs.  

Le ministère rationalise également l'octroi de licences pour les projets et fournit un soutien technique pour améliorer les compétences des agriculteurs et promouvoir les pratiques agricoles modernes. La MEWA encourage les entreprises agricoles à s'inscrire sur les marchés financiers.

M. Al-Khatib a mis en avant plusieurs initiatives stratégiques visant à stimuler la production agricole et à améliorer l'efficacité du secteur, notamment l'arrêt de la culture de fourrages pérennes au profit de cultures saisonnières, le passage à l'élevage intensif et la localisation de la production de semences de cultures stratégiques.

Le ministère fixe également des objectifs de production locale de blé afin de renforcer la sécurité alimentaire, tout en se concentrant sur l'augmentation des exportations de poissons et de légumes provenant de serres modernes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés

La bourse coréenne le 3 mars 2026. (AFP)
La bourse coréenne le 3 mars 2026. (AFP)
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  • En Europe, la Bourse de Paris a perdu 3,46%, Londres 2,75% et Francfort 3,44%. Milan a reculé de 3,92%.
  • A Wall Street, vers 16H50 GMT, le Dow Jones cédait 1,38%, l'indice Nasdaq a pris 1,32% et l'indice élargi S&P 500 1,28%.

PARIS: Bourses qui vacillent, taux d'intérêt en hausse... avec la flambée du prix des hydrocarbures provoquée par la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés.

En Europe, la Bourse de Paris a perdu 3,46%, Londres 2,75% et Francfort 3,44%. Milan a reculé de 3,92%.

A Wall Street, vers 16H50 GMT, le Dow Jones cédait 1,38%, l'indice Nasdaq a pris 1,32% et l'indice élargi S&P 500 1,28%.

"Les investisseurs craignent un choc d'inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures provoquée par le conflit au Moyen-Orient", explique à l'AFP Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.

En Europe, particulièrement dépendante de ses importations de gaz et de pétrole, le spectre de la crise inflationniste provoquée en 2022 par l'invasion de l'Ukraine par la Russie plane.

Le gaz s'enflamme

Au quatrième jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, Téhéran attaque mardi des sites liés aux Etats-Unis dans le Golfe, et Israël continue de bombarder "simultanément" l'Iran et le Liban.

Le conflit provoque depuis le début de la semaine une forte hausse du prix des hydrocarbures, en raison des perturbations de l'approvisionnement via le passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.

Un général des Gardiens de la Révolution iraniens a d'ailleurs menacé lundi de "brûler tout navire" tentant de franchir le détroit.

Vers 16H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 7,07% à 83,24 dollars, après avoir dépassé les 85 dollars au cours de la séance, son niveau le plus élevé depuis juillet 2024. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate gagnait 7,34% à 76,46  dollars.

Le prix du gaz européen s'enflamme aussi, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, bondissant de 20,69% à 53,71 euros. Depuis le début de l'année, il a grimpé de plus de 90%.

Cette flambée du prix de l'énergie ravive "la crainte que, même si cette guerre reste localisée, elle puisse avoir un fort impact sur la croissance européenne et raviver l'inflation", a relevé Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

Les taux d'intérêt en hausse en Europe

"La question est: revenons-nous à un scénario similaire à 2022, où la flambée des prix de l'énergie avait déclenché une vague massive d'inflation frappant l'économie mondiale ?", s'interroge Kathleen Brooks, analyste de XTB.

En Europe, le risque de "stagflation", une hausse des prix avec une croissance faible, inquiète les investisseurs.

"Une hausse des prix de l'énergie exerce une pression à la hausse sur l'inflation, en particulier à court terme", a déjà déclaré Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

Et "une potentielle hausse de l'inflation pourrait mettre en péril les baisses de taux des banques centrales", complète David Kruk, responsable du trading de La Financière de l'Échiquier, interrogé par l'AFP.

Résultat, les taux d'intérêt des dettes d'Etat, pourtant considérées traditionnellement comme des valeurs refuge en cas d'incertitude, grimpent, particulièrement sur le Vieux Continent.

Une inflation plus élevée réduit en effet la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette allemande, référence en Europe, a bondi de près de 0,10 points de pourcentage durant la séance, avant de modérer ses gains à 0,03 point, à 2,74%.

Son équivalent français a lui grimpé de 0,08 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 3,37%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. L'obligation italienne, aussi à échéance dix ans, a bondi de 0,10 point de pourcentage, à 3,45%.

Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique a atteint  4,46%, contre 4,37% lundi soir.

Les craintes des investisseurs sur l'économie européenne profitent en revanche au dollar, qui bondissait de 0,74% face à la monnaie unique européenne, à 1,1604 dollar pour un euro. D'ailleurs, aux États-Unis, plus autonome d'un point de vue énergétique, l'obligation à dix ans restait stable.

L'or est en revanche délaissé : l'once perdait 4,13% à 5.102,16 dollars.

 

 


Trump menace de «cesser tout commerce» avec l'Espagne, «très peu coopérative»

Donald Trump a menacé mardi de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes. (AFP)
Donald Trump a menacé mardi de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes. (AFP)
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  • "Nous allons cesser tout commerce avec l'Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l'Espagne"
  • "C'est le seul pays de l'Otan qui n'a pas accepté de consacrer 5%" de son PIB à des dépenses en matière de Défense, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan poussé par Washington

WASHINGTON: Donald Trump a menacé mardi de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes.

"Nous allons cesser tout commerce avec l'Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l'Espagne", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, où il reçoit le dirigeant d'un autre pays européen, le chancelier allemand Friedrich Merz.

"L'Espagne a été terrible", a attaqué Donald Trump, en reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l'aviation américaine l'accès à des bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l'Iran.

"C'est le seul pays de l'Otan qui n'a pas accepté de consacrer 5%" de son PIB à des dépenses en matière de Défense, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé.

"L'Espagne a été très, très peu coopérative", a encore regretté Donald Trump.

Dans une conférence de presse donnée plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares a déclaré n'avoir "eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain, ni aucune demande" au sujet des bases militaires de Rota et Moron.

"Nous n'avons reçu aucune plainte", a-t-il insisté.

"Les bases que nous utilisons conjointement avec les États-Unis sont des bases sous souveraineté espagnole", a rappelé le ministre. "Et c'est dans le cadre de notre souveraineté et du traité signé avec les Etats-Unis qu'elles peuvent être utilisées."

 


L'ONU approuve le premier projet de crédit carbone lié à l'accord de Paris

"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell. (AFP)
"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell. (AFP)
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  • L'accord de Paris, moteur de la coopération climatique mondiale adopté en 2015, prévoit qu'un pays qui dépasserait ses objectifs de baisse des émissions de CO2 puisse vendre son excès de réductions à un pays en retard sur ses propres objectifs
  • Ce pays a désormais le droit, dans le cadre de l'accord de Paris, de réduire, sur le papier, le total de ses propres émissions de gaz à effet de serre, grâce à ces crédits carbone

PARIS: Le premier projet de crédit carbone dans le cadre de l'accord de Paris a reçu le feu vert de l'ONU jeudi, un mécanisme pour aider les pays riches à tenir leurs engagements climatiques mais critiqué pour les risques d'écoblanchiment.

L'accord de Paris, moteur de la coopération climatique mondiale adopté en 2015, prévoit qu'un pays qui dépasserait ses objectifs de baisse des émissions de CO2 puisse vendre son excès de réductions à un pays en retard sur ses propres objectifs, en général un pays riche.

Ce pays a désormais le droit, dans le cadre de l'accord de Paris, de réduire, sur le papier, le total de ses propres émissions de gaz à effet de serre, grâce à ces crédits carbone.

Concrètement, une entreprise sud-coréenne va financer un programme de remplacement de foyers de cuisson ouverts (bois, charbon de bois, etc.) par des foyers plus économes en combustibles en Birmanie, a annoncé l'ONU Climat jeudi.

De tels projets sont censés réduire les émissions de CO2 puisque moins d'énergie sera perdue et donc utilisée par les familles pour cuisiner, avec un bénéfice additionnel pour la qualité de l'air et pour protéger les forêts locales.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ un quart de la population mondiale cuisine avec des foyers ouverts qui polluent l'air intérieur et extérieur en brûlant des combustibles tels que kérosène, charbon de bois, bouses séchées et déchets agricoles.

Mais ces programmes ont historiquement échoué à tenir leurs promesses, les méthodologies ayant surestimé les réductions d'émissions, notamment dans le cas où les populations délaissent les nouveaux systèmes parce qu'ils les trouvent moins pratiques, ou s'ils se cassent.

La Corée du Sud va, en payant pour ce programme de remplacement, bénéficier de crédits carbone, qui aideront à réduire le total de son empreinte carbone. Le mécanisme onusien évite un double comptage de ces réductions dans les pays vendeurs et acheteurs des crédits.

"Les opportunités offertes par ce marché carbone des Nations Unies dans toutes les régions sont immenses, en particulier maintenant que des mesures de protection environnementale solides, des normes rigoureuses et un système de recours clair sont en place pour garantir l'intégrité, l'inclusivité et l'efficacité", s'est félicité le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell.

Au-delà des problèmes de comptage, les détracteurs du mécanisme de crédit carbone dénoncent un passe-droit donné à certains pour ne pas réduire leurs propres émissions, puisqu'il leur suffirait de payer pour se dire en ligne avec l'accord de Paris.

Ce nouveau mécanisme a été validé par les pays du monde entier à la COP29 en 2024, et des centaines d'autres projets attendent d'être approuvés.