Trump et Harris de retour dans le Michigan, la démocrate avec le couple Obama

Cette combinaison d'images créée le 25 octobre 2024 montre la vice-présidente américaine Kamala Harris (à gauche) participant à un événement sur la violence armée dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC, le 26 septembre 2024, et l'ancien président américain et candidat républicain à la présidence Donald Trump (à droite) s'adressant à une assemblée publique organisée par Univision et animée par Enrique Acevedo à Miami, en Floride, le 16 octobre 2024. (AFP)
Cette combinaison d'images créée le 25 octobre 2024 montre la vice-présidente américaine Kamala Harris (à gauche) participant à un événement sur la violence armée dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC, le 26 septembre 2024, et l'ancien président américain et candidat républicain à la présidence Donald Trump (à droite) s'adressant à une assemblée publique organisée par Univision et animée par Enrique Acevedo à Miami, en Floride, le 16 octobre 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 26 octobre 2024

Trump et Harris de retour dans le Michigan, la démocrate avec le couple Obama

  • A dix jours de l'échéance, pas question de relâcher la pression pour les deux prétendants à la Maison Blanche, qu'aucun sondage ne parvient à départager
  • Après le Texas vendredi, les deux candidats ont à nouveau choisi le même Etat samedi: le Michigan, l'un des "Swing States", ces Etats clés où va se jouer le scrutin du 5 novembre

WASHINGTON: A dix jours de l'échéance, pas question de relâcher la pression pour les deux prétendants à la Maison Blanche, qu'aucun sondage ne parvient à départager: Kamala Harris jouera samedi la carte des Obama à la veille d'un grand rassemblement à New York pour Donald Trump.

Après le Texas vendredi, les deux candidats ont à nouveau choisi le même Etat samedi: le Michigan, l'un des "Swing States", ces Etats clés où va se jouer le scrutin du 5 novembre.

Kamala Harris continue de s'appuyer sur une flopée de célébrités: Lizzo et Usher le week-end dernier, Beyoncé vendredi pour un meeting centré sur le droit à l'avortement et deux têtes d'affiche de son parti samedi, Barack et Michelle Obama.

Pour l'ex-Première dame, l'une des personnalités préférées des Américains selon le site YouGov, avec une cote de popularité de 61%, c'est le grand retour dans la campagne.

"Ne restez pas assis à vous plaindre. Faites quelque chose", avait-elle lancé à la foule lors de la convention démocrate en août.

A Houston, sa ville natale, Beyoncé a encouragé vendredi l'Amérique à "entonner une nouvelle chanson".

"Je ne suis pas ici en tant que célébrité. Je ne suis pas ici en tant que politicienne. Je suis ici en tant que mère", a déclaré la star, "inquiète du sort du monde dans lequel mes enfants et tous nos enfants vivent".

- "Gang sauvage" -

La vice-présidente l'a chaleureusement remerciée, avant d'avertir le public: "Nous sommes à 11 jours d'une élection qui va décider du futur de l'Amérique, y compris la liberté de toutes les femmes à prendre des décisions pour leur propre corps".

Elle a rappelé que son adversaire se félicite régulièrement d'être à l'origine de la décision de la Cour suprême, qui a révoqué la protection fédérale du droit à l'avortement, au travers de ses nominations de juges conservateurs.

De son côté, Donald Trump continue à marteler qu'il est l'unique rempart contre le déclin supposé de la première puissance mondiale.

Il a de nouveau évoqué vendredi "une armée de gangs de migrants qui mènent une campagne de violence et de terreur contre nos citoyens" et une "invasion de migrants criminels importée par Kamala", lors d'un meeting à Traverse, dans le Michigan.

Il y est arrivé très en retard, après avoir enregistré pendant trois heures au Texas une émission avec Joe Rogan, dont le podcast est le plus écouté au monde sur la plateforme Spotify.

Le républicain y revient sur son parcours, son mandat à la Maison Blanche et ses arguments de campagne, à grand renfort d'anecdotes et de digressions, notamment sur les arts martiaux, une passion de son hôte.

Il affirme être très bien placé dans les intentions de vote. "Je ne crois (aux sondages) que quand ils sont bons", plaisante-t-il à moitié.

- "Chaos" -

L'interview vise particulièrement les jeunes hommes, notamment ceux qui apprécient les discours macho du milliardaire.

Joe Rogan, animateur complice, semble approuver la plupart des interventions de l'ancien président, même lorsque celui-ci invoque des statistiques contredites par les chiffres officiels sur l'immigration et la criminalité.

Pour revenir à la Maison Blanche et prendre sa revanche sur des démocrates qu'il accuse à tort de lui avoir volé l'élection, Donald Trump compte notamment sur le Michigan, l'un des trois États de la "muraille bleue", avec la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Il se rend dans les deux premiers samedi pour des meetings, avant un grand rassemblement dans la légendaire salle du Madison Square Garden de New York dimanche, où il veut montrer le "chaos" que subissent selon lui les habitants de New York à cause des démocrates.

Un petit écart en terre démocrate, après celui de Harris au Texas conservateur, car depuis des jours, les candidats concentrent plutôt leurs efforts sur les sept Etats pivots dans lesquels aucun des deux n'a réussi à creuser l'écart au-delà de la marge d'erreur: Géorgie, Arizona, Nevada, Pennsylvanie, Caroline du Nord, Michigan et Wisconsin.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.