Une boulangerie saoudienne rivalise avec les meilleures de Paris

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Publié le Mercredi 30 octobre 2024

Une boulangerie saoudienne rivalise avec les meilleures de Paris

  • Alliant le charme français à l'élégance du Moyen-Orient, Lam propose des viennoiseries à la feta et au zaatar, des biscuits au halva et même la traditionnelle kleicha saoudienne
  • M. Al-Rashoudi aspire à étendre son activité à d'autres villes en Europe, dans le but ultime de mêler la culture saoudienne à l'art culinaire mondial

LA MECQUE: Une boulangerie saoudienne à Paris rivalise avec les plus célèbres de la ville et donne du fil à retordre aux meilleurs chefs français.

Alliant le charme français à l'élégance du Moyen-Orient, Lam propose des viennoiseries à la feta et au zaatar, des biscuits au halva et même la traditionnelle kleicha saoudienne.

Son fondateur, Abdullatef al-Rashoudi, a grandi dans une famille de sept enfants. Son père, général de brigade et commandant de l'armée saoudienne, a emménagé avec sa famille aux États-Unis pour son travail.

Sa mère, d'origine syrienne, a été élevée en Syrie par la célèbre famille Al-Rawaf de Qassim. Cela a créé un mélange culturel unique pour Al-Rashoudi, qui a façonné sa vision moderne.

Il déclare à Arab News: «Ma vie a pris un tournant radical après le décès de mon père en 1997. À l'âge de huit ans, je suis passé de l'enfance à des responsabilités importantes.»

«J'ai poursuivi mes études dans les écoles Dar-Assalam à Riyad, où j'ai obtenu mon diplôme en 2007. J'ai ensuite rejoint la faculté de médecine de l'Université du roi Saoud, où j'ai obtenu mon diplôme de médecine en 2013.»

«Par la suite, je me suis rendu au Canada pour poursuivre mes études au sein de la prestigieuse université McGill, puis en France en 2016 pour entamer un programme de bourses en chirurgie orthopédique.»

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Selon Al-Rashoudi, il a rencontré quelques difficultés dans le programme, ce qui l'a conduit à interrompre ses études et à retourner à Riyad, où il a travaillé à l'Université du roi Saoud pendant un an.

«En 2019, j'ai décidé de changer complètement de carrière après pris conscience que les arts culinaires étaient ma véritable passion et non la médecine», a-t-il ajouté.

«Avec le soutien de ma famille et une bourse de la Fondation Misk, j'ai poursuivi des études culinaires au Cordon Bleu en France, un rêve que je voulais réaliser depuis longtemps.»

«J'y ai perfectionné mes compétences artistiques et, après avoir obtenu mon diplôme, j'ai travaillé dans plusieurs boulangeries célèbres en France, acquérant ainsi de l'expérience dans un domaine très compétitif où les chefs ont une grande expertise.»

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Après trois ans de formation intensive, M. Al-Rashoudi a réalisé son rêve d'ouvrir sa propre boutique à Paris: un café qui propose des viennoiseries et du café, avec des touches saoudiennes authentiques.

Ce projet représentait un défi unique, surtout dans une ville où les viennoiseries font souvent partie intégrante de la vie quotidienne.

Dans son café, M. Al-Rashoudi a introduit la kleicha saoudienne, une vieille pâtisserie traditionnelle saoudienne – un vrai régal pour les clients.

Cette pâtisserie ne fait pas partie du menu habituel, mais par cette approche, il a voulu initier le public français à la culture saoudienne. Son objectif a été atteint, notamment grâce à la satisfaction de ses clients.

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Soutenu par la communauté saoudienne en France, qui se rend fréquemment au café d'Al-Rashoudi, Lam a reçu d'excellentes critiques, obtenant une note de cinq étoiles sur Google.

Aujourd'hui, M. Al-Rashoudi aspire à étendre son activité à d'autres villes en Europe, dans le but ultime de mêler la culture saoudienne à l'art culinaire mondial et de présenter la cuisine saoudienne comme une force motrice dans le monde de l'alimentation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".