Symposium du sommet mondial de l'archéologie d'AlUla 2024: le passé au service du présent et de l'avenir

L'événement a eu lieu à Maraya, le plus grand bâtiment recouvert de miroirs du monde, qui comporte 9 740 panneaux de verre reflétant le désert et le paysage d'AlUla. (Shutterstock)
L'événement a eu lieu à Maraya, le plus grand bâtiment recouvert de miroirs du monde, qui comporte 9 740 panneaux de verre reflétant le désert et le paysage d'AlUla. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 01 novembre 2024

Symposium du sommet mondial de l'archéologie d'AlUla 2024: le passé au service du présent et de l'avenir

  • Le programme du symposium comprenait une nouvelle exposition spécialement conçue pour présenter les récentes découvertes archéologiques à AlUla
  • Il comportait également une avant-première d'une exposition mondiale qui inclura des objets provenant du Museo Archeologico Nazionale di Napoli, en Italie

ALULA: L'Antiquité a pris vie ici lors du premier symposium du Sommet mondial de l'archéologie d'AlUla 2024, intitulé «Aller de l'avant: passé, présent et futur dans l'archéologie et le patrimoine des communautés mobiles».

Organisé les 30 et 31 octobre par la Commission royale pour AlUla, il fait partie de la nouvelle série biennale visant à favoriser le dialogue mondial entre les experts en archéologie et en patrimoine culturel.

Le symposium de cette année a favorisé des discussions approfondies sur les interactions entre les communautés mobiles et établies. Les participants ont partagé des recherches, des études de cas et de bonnes pratiques à l'échelle mondiale.

L'événement a eu lieu à Maraya, le plus grand bâtiment recouvert de miroirs du monde, qui comporte 9 740 panneaux de verre reflétant le désert et le paysage d'AlUla.

Construit en 2019, Maraya est devenu un élément emblématique de la scène culturelle d'AlUla, accueillant des concerts, des expositions et des événements qui mettent en valeur la culture moderne et traditionnelle de l'Arabie saoudite.

C'était l'endroit idéal pour réfléchir au passé, tout en vivant le présent et en se tournant vers l'avenir.

Sur le thème de la mobilité, les organisateurs ont également abordé l'expérience mondiale de l'arrêt des déplacements lors de la récente pandémie mondiale de Covid-19.

Le thème du symposium de cette année a encouragé l'examen critique de la mobilité passée et présente, depuis la préhistoire, car les gens se sont déplacés pour diverses raisons: pour accéder à des ressources rares, pour s'adapter aux pressions environnementales et pour répondre à l'instabilité sociopolitique.

Des intervenants des six continents se sont réunis pour discuter de sujets tels que les échanges, le commerce, le changement climatique et les conflits, qui ont tous façonné les communautés mobiles tout au long de l'histoire.

Parmi les temps forts du symposium, citons les discours liminaires de Willeke Wendrich de l'université de Californie à Los Angeles, de Stefano Biagetti de l'université Pompeu Fabra, de Peter DeBrine de l'Unesco et de Khalid Alasmari de l'université du roi Saoud.

Les participants ont visité des sites archéologiques à Khaybar et Tayma et ont participé à des panels et des ateliers axés sur le rôle croissant de l'Arabie saoudite dans le domaine de l'archéologie.

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Abdelrahman Alsouhaibani, vice-président de la culture à l'URC, a parlé du patrimoine unique d'AlUla à la lumière du symposium, le décrivant comme «un carrefour de connexion, d'échange culturel et de connaissances». (Photo fournie)

En outre, le programme du symposium comprenait une nouvelle exposition spécialement conçue pour présenter les récentes découvertes archéologiques à AlUla, ainsi qu'une avant-première d'une exposition mondiale qui inclura des objets provenant du Museo Archeologico Nazionale di Napoli, en Italie.

Ekhlass al-Qananweh, titulaire d'un doctorat en épigraphie sémitique du Nord-Ouest, a exprimé sa joie de participer au symposium.

«Je m'intéresse beaucoup aux antiquités du royaume d'Arabie saoudite et j'ai fait le voyage depuis la Jordanie jusqu'à la merveille architecturale qu'est Maraya pour assister à ce rassemblement des esprits les plus vifs du monde de l'archéologie», a-t-elle déclaré à Arab News.

«Outre les conférences, je m'intéresse profondément à la nouvelle génération d'archéologues extrêmement qualifiés – dont beaucoup sont présents – et surtout à la participation vitale des femmes saoudiennes dans le domaine des études archéologiques et de la gestion et la préservation du patrimoine.»

Lors d'un entretien accordé à Arab News, Adam Ford, expert du contenu du patrimoine culturel auprès de la commission royale, a souligné l'importance mondiale d'AlUla et la raison pour laquelle le site a été choisi pour accueillir le symposium.

«Il s'agit du Sommet mondial de l'archéologie, mais pas du Sommet d'AlUla. Nous voulons que le monde vienne chez nous pour discuter du monde», a-t-il déclaré.

«La communauté locale doit être considérée comme un partenaire de recherche», a-t-il ajouté, réitérant l'engagement de l'URC à impliquer les populations indigènes dans la préservation de leur patrimoine et à l'amplifier dans le monde entier.

M. Ford a également fait part de ses réflexions personnelles sur la continuité de l'expérience humaine à travers les millénaires. «Nous sommes portés par des épaules de géants... des millions d'actions, de décisions et d'erreurs commises par les peuples du passé aboutissent à ce que nous connaissons aujourd'hui.»

Il a ajouté que «même si nous ne rencontrerons jamais ces personnes», leurs histoires et leurs choix continuent de façonner le présent de l'humanité, soulignant le modèle universel qui consiste à durer, à surmonter les défis et à transmettre les connaissances aux générations futures.

Il est certain que si les terres pouvaient parler, elles feraient écho à des histoires qui remontent à des milliers d'années, à l'époque des royaumes lihyanite et nabatéen.

Aujourd'hui, AlUla abrite des oasis luxuriantes, des montagnes et des sites du patrimoine antique, ainsi qu'une société moderne prospère. Le site le plus connu d'AlUla est Hegra, le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ancienne colonie de 52 hectares, Hegra était la principale ville méridionale du royaume nabatéen. Elle comprend plus de 100 tombes bien préservées, dont beaucoup présentent des façades élaborées taillées dans les affleurements de grès qui entourent l'agglomération fortifiée.

AlUla abrite également Dadan, capitale des royaumes de Dadan et de Lihyan, considérée comme l'une des villes les plus développées du premier millénaire avant notre ère dans la péninsule Arabique.

On y trouve également Jabal Ikmah, une bibliothèque en plein air contenant des centaines d'inscriptions et d'écrits, inscrite au registre international «Mémoire du monde» de l'Unesco.

La vieille ville d'AlUla, un labyrinthe hétéroclite de plus de 900 maisons en brique crue, parsemé de petites entreprises créées au moins depuis le XIIe siècle, a été sélectionnée par UN Tourism comme l'un des meilleurs villages touristiques du monde en 2022.

Abdelrahman Alsouhaibani, vice-président de la culture à l'URC, a parlé du patrimoine unique d'AlUla à la lumière du symposium, le décrivant comme «un carrefour de connexion, d'échange culturel et de connaissances».

«Aujourd'hui, AlUla est l'une des zones d'exploration archéologique les plus actives au monde, avec plus de 30 000 zones d'intérêt archéologique identifiées et plus d'une douzaine de projets de recherche actifs», a-t-il déclaré.

«Nous avons créé cet événement pour qu'il devienne une plateforme progressive et de premier plan pour le dialogue et la collaboration, en organisant le premier rassemblement en 2023 avec un format alternatif de symposium une année et de sommet l'année suivante.»

«Nous sommes déjà en train de préparer le terrain pour poursuivre sur la lancée de cet événement et pour AWAS 2025.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


De Gaulle, L'Odyssée: deux blockbusters à succès, attendus par les profs à la rentrée

Le réalisateur et scénariste français Antonin Baudry et l’acteur franco-arménien Simon Abkarian posent lors d’un photocall du film « La Bataille de Gaulle : L’âge de fer » au 79e Festival de Cannes, à Cannes, le 21 mai 2026. (Photo : AFP)
Le réalisateur et scénariste français Antonin Baudry et l’acteur franco-arménien Simon Abkarian posent lors d’un photocall du film « La Bataille de Gaulle : L’âge de fer » au 79e Festival de Cannes, à Cannes, le 21 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • La Bataille de Gaulle pourrait devenir un outil pédagogique pour enseigner la Résistance et confronter histoire et récit cinématographique
  • L’Odyssée sera surtout étudiée avec des élèves plus âgés pour analyser le récit, les héros et les polémiques médiatiques

PARIS: Après leur triomphe estival au cinéma, L’Odyssée et La Bataille de Gaulle poursuivront-ils leur parcours en classe ? A l’approche de la rentrée scolaire, plusieurs professeurs de lettres et d'histoire prévoient déjà d'en faire des ressources pédagogiques.

"Je pense que nous allons être très nombreux à utiliser ces films", déclare à l'AFP Joëlle Alazard, présidente de l'Association des professeurs d’histoire et de géographie.

Selon elle, le diptyque du réalisateur Antonin Baudry, vu par plus de 4,7 millions de spectateurs, permet de "donner chair au monument de Gaulle", étudié en classe de troisième et au-delà.

"C'est ce qu'on essaie de faire en cours : expliquer la situation de juin 1940, le courage des premiers résistants, des premiers opposants à la France de Vichy", explique la professeure d'histoire au lycée Louis-Le-Grand, à Paris.

A défaut de pouvoir visionner La Bataille de Gaulle en entier avec ses élèves, chaque volet durant plus de 2 heures et demie, Ludovic Chevassus, prof d'histoire-géographie au lycée du Golfe, à Gassin (Var), prévoit d'en étudier des extraits ciblés, pour "les mettre en perspective avec un regard critique".

En particulier sur leur dimension "très héroïque", alors que les Français activement résistants ne représentaient que "2 à 3% de la population".

Même s'il reconnaît "certaines libertés" du film avec la réalité, il estime "important de montrer aux élèves qu'il y a ce qui s'est passé et puis ce qui est raconté", d'autant que les deux volets s'adressent aux jeunes, de l'aveu même du réalisateur Antonin Baudry.

Les enseignants interrogés se félicitent aussi que La Bataille de Gaulle mette en avant des événements peu abordés en classe par manque de temps, tels que l'attaque de Mers-el-Kébir ou le ralliement des colonies d'Afrique.

- L'Odyssée, pour des élèves plus âgés -

Ils peuvent en outre recourir au kit pédagogique du film publié par Belin peu avant sa sortie et conçu par Natacha Zeiger, professeure d'histoire-géographie au lycée international de Saint-Germain-en Laye (Yvelines), en concertation avec Pathé, producteur des films.

Complémentaire au déroulement chronologique du film, "très compréhensible" pour les élèves, selon l'enseignante, ce document pensé de "manière thématique" contient ainsi des "fiches clé en main" sur la figure de Jean Moulin ou encore sur les femmes dans la résistance.

Le visionnage de L'Odyssée de Christopher Nolan s'avère en revanche impossible pour les élèves qui étudient l'oeuvre originelle d'Homère en 6e, le film étant "interdit aux moins de 12 ans", pointe Robert Delord, professeur de lettres classiques au collège Daniel Faucher, dans la Drôme, et président d’Arrête ton char, association de promotion des langues et cultures de l'Antiquité.

"Le film est suffisamment magistral pour être étudié dans d’autres dimensions, moins littérales, avec des élèves plus âgés", estime cependant Milly La Delfa, professeure de lettres modernes et enseignante en collège et lycée au Collège Sévigné, à Paris.

Elle envisage ainsi "une exploitation en classe de 3e dans le cadre de l’étude du récit", qui se pencherait sur l'"infléchissement de la figure héroïque (d'Ulysse, interprétée par) Matt Damon" et "les traumatismes et les lacunes mémorielles (provoqués par) les conflits" dans l'adaptation de Christopher Nolan, qui a attiré 5,7 millions de spectateurs en France.

Robert Delord imagine pour sa part pouvoir travailler avec ses élèves sur les "choix narratifs" du réalisateur, en confrontant sa chronologie du voyage d'Ulysse, condensée en un peu moins de trois heures, à celle d'Homère.

Mais l'enseignant aimerait surtout, avec ses classes de la 5e à la 3e, consacrer une "séance d'éducation aux médias et aux réseaux sociaux, autour des polémiques racistes qu'il y a eu autour du film", principalement autour du choix de l'actrice mexicano-kényane Lupita Nyong'o pour incarner le personnage mythologique d'Hélène.

Une approche partagée par Ludovic Chevassus, qui prévoit l'étude, dans sa spécialité HGGSP (histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques) de Terminale, de cette polémique en ligne, alimentée notamment par le patron de X, Elon Musk.

"Ce que je constate chez mes élèves, c'est qu'avant de voir un film (...) ils se réfèrent à des influenceurs" sur TikTok ou YouTube, pour se faire un avis, et "notre travail (est) de leur apprendre à penser par eux-mêmes", conclut l'enseignant.


La police brésilienne récupère des œuvres de Matisse dérobées en 2025 à Sao Paulo

Le 13 août 2026, la police de São Paulo a annoncé avoir retrouvé huit œuvres du peintre français Henri Matisse, volées en décembre 2025 à São Paulo, au Brésil. (AFP)
Le 13 août 2026, la police de São Paulo a annoncé avoir retrouvé huit œuvres du peintre français Henri Matisse, volées en décembre 2025 à São Paulo, au Brésil. (AFP)
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  • La police brésilienne a retrouvé 8 des 13 œuvres volées à la bibliothèque Mário de Andrade à São Paulo en décembre 2025, dont huit compositions de Matisse issues de « Jazz »
  • Trois suspects sont détenus, dont un homme retrouvé avec les œuvres et une arme. Les cinq œuvres de Candido Portinari restent introuvables

SAO PAULO : Du jaune, bleu, vert, violet... et un revolver: la police brésilienne a annoncé jeudi avoir récupéré les huit œuvres du peintre français Henri Matisse dérobées en décembre 2025 dans une bibliothèque de São Paulo.

Des images diffusées par la police montrent ces oeuvres aux couleurs très vives tirées de l'album "Jazz" de 1947, disposées sur un lit, à côté d'une arme à feu.

Ces compositions estimées à 200.000 dollars (plus de 173.000 euros), se trouvaient en possession d'un homme armé "qui les gardait pour le commanditaire du crime", a indiqué la police de l'Etat de São Paulo dans un communiqué envoyé à l'AFP.

La même source a précisé avoir récupéré dans une habitation du centre de São Bernardo do Campo, près de São Paulo, huit des 13 oeuvres volées début décembre dans une bibliothèque de la capitale brésilienne.

L'homme sur place a été arrêté et devra répondre des chefs d'accusation de recel et de détention illégale d'armes, a indiqué la police.

Le commanditaire, lui, avait déjà été arrêté en avril par les autorités de Rio de Janeiro, d'après la police de São Paulo, alors qu'il tentait de soudoyer le gardien d'un lieu public dans le but d'entreprendre un autre vol d'œuvres d'art.

Une femme, faisant l'objet d'une enquête pour ce vol, est également détenue.

- Trois arrestations -

"Le groupe agissait de manière structurée, avec une planification préalable et une répartition des tâches pour le vol, la réception et l'introduction sur le marché noir de ce patrimoine culturel", a expliqué la police.

Le livre d'illustrations "Jazz" de Henri Matisse (1869-1954) a été publié en France en 1947. Il en existe 250 exemplaires signés, selon la maison d'enchères Christie's.

Le 7 décembre, deux hommes armés ont fait irruption dans la bibliothèque Mário de Andrade, au cœur de São Paulo, et dérobé plusieurs oeuvres qui y étaient exposées, après avoir maîtrisé une gardienne et un couple de personnes âgées.

Cinq oeuvres du peintre moderniste brésilien Candido Portinari (1903-1962) ont été volées en même temps que celles de Matisse, mais celles-ci n'ont pas été retrouvées. La police pense qu'elles ont peut-être déjà été vendues.

L'un de ces suspects avait été arrêté le lendemain du vol grâce au système de reconnaissance faciale de la ville.

En mai, dans le cadre de cette enquête, la police a également mené plusieurs opérations dans des "établissements liés au marché des ventes aux enchères et au commerce d'œuvres d'art" dans les municipalités de São Paulo, Rio de Janeiro, São Bernardo do Campo et Diadema.


Rentrée littéraire: cinq livres hors des sentiers battus

Photo d'illustration rentrée littéraire 2026. (AFP)
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  • Les écrivains ont parfois des idées curieuses qui permettent aux lecteurs de découvrir un monde méconnu
  • Comme en témoignent cinq livres de la rentrée littéraire consacrés à des thèmes peu traités, comme les boîtes à livres, les câbles sous-marins ou le latex

PARIS: Les écrivains ont parfois des idées curieuses qui permettent aux lecteurs de découvrir un monde méconnu. Comme en témoignent cinq livres de la rentrée littéraire consacrés à des thèmes peu traités, comme les boîtes à livres, les câbles sous-marins ou le latex.

Boîtes à livres

C'est l'histoire d'une femme de 56 ans qui, après un douloureux divorce, déménage à la campagne en emportant toute sa bibliothèque. Mais, sur la route, elle décide de la disperser dans les boîtes à livres qu'elle découvre jour après jour. Une façon de "tourner la page".

"En déposant les livres, j'ai ressenti une forme de joie très particulière, couplée avec une pointe d'excitation, voire un léger sentiment de transgression", témoigne l'héroïne du roman "La peau neuve" (Séguier).

L'auteur, Jean-Pierre Montal, s'amuse à décrire ces boîtes à livres qui se sont multipliées ces dernières années dans la France entière, jusqu'au "plus minuscule lieu-dit".

Huis clos

Une galerie à Naples, 72 objets sur une table, une artiste immobile et un public enfermé laissé à ses pulsions pendant six heures: le décor est planté pour une performance artistique inédite.

Dans "Heures sauvages", Marie Petitcuénot fait revivre "Rhythm 0", "l’œuvre d'art" de la Serbe Marina Abramovic en 1974.

Dans un style nerveux, la romancière raconte comment "la barbarie primitive" se libère parmi les participants, qui se métamorphosent en assassins de l'artiste "simplement parce qu'ils le peuvent".

Lignes et câbles

L'écrivain et journaliste Philippe Vasset a trouvé une façon originale de traverser la France: suivre les pylônes des lignes à haute tension, une expérience de plusieurs mois relatée dans "Dans les grandes lignes" (Flammarion).

"On a rarement l'occasion d'observer ces grands poteaux de près: le plus souvent, ils restent lointains, plantés au milieu des champs que traversent des routes d'où on les envisage sans les voir", témoigne l'auteur.

A l'opposé, dans "Ce qui nous frôle sous la surface" (Belfond), le romancier irlandais Colum McCann plonge le lecteur en apnée au fond de l'Atlantique pour mener l'enquête sur une rupture des câbles de fournisseurs d'internet enfouis en pleine mer.

Latex

Une fois son travail terminé, il arrive à Samuel Dock, psychologue clinicien, de "revêtir une combinaison de latex, un masque en silicone et d'aller à la recherche du plaisir", notamment sexuel.

"Je suis fétichiste", annonce l'auteur de "Latex" (Grasset), en racontant, de manière "la plus authentique et franche possible", 20 ans au sein d'une communauté qui a "ses rites, ses lieux, son esthétisme".

Il reconnait avoir eu besoin de "courage" pour écrire ce livre, qui était "nécessaire" pour emmener les lecteurs "sur des territoires qu'on n'explore jamais, même s'ils concernent des millions de personnes".