Un guide touristique saoudien de 80 ans accueille les visiteurs étrangers à Najran en leur proposant des visites en anglais

Il a déclaré qu'à son âge, il n'est plus guide touristique à plein temps, mais qu'il est toujours prêt à aider les visiteurs et les personnes intéressées par le patrimoine de la région (Photo Fournie)
Il a déclaré qu'à son âge, il n'est plus guide touristique à plein temps, mais qu'il est toujours prêt à aider les visiteurs et les personnes intéressées par le patrimoine de la région (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 02 novembre 2024

Un guide touristique saoudien de 80 ans accueille les visiteurs étrangers à Najran en leur proposant des visites en anglais

  • Les Européens sont attirés par la région en raison de son importance culturelle, dit-il.
  • Ben Saleh a déclaré que Najran avait attiré l'attention des visiteurs, en particulier à la suite de l'inscription de la zone culturelle de Hima sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

LA MECQUE: Des clips de Saeed ben Saleh, citoyen saoudien âgé de 80 ans, sont devenus viraux sur les médias sociaux, le montrant en train de converser couramment en anglais avec des touristes européens dans la région de Najran, dans le sud de l'Arabie saoudite.

La vie de Saeed ben Saleh est un parcours remarquable. Très tôt, il a déménagé dans la province orientale à la recherche d'un emploi, poussé par le besoin de soutenir sa mère après avoir perdu son père à un jeune âge.

À Dhahran, il a travaillé aux côtés d'Américains et d'Européens, ce qui a marqué un tournant dans sa vie. Cette expérience a non seulement amélioré ses conditions de vie, mais lui a également permis de maîtriser l'anglais.

Il a expliqué à Arab News qu'il avait développé un lien fort et durable avec les touristes occidentaux qui visitent régulièrement Najran. Ils louent la région pour sa riche histoire, qui regorge d'objets anciens et de vestiges des civilisations passées, notamment le célèbre site d'Al-Okhdood et les vestiges de l'ère paléolithique, qui remontent à des milliers d'années.

Il a noté que les touristes avec lesquels il s'entretient sont souvent impressionnés par son anglais courant, surtout si l'on considère qu'il a plus de 80 ans, et admirent les réponses détaillées qu'ils reçoivent à leurs questions d'ordre historique.

Leurs questions portent souvent sur des sites importants tels que les ruines d'Al-Okhdood, les puits de Hima, les formations rocheuses uniques et la richesse des inscriptions archéologiques de la région, a déclaré Ben Saleh.

Se référant à sa première expérience de la langue anglaise, Ben Saleh a expliqué qu'il avait quitté Najran dans sa jeunesse pour chercher du travail dans la province orientale, en particulier à Dhahran.

Après avoir perdu son père, il s'est chargé de subvenir aux besoins de sa mère, déterminé à améliorer leur situation. Ben Saleh a fini par croiser la route d'un Américain qui lui a offert un emploi en l'aidant à préparer les terrains de golf qui étaient très populaires à Dhahran à l'époque.

Son étroite interaction avec l'Américain lui a donné l'occasion d'apprendre l'anglais à un jeune âge, ce qui l'a conduit à une carrière de 30 ans dans la province de l'Est.

Au cours de cette période, il a travaillé pour plusieurs entreprises, dont Aramco et American Airlines, avant de passer à Indian Airlines, ce qui lui a permis d'affiner ses compétences linguistiques.

Après de nombreuses années, il a décidé de retourner à Najran, où il a poursuivi sa carrière au ministère de la santé en tant qu'ambulancier. À la retraite, il a choisi de consacrer son temps à ses enfants et petits-enfants.

Ben Saleh a expliqué que les Européens sont attirés par Najran en raison de sa profonde signification historique et culturelle. Ils sont particulièrement captivés par les inscriptions arabes en style coufique datant du début de la période islamique et par l'ancien style Musnad de l'Arabie du Sud.

Najran est également réputée pour ses marchés patrimoniaux animés, où l'on peut trouver des objets d'artisanat traditionnel tels que des poignards, ou jambiyas, et des mosquées historiquement significatives construites en pierre et en argile. Outre sa riche histoire islamique, la région abrite de nombreux monuments des anciennes civilisations du sud de l'Arabie.

Il a déclaré qu'à son âge, il n'est plus guide touristique à plein temps, mais qu'il est toujours prêt à aider les visiteurs et les personnes intéressées par le patrimoine de la région.

Najran, étape clé sur les anciennes routes caravanières reliant le sud et le nord de la péninsule arabique, est réputée pour ses remarquables gravures rupestres, notamment des scènes de chasse et de pâturage et des figures humaines, ainsi que des inscriptions en Thamudic, Musnad et Coufique, dont certaines remontent à 7 000 ans avant notre ère.

Ben Saleh a déclaré que Najran avait attiré l'attention des visiteurs, en particulier à la suite de l'inscription de la zone culturelle de Hima sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les découvertes archéologiques en cours, menées par des équipes saoudiennes et internationales, continuent de dévoiler le riche héritage historique de la région.

Ben Saleh exhorte les jeunes Saoudiens désireux de devenir guides touristiques à s'immerger dans l'histoire de la région, tout en maîtrisant l'anglais.

Il a souligné l'importance de représenter la véritable beauté de l'Arabie saoudite et de mettre en valeur les trésors culturels et archéologiques du pays, qui en font une destination unique et historiquement dynamique.


Mondial-2026: «on a passé une nouvelle étape» affirme Mbappé

Mondial-2026: «on a passé une nouvelle étape» affirme Mbappé
  • "On est satisfait, on a passé une nouvelle étape dans la compétition," a commenté le capitaine des Bleus en zone mixte
  • "On va encore travailler d'ici le match contre le Paraguay (samedi à Philadelphie) pour voir ce qu'on peut améliorer", a-t-il ajouté, estimant que le jeu français était "perfectible"

EAST RUTHERFORD: La France a "passé une nouvelle étape" dans son objectif d'atteindre la finale du Mondial-2026, a affirmé Kylian Mbappé après la victoire contre la Suède (3-0) en 16es de finale, mardi à East Rutherford.

"On est satisfait, on a passé une nouvelle étape dans la compétition," a commenté le capitaine des Bleus en zone mixte.

"On va encore travailler d'ici le match contre le Paraguay (samedi à Philadelphie) pour voir ce qu'on peut améliorer", a-t-il ajouté, estimant que le jeu français était "perfectible".

L'attaquant, qui a signé son troisième doublé en quatre matches (6 buts depuis le début du Mondial) et son 18e but en Coupe du monde, a souligné que l'objectif de la France restait "d'aller le plus loin possible et de revenir ici le 19 juillet" pour la finale.

"Après, plus tu mets des buts plus tu montes dans le classement (des meilleurs buteurs), je suis persuadé que Leo (Messi) va encore mettre des buts", a-t-il dit.

Mbappé et Messi sont tous les deux en tête du classement des buteurs avec six réalisations.

Il est revenu sur la célébration du premier but français, quand Mbappé et tous les joueurs ont entouré le sélectionneur Didier Deschamps, dont la mère est décédée il y a quelques jours.

"Tout l'équipe était là avec lui", a-t-il expliqué. "Il y a des choses qui sont plus importantes que le foot, c'est l'ADN de ce groupe, d'être tous ensemble, d'être soudé, tous derrière le coach peu importe ce qu'il se passe et on voulait lui faire sentir qu'il n'était pas tout seul."

La France a montré contre les Suédois qu'elle avait des "armes", a pour sa part affirmé le défenseur Malo Gusto.

"On a nos armes offensives, on l'a bien démontré ce soir, on a des buteurs, ça aide beaucoup", a commenté l'arrière-droit de Chelsea après la qualification des Bleus en 8es de finale.

"On ne se sent pas invincibles mais on a la confiance avec nous", a-t-il ajouté, assurant que le match contre le Paraguay serait "compliqué".

Les Paraguayens "ont réussi à sortir l'Allemagne, ça veut dire qu'ils ont beaucoup de qualités, ça va être à nous de travailler au maximum pour passer le prochain tour", a-t-il dit.

 


Mondial-2026: le Maroc en liesse après la qualification des Lions de l'Atlas pour les 8es

Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
  • "L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada"
  • Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but

RABAT: Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat.

Le choc Maroc/Pays-Bas a tenu en haleine tout un pays. A peine la fin du match sifflée, de nombreux supporters ont conflué à pied, en voiture ou à moto vers l'avenue Mohammed V, l'une des principales artères du centre-ville de la capitale.

"Le Maroc entier est heureux de cette victoire. Nos Lions de l'Atlas ont fait preuve de combativité et de niaque", s'exclame l'un d'eux, Mehdi Bejdid.

Le stade Moulay El Hassan, à Rabat, a vibré au rythme de la ferveur des nombreux Marocains venus regarder le match sur un écran géant.

"L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada", s'est réjoui auprès de l'AFP Ahmed Al Khourassani après le match.

Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but (1-1, 3 tab à 2) à Monterrey, au Mexique.

"Match épique" 

"Honnêtement, les tirs au but et la tension du match ont été difficiles à gérer. Ça nous a rappelé les moments que nous avons vécus au Mondial-2022 contre l'Espagne. Dieu merci, nous avons gagné aujourd'hui", commente Yahia Bakhtaoui.

"Nous allons atteindre les demi-finales, puis la finale, pour remporter la coupe, si Dieu le veut. Dima Maghrib (vive le Maroc, en dialecte marocain)!", espère ce supporter de 20 ans qui a suivi le match au stade Moulay El Hassan.

Ce mardi matin, les médias marocains ont à l'unanimité encensé l'exploit de l'équipe nationale, parlant de "match épique" et de "qualification héroïque".

"Les Lions de l'Atlas continuent de faire rêver tout un peuple", écrit ainsi le site d'information Le360.

Sous la conduite de Mohamed Ouahbi, nommé il y a quatre mois seulement, le Maroc affrontera le Canada en 8e de finale. L'équipe a entamé ce Mondial-2026 sous de bons auspices en faisant d'abord match nul contre le Brésil (1-1), puis en battant l'Ecosse (1-0) et Haïti (4-2).

"C'est l'équipe nationale qu'on voulait et qui est capable de remporter la Coupe du monde", veut croire Samir Al Houti, 26 ans.


Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle

Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
  • La Vespa célèbre ses 80 ans à Rome, réunissant plus de 10 000 passionnés venus du monde entier pour rendre hommage à cette icône du style et du savoir-faire italiens
  • Symbole de liberté, de mobilité et d’émancipation sociale depuis 1946, la Vespa a dépassé le statut de simple scooter pour devenir un véritable phénomène culturel mondial

ROME: De "Vacances romaines" à "Journal intime" en passant par "La Dolce vita", elle est devenue à l'écran une icône mondiale du mode de vie à l'italienne: la légendaire Vespa, un scooter né en même temps que la République italienne, fête ce week-end ses 80 ans à Rome.

Samedi dans la matinée, des milliers de Vespa ont envahi les rues de la capitale italienne, créant un chaos coloré et bon enfant.

Qui en blouson de motard, défiant la chaleur romaine, qui en tee-shirt, en couple ou seul sur la selle, ces amoureux du célèbre scooter ont défilé dans le centre, y compris dans des rues d'ordinaire fermées au trafic de véhicules privés.

"Nous avons amené notre Vespa depuis les États-Unis. Nous sommes passés par l’Allemagne, puis par Vienne (...) et j’ai ensuite roulé avec ma Vespa de l’Autriche à Rome, pendant deux semaines", a déclaré à l'AFP-TV David Baamonde, un habitant du Texas.

"Pour moi, la Vespa, c’est un art de vivre, une insouciance, profiter de l’instant présent, découvrir les paysages — c’est un mode de vie", déclare pour sa part l'Italien Andrea Musco.

"L'histoire de la Vespa, qui accompagne littéralement la naissance et l'essor de l'Italie après la Deuxième Guerre mondiale, est en quelque sorte un symbole iconique de notre histoire, de notre culture", avait rappelé le maire de la capitale italienne, Roberto Gualtieri, à l'occasion de la présentation des festivités.

La Vespa, qui signifie "guêpe" en italien - une référence au bruit du moteur de son prototype -, est née le 23 avril 1946, lorsque le premier brevet sur sa fabrication a été déposé en Italie par Piaggio. Elle continue depuis d'être produite notamment sur le site de Pontedera, en Toscane (centre-nord de l'Italie).

- "La Vespa, c’est spécial" -

Plus de 10.000 "Vespistes" en provenance du monde entier sont attendus sur leurs engins de toutes les époques, reconnaissables à leurs lignes arrondies, leur carrosserie en métal aux couleurs éclatantes et leur phare rond monté sur le guidon.

Parmi eux, Andrew Ward, 57 ans, et sa soeur Julie Stover, 63 ans, qui ont fait le déplacement depuis les Etats-Unis. Les deux Californiens ont loué une Vespa à Rome pour pouvoir participer au défilé.

"Nous avons eu des scooters et des motos toute notre vie. Mais j'ai toujours voulu une Vespa. (...) Maintenant, j'en ai deux", explique à l'AFP Andrew, coutumier des rassemblements de "Vespistes" dans son pays.

"C'est un scooter de grande qualité. Et il est associé à un certain statut. C'est classe, vous voyez. Ce n'est pas comme les petits scooters bon marché qu'on voit tout le temps sur la route. La Vespa, c'est spécial", poursuit sa soeur.

- Emancipation sociale -

Conçue pour être un moyen de transport populaire et accessible, la Vespa - qui a bénéficié de toutes sortes d'innovations dérivées de l'aviation, le coeur de métier de Piaggio - est aussi devenue le symbole d'une certaine émancipation sociale.

Son histoire est entremêlée avec "l'histoire d'un pays qui sort de l'après‑guerre, qui veut bouger, qui veut se relever", a commenté Matteo Colaninno, le président exécutif du groupe Piaggio, à la présentation des célébrations.

"Et ce désir de bouger n'est pas seulement une mobilité physique", c'est aussi "une sorte d'élan vers la mobilité économique et surtout la mobilité sociale", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, la Vespa est devenue un phénomène mondial, nous sommes à l'aube des 20 millions de véhicules produits" depuis 1946, a relevé M. Colaninno.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni photographiée jeudi assise sur une Vespa blanche dans les salons du Palazzo Chigi, sa résidence officielle, a salué dans le fameux scooter non seulement "une excellence industrielle" mais aussi "l'une des icônes italiennes les plus appréciées au monde, symbole de la créativité et du style italiens".

Mais pour Illac Diaz, originaire des Philippines, le plus "beau avec la Vespa", ce sont les amitiés qu'elle fait naître.

"Il n'y a aucun endroit où tu te gares sans que les gens deviennent des amis. Donc, la Vespa, c'est comme une famille", souligne cet homme de 52 ans, qui vient tout juste d'acheter une maison à Trieste, dans le nord de l'Italie, où il prévoit d'acquérir au plus vite... une nouvelle Vespa.