Une majorité des membres du Conseil de sécurité appelle Pyongyang à « abandonner » son programme de missiles

Cette photo prise le 31 octobre 2024 et diffusée par l'agence de presse officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA) via KNS le 1er novembre 2024 montre un tir d'essai du nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) Hwasong-19, dans un lieu non divulgué en Corée du Nord. (Photo AFP)
Cette photo prise le 31 octobre 2024 et diffusée par l'agence de presse officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA) via KNS le 1er novembre 2024 montre un tir d'essai du nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) Hwasong-19, dans un lieu non divulgué en Corée du Nord. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 06 novembre 2024

Une majorité des membres du Conseil de sécurité appelle Pyongyang à « abandonner » son programme de missiles

  • Dix des quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont les États-Unis, la France, le Japon, ont appelé mardi la Corée du Nord à « abandonner » son programme balistique.
  • « Mais deux membres du Conseil ont refusé de se joindre à une dénonciation unanime. »

NEW-YORK : Dix des quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont les États-Unis, la France, le Japon, ont appelé mardi la Corée du Nord à « abandonner » son programme balistique, condamnant le lancement fin octobre d'un missile intercontinental.

Ces membres du Conseil (l'Équateur, les États-Unis, la France, le Japon, la Malte, la Corée du Sud, la Sierra Leone, la Slovénie, la Suisse, le Royaume-Uni), ainsi que le Danemark, la Grèce et le Panama qui rejoindront le Conseil en janvier, « condamnent dans les termes les plus fermes le lancement le 30 octobre par la Corée du Nord d'un missile intercontinental ».

« Ce tir, qui s'ajoute au lancement à ce stade de plus de 100 missiles balistiques depuis 2022, est une claire violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (...) et menace de saper le régime international de non-prolifération », ajoute la déclaration commune. Celle-ci a été lue devant la presse par l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood, entouré par les représentants des autres pays signataires.

Le texte précise qu'en réponse à ce lancement, les États-Unis avaient proposé au Conseil d'adopter une déclaration qui constatait la violation des résolutions du Conseil par la Corée du Nord. Cette déclaration nécessite un consensus des 15 membres.

« Mais deux membres du Conseil ont refusé de se joindre à une dénonciation unanime. »

Le texte ne nomme pas les deux membres, mais les États-Unis et d'autres membres du Conseil accusent régulièrement la Russie et la Chine de protéger la Corée du Nord.

« Nous appelons la République démocratique de Corée du Nord à retourner à la table des négociations, à respecter ses obligations liées aux nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et à abandonner ses programmes d'armes de destruction massive et de missiles balistiques », ajoute la déclaration commune.

Le texte ne fait pas référence aux tirs, mardi, par Pyongyang d'une salve de missiles balistiques de courte portée, à quelques heures de l'élection présidentielle américaine.

La Corée du Nord est soumise depuis 2006 à des sanctions internationales, accrues à trois reprises en 2017.

Depuis cette date, le Conseil de sécurité n'a pas pu parvenir à une position unie. En mai 2022, la Chine et la Russie avaient mis leur veto à une résolution imposant de nouvelles sanctions contre Pyongyang, et aucune résolution ou déclaration du Conseil n'a été adoptée depuis.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.