Le roi Salmane invite Najib Mikati à participer à un sommet arabo-islamique

Le Premier ministre libanais Najib Mikati traverse le Conseil de sécurité des Nations unies, mercredi 25 septembre 2024, au siège de l'ONU. (Photo AP)
Le Premier ministre libanais Najib Mikati traverse le Conseil de sécurité des Nations unies, mercredi 25 septembre 2024, au siège de l'ONU. (Photo AP)
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Publié le Mercredi 06 novembre 2024

Le roi Salmane invite Najib Mikati à participer à un sommet arabo-islamique

  • Ce sommet portera sur les attaques israéliennes contre le peuple palestinien et les territoires libanais
  • Mikati a reçu l'invitation de Waleed Bukhari, l'ambassadeur du Royaume au Liban

BEYROUTH: Le Premier ministre sortant du Liban, Najib Mikati, a reçu, mardi, une invitation du roi Salmane ben Abdelaziz à participer au sommet arabo-islamique prévu le 11 novembre à Riyad.

Ce sommet portera sur les attaques israéliennes contre le peuple palestinien et les territoires libanais, qui coïncident avec une augmentation des frappes de drones israéliens à Beyrouth, au Liban-Sud et dans la Békaa, faisant de nouvelles victimes civiles.

Mikati a reçu l'invitation de Waleed Bukhari, l'ambassadeur du Royaume au Liban.

L'invitation précise que la participation au sommet est une «réaffirmation de la solidarité arabe et islamique dans les efforts visant à mettre fin à l'agression israélienne et à promouvoir la recherche d'une solution juste à la question palestinienne, garantissant les droits du peuple palestinien à établir un État indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale».

La guerre terrestre d'Israël en est à son 44e jour, et le bilan depuis que le Hezbollah a ouvert le front sud il y a 13 mois dépasse les 3 000 morts et les 13 000 blessés.

Alors que les assauts diminuaient dans la banlieue sud de Beyrouth, les habitants ont eu la possibilité d'inspecter leurs maisons et de récupérer les biens qu'ils pouvaient. Cependant, les affrontements sont restés intenses dans les régions méridionales et les frappes aériennes se sont poursuivies dans le sud et dans la région de la Békaa.

Deux frappes aériennes israéliennes ont visé la région de Jiyeh, à 28 km au sud de Beyrouth, tuant une femme et blessant sept personnes – qui ont été transportées à l'hôpital gouvernemental de Sibline.

Des frappes aériennes ont touché un bâtiment près de l'hôpital cheikh Ragheb Harb à Toul et un magasin à Jwaya. Une frappe aérienne à la périphérie de Bazouriyeh a fait des blessés, tandis que quatre personnes ont été tuées lors d'une frappe aérienne israélienne dans la ville de Baflieh, dans le district de Tyr.

Une femme âgée, Ghadia al-Suwaid, qui avait insisté pour rester chez elle dans la ville frontalière d'Al-Dhayra al-Fawqa, a été soupçonnée d'avoir été enlevée par des soldats israéliens. Les proches de la femme ont déclaré à l'Agence nationale de presse qu'«ils sont entrés dans la ville le matin et ne l'ont pas trouvée».

Pendant ce temps, un convoi de la Croix-Rouge, en coordination avec la Finul, s'est rendu à Wata Khiam, également à la frontière, pour achever la récupération de 15 corps dans les décombres après que des frappes aériennes ont touché leur maison il y a huit jours.

La Croix-Rouge a récupéré cinq corps il y a deux jours, mais des machines plus importantes étaient nécessaires pour continuer à déblayer les décombres.

Une frappe aérienne sur la ville de Deir Kifa a tué deux personnes et en a blessé plusieurs autres.

Des véhicules militaires israéliens ont été aperçus s'engouffrant dans les fermes de Chebaa vers les hauteurs d'Al-Sadana et la porte de Chebaa, où des affrontements ont été signalés entre les forces israéliennes et des membres du Hezbollah.

Mardi matin, les forces israéliennes ont tenté d'infiltrer Rmeich mais ont été forcées de battre en retraite après des affrontements avec des combattants du Hezbollah, tandis qu'à Haris, un motocycliste inconnu a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne.

Dans la Békaa, un drone israélien a pris pour cible une voiture sur la route entre Hortaala et Talia, transportant une famille déplacée de Baalbeck. Le raid a tué trois frères et sœur, Nathalie, Raed et Mohammed Naji Dandash, et blessé leur mère, Iman Fawzat Habib, qui a été transférée à l'hôpital universitaire Dar al-Amal.

Le Hezbollah a affirmé avoir ciblé «un rassemblement de soldats israéliens dans les casernes de Doviv et de Ma'ale Golani, et un autre dans les collines de Kfarchouba. Nous avons bombardé une usine d'explosifs à Hadera, au sud de Haïfa, avec une salve de missiles».

Le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a quant à lui affirmé que les forces israéliennes avaient détruit «une infrastructure souterraine d'environ 70 mètres de long et confisqué des armes et des lance-roquettes dans des zones accidentées et souterraines du Liban-Sud».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".