Violences à Amsterdam : Schoof annule son déplacement à la COP29

Un manifestant pro-palestinien tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Chaque jour est un 7 octobre » tandis qu'une banderole indique « De la mer à la rivière » lors d'une manifestation simultanée avec une commémoration pro-israélienne marquant l'anniversaire de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, à Amsterdam, aux Pays-Bas, le lundi 7 octobre 2024. (AP)
Un manifestant pro-palestinien tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Chaque jour est un 7 octobre » tandis qu'une banderole indique « De la mer à la rivière » lors d'une manifestation simultanée avec une commémoration pro-israélienne marquant l'anniversaire de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, à Amsterdam, aux Pays-Bas, le lundi 7 octobre 2024. (AP)
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Publié le Samedi 09 novembre 2024

Violences à Amsterdam : Schoof annule son déplacement à la COP29

  • Je reste aux Pays-Bas en raison de l'impact social majeur des événements de jeudi soir dernier à Amsterdam », a-t-il expliqué.
  • La police néerlandaise a fait état de cinq personnes brièvement hospitalisées et de 62 arrestations après les violences de la nuit.

LA HAYE : Le Premier ministre néerlandais Dick Schoof a annoncé samedi avoir annulé son déplacement à la conférence climatique COP29 de Bakou, qui débute la semaine prochaine, en raison des violences contre des citoyens israéliens jeudi soir à Amsterdam.

« Je n'irai pas en Azerbaïdjan la semaine prochaine pour la Conférence des Nations unies sur le climat COP29 », a annoncé M. Schoof sur X. « Je reste aux Pays-Bas en raison de l'impact social majeur des événements de jeudi soir dernier à Amsterdam », a-t-il expliqué.

Jeudi soir, des supporters du club de football israélien Maccabi Tel-Aviv ont été violemment pris à partie par des groupes d'individus dans les rues d'Amsterdam.

La maire d'Amsterdam, Femke Halsema, a qualifié ces violences d'« explosion d'antisémitisme ». Elles ont suscité des réactions d'indignation dans le monde.

La police néerlandaise a fait état de cinq personnes brièvement hospitalisées et de 62 arrestations après les violences de la nuit.

Tout comme de nombreux dirigeants de la communauté internationale, M. Schoof a qualifié les « attaques antisémites » d'« inacceptables ».

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a de son côté condamné « les chants anti-arabes entonnés par des Israéliens et l'attaque contre le drapeau palestinien à Amsterdam ».

M. Schoof a été critiqué pour ne pas être immédiatement rentré aux Pays-Bas depuis un sommet européen à Budapest, alors que les violences ont éclaté jeudi soir.

« Lundi, lors du conseil ministériel, nous parlerons des événements d'Amsterdam », a indiqué le Premier ministre néerlandais.

« Je m'entretiendrai également mardi avec diverses organisations juives et organisations sociales sur la lutte contre l'antisémitisme ainsi que sur les troubles et les inquiétudes qui existent », a-t-il ajouté.

La COP réunira 198 pays à Bakou, en Azerbaïdjan, à partir du 11 novembre, et durera au moins jusqu'au 22 novembre.

Le gouvernement néerlandais sera notamment représenté par la ministre de l'Environnement, Sophie Hermans.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.