Sommet de Riyad: Les dirigeants arabes et musulmans réaffirment leur soutien à la cause palestinienne

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan s'exprime lors de la conférence de presse de clôture du sommet extraordinaire conjoint des dirigeants de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et de la Ligue arabe à Riyad, le 11 novembre 2024. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan s'exprime lors de la conférence de presse de clôture du sommet extraordinaire conjoint des dirigeants de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et de la Ligue arabe à Riyad, le 11 novembre 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 12 novembre 2024

Sommet de Riyad: Les dirigeants arabes et musulmans réaffirment leur soutien à la cause palestinienne

  • Dans leur déclaration finale, ils réitèrent leur soutien au peuple palestinien et à la lutte pour ses droits légitimes
  • Il s'agit notamment du droit à la liberté, du droit à un État souverain indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, et du droit au retour des réfugiés

RIYADH : Les dirigeants des pays arabes et musulmans qui ont participé lundi à un sommet extraordinaire à Riyad pour discuter des guerres d'Israël à Gaza et au Liban ont publié une déclaration finale dans laquelle ils ont affirmé l'importance de la cause palestinienne et leur soutien ferme au peuple palestinien et à ses efforts pour obtenir ses droits nationaux légitimes et inaliénables.

Ces droits comprennent le droit à la liberté, ont déclaré les dirigeants, le droit à un État indépendant et souverain avec Jérusalem-Est comme capitale, le droit au retour des réfugiés, le droit aux compensations qui leur sont dues conformément aux résolutions internationales, et le droit de contester toute tentative de nier ou d'affaiblir ces droits.

Les dirigeants ont également réaffirmé leur soutien à la pleine souveraineté de l'État de Palestine sur Jérusalem-Est occupée. Ils ont déclaré que Jérusalem restait une ligne rouge pour les nations arabes et musulmanes et ont exprimé leur solidarité absolue dans la protection de l'identité arabe et islamique de Jérusalem-Est occupée et dans la défense du caractère sacré des lieux saints islamiques et chrétiens qui s'y trouvent.

Ils ont également affirmé leur soutien absolu au Liban, notamment à sa sécurité, à sa stabilité, à sa souveraineté et à la sécurité de ses citoyens.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.