Les réactions à l'annonce du cessez-le-feu au Liban

Un homme brandit le drapeau du Liban dans la ville de Sidon, au sud du Liban, le 27 novembre 2024, alors que les personnes déplacées regagnent leurs maisons dans le sud du Liban après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme brandit le drapeau du Liban dans la ville de Sidon, au sud du Liban, le 27 novembre 2024, alors que les personnes déplacées regagnent leurs maisons dans le sud du Liban après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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Publié le Mercredi 27 novembre 2024

Les réactions à l'annonce du cessez-le-feu au Liban

  • Voici les principales réactions au cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban, négocié à l'initiative des Etats-Unis et de la France et entré en vigueur mercredi matin

PARIS: Voici les principales réactions au cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban, négocié à l'initiative des Etats-Unis et de la France et entré en vigueur mercredi matin.

- Etats-Unis et France

Le Président américain Joe Biden a évoqué une "bonne nouvelle", estimant que l'accord permettait "un nouveau départ" pour le Liban.

"Dans les jours à venir, les Etats-Unis vont mener à nouveau un effort avec la Turquie, l'Egypte, le Qatar, Israël et d'autres pays pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza, à la libération des otages et à la fin de la guerre sans le Hamas au pouvoir", a déclaré M. Biden.

"Cet accord doit ouvrir la voie à un cessez-le-feu trop longtemps attendu face aux souffrances sans commune mesure de la population de Gaza", a relevé le président français Emmanuel Macron.

"La restauration de la souveraineté du Liban passe par l'élection sans délai d'un président de la République", a-t-il également déclaré.

MM. Biden et Macron ont indiqué dans un communiqué commun que Washington et Paris veilleraient à ce que l'accord soit "mis en œuvre dans son intégralité", se disant "déterminés à faire en sorte que ce conflit ne provoque pas de nouveau cycle de violence".

Cet accord "protégera Israël de la menace que représentent le Hezbollah et les autres organisations terroristes opérant depuis le Liban". Il "créera les conditions nécessaires au rétablissement durable du calme et permettra le retour en toute sécurité dans leurs foyers des habitants des deux côtés de la Ligne bleue", la ligne de démarcation fixée par l'ONU entre le Liban et Israël, ont-ils affirmé.

- Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que la durée du cessez-le-feu dépendrait "de ce qui se passera au Liban". "Nous maintenons une totale liberté d'action militaire" au Liban, a-t-il ajouté: "Si le Hezbollah viole l'accord et tente de se réarmer, nous attaquerons."

Une trêve au Liban permettra à Israël, selon lui, de "se concentrer sur la menace iranienne", et d'"intensifier" sa pression sur le Hamas palestinien, contre lequel il mène une offensive meurtrière dans la bande de Gaza en représailles à son attaque sans précédent sur le sol israélien du 7 octobre 2023.

Le président israélien Isaac Herzog a déclaré de son côté: "La décision du cabinet de sécurité israélien d'approuver la trêve est à la fois correcte et importante, mais il doit être clair que l'Etat d'Israël défendra ses citoyens à tout moment, en tout lieu et de toutes les manières".

"Nous devons saisir cette opportunité et déployer tous les efforts possibles pour remplir notre devoir moral le plus élevé et ramener chez nous nos frères et sœurs retenus en otages à Gaza. Nous devons agir sur cette question avec la plus grande urgence!"

- Liban

Le Premier ministre libanais Najib Mikati a estimé que l'accord constituait une "étape fondamentale" vers la stabilité régionale.

Remerciant Paris et Washington pour leur implication, M. Mikati a indiqué que son gouvernement était engagé à "renforcer la présence de l'armée dans le sud du pays", un bastion du mouvement islamiste Hezbollah.

- Autorité palestinienne -

L'Autorité palestinienne a salué mercredi dans un communiqué la trêve entre Israël et le Hezbollah, disant espérer que celle-ci "contribuera à arrêter la violence et l'instabilité" dans l'ensemble de la région.

- Iran

Téhéran a salué mercredi "l'arrêt de l'agression" israélienne au Liban, où l'Iran appuie financièrement et militairement le Hezbollah.

L'Iran "soutient fermement le gouvernement, la nation et la résistance libanaise", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

- Irak -

Le ministère irakien des Affaires étrangères salue la trêve au Liban, appelant à "multiplier les efforts internationaux pour éviter toute nouvelle escalade". "La communauté internationale" doit aussi "prendre des mesures sérieuses et urgentes pour stopper les massacres et les attaques" contre les Palestiniens à Gaza, ajoute le ministère.

- Arabie saoudite -

L'Arabie saoudite a salué "tous les efforts internationaux" déployés pour parvenir au cessez-le-feu, selon le ministère des Affaires étrangères saoudien.

La puissante monarchie du Golfe a affirmé espérer que le cessez-le-feu conduira à "préserver la souveraineté" du Liban et à appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.

- Jordanie -

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a salué mercredi "une étape importante". Elle "doit être suivie d'un effort international visant à mettre fin à l'agression contre la bande de Gaza et aux attaques israéliennes en Cisjordanie occupée", souligne-t-il.

- Qatar -

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar se "félicite du cessez-le-feu conclu au Liban", dans un communiqué. Il "espère un accord similaire pour mettre fin à la guerre en cours dans la bande de Gaza et aux assauts israéliens en Cisjordanie occupée".

- Turquie -

Le ministère turc des Affaires étrangères "salue le résultat positif des négociations pour un cessez-le-feu au Liban et espère qu'il sera permanent". "La communauté internationale devrait faire pression sur Israël pour qu'il respecte strictement le cessez-le-feu et compense les dégâts qu'il a causés au Liban", ajoute-t-il. Le ministère turc insiste aussi, "afin de garantir la paix et la stabilité dans la région", pour qu'un "cessez-le-feu permanent et global soit déclaré le plus rapidement possible à Gaza".

- Chine -

Pékin a dit mercredi "saluer" le cessez-le-feu au Liban entre Israël et le Hezbollah. "Nous soutenons tous les efforts visant à apaiser les tensions et à instaurer la paix, et nous saluons l'accord de cessez-le-feu conclu par les parties concernées', a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning.

- Allemagne

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a salué l'accord, y voyant "un rayon d'espoir pour la région toute entière".

"Les populations des deux côtés de la frontière veulent vivre dans une sécurité réelle qui dure", a commenté Mme Baerbock, estimant que l'accord était "un succès pour la diplomatie."

- Royaume-Uni

Le cessez-le-feu "va apporter un certain soulagement aux populations civiles du Liban et du nord d'Israël, qui ont subi des conséquences inimaginables au cours des derniers mois d'un conflit dévastateur", a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, estimant cependant qu'il n'avait "que trop tardé".

Le cessez-le-feu "doit maintenant être transformé en une solution politique durable au Liban", a-t-il ajouté.

- Union européenne

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué "une nouvelle très encourageante, avant tout pour les peuples libanais et israélien affectés par les combats".

"Le Liban aura l'opportunité de renforcer sa sécurité intérieure et sa stabilité grâce à l'influence réduite du Hezbollah", selon elle.

- Suisse

"Il est temps que la souffrance des civils prenne fin", a commenté le ministère des Affaires étrangères helvétique, saluant l'annonce du cessez-le-feu.

La Suisse "exhorte toutes les parties à respecter le droit international et prioriser la diplomatie pour une désescalade dans toute la région. Un cessez-le-feu à Gaza, la libération immédiate et inconditionnelle des otages et l'augmentation de l'aide humanitaire sont aussi urgents".

- Pays-Bas

"C'est une bonne chose" qu'un accord ait été conclu, a réagi le Premier ministre néerlandais Dick Schoof. "Il est important que toutes les parties s'y engagent dès maintenant, afin que la situation puisse se désamorcer et que les citoyens des deux côtés de la frontière puissent rentrer chez eux en toute sécurité", a-t-il ajouté.

"Un cessez-le-feu est et restera désespérément nécessaire à Gaza également, afin de permettre la libération de tous les otages, un meilleur accès à l'aide humanitaire et une désescalade de la violence dans la région", a-t-il écrit sur X.

- ONU

Le cessez-le-feu annoncé mardi entre Israël et le Liban demandera un "travail considérable" pour assurer sa pérennité, a estimé la représentante de l'ONU pour le Liban, dans un communiqué saluant l'accord.

"Cet accord crucial marque le point de départ d'un processus critique" pour assurer la sécurité des civils des deux côtés de la Ligne bleue, a déclaré Jeanine Hennis-Plasschaert.


Trump dit ne pas penser que le guide suprême iranien soit mort

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
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  • Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei
  • Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

WASHINGTON: Donald Trump a dit mercredi qu'il "ne pensait pas" que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis fin février, "soit mort".

"Il a été très sérieusement blessé mais je ne pense pas qu'il soit mort", a dit le président américain pendant un entretien avec un animateur conservateur, Glenn Beck.

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei.

Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

Cette discrétion, en plein conflit régional, a donné lieu à des spéculations à la fois sur son état de santé et sur ses relations avec d'autres hauts responsables iraniens.


Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

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  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre"
  • Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte

TEHERAN: Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre.

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre".

Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration".

Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés".

"Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen."

Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques".

"Mines retirées", selon Trump 

Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz".

"L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté.

Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran.

Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars.

La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz.

Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Washington mène en retour un blocus des ports iraniens.

Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.