Moody's améliore les notes de 11 banques saoudiennes

Les conditions de crédit pour les banques en Arabie Saoudite s'améliorent grâce à la dynamique de diversification économique, selon Moody's. (Shutterstock)
Les conditions de crédit pour les banques en Arabie Saoudite s'améliorent grâce à la dynamique de diversification économique, selon Moody's. (Shutterstock)
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Publié le Samedi 30 novembre 2024

Moody's améliore les notes de 11 banques saoudiennes

  • Onze banques saoudiennes ont vu leurs notes de dépôt à long terme et de premier rang non garanti relevées par Moody's grâce à un environnement opérationnel solide
  • L'agence de notation a également attribué la décision à la plus grande capacité du gouvernement du Royaume à soutenir les banques en cas de besoin

RIYAD: Onze banques saoudiennes ont vu leurs notes de dépôt à long terme et de premier rang non garanti relevées par Moody's grâce à un environnement opérationnel solide.

L'agence de notation a également attribué la décision - qui concerne des institutions telles que Saudi National Bank, Al Rajhi Bank, Riyad Bank - à la plus grande capacité du gouvernement du Royaume à soutenir les banques en cas de besoin.

Au début du mois de novembre, Moody's a modifié la note d'émetteur du gouvernement saoudien, la faisant passer de A1 à Aa3, ainsi que ses perspectives, qui sont passées de positives à stables.

Les autres banques concernées par ce changement sont la Saudi Awwal Bank, la Banque Saudi Fransi et l'Alinma Bank, ainsi que l'Arab National Bank, la Bank AlBilad et la Saudi Investment Bank.

La Bank AlJazira et la Gulf International Bank - Saudi Arabia ont également connu des changements.

L'agence a également modifié la perspective de la note des dépôts à long terme de toutes les banques en la faisant passer de stable à positive, à l'exception de la banque Al Rajhi, qui détenait déjà cette note.

"Les conditions de crédit pour les banques en Arabie saoudite s'améliorent car la dynamique de diversification économique reste robuste", a déclaré Moody's dans un communiqué de presse, ajoutant: "Nous nous attendons à ce que le PIB du secteur privé hors hydrocarbures continue de croître d'environ 4 à 5 pour cent dans les années à venir - parmi les plus élevés de la région du Conseil de coopération du Golfe et une indication des progrès continus dans la diversification qui réduira l'exposition du Royaume à l'évolution du marché du pétrole et à la transition carbone à long terme au fil du temps".

L'agence a également annoncé qu'elle avait revu à la hausse les évaluations de crédit de base de la Saudi National Bank, de la Saudi Awwal Bank et de la Gulf International Bank - Saudi Arabia, et qu'elle avait confirmé les évaluations de crédit de base des huit autres banques.

L'augmentation continue de l'emploi dans le Royaume, y compris la participation croissante des femmes à la main-d'œuvre, soutiendra la demande de services bancaires, selon Moody's.

"Dans ce contexte, nous nous attendons à ce que la croissance du crédit dans le système bancaire reste robuste, en particulier pour les emprunteurs de haute qualité liés à l'exécution des giga-projets, ce qui soutiendra à son tour la qualité des actifs et la rentabilité pour toutes les banques à travers le système, bien qu'à des degrés divers", a déclaré le rapport.

En ce qui concerne la probabilité d'un soutien gouvernemental, Moody's a modifié son évaluation de "élevée" à "très élevée" pour Alinma Bank, Bank AlBilad, Saudi Investment Bank et Bank AlJazira.

Le rapport indique que ce changement "reflète le rôle vital que joue le système bancaire dans le soutien du programme de diversification".

Il ajoute: "Le plan de diversification économique du gouvernement continue de progresser et, avec le temps, réduira encore l'exposition de l'Arabie saoudite à l'évolution du marché pétrolier. En outre, la stabilité et la résilience du système bancaire soutiennent la confiance des investisseurs, les investissements privés nationaux ou étrangers, ce qui est essentiel pour le plan de diversification du gouvernement et, à notre avis, augmente la probabilité d'un soutien du gouvernement en cas de besoin".

Dans son analyse de la Saudi National Bank - la plus grande institution de ce type dans la région du CCG - Moody's a déclaré que son bilan est bien diversifié dans les secteurs de la banque de détail, de la banque d'affaires et de la trésorerie, et qu'il soutient la qualité élevée et croissante de ses actifs, avec des prêts non productifs par rapport aux prêts bruts de 1,6 pour cent en septembre.

"Les réserves de liquidités de la banque restent saines et suffisantes pour modérer le risque de concentration sur les dépôts du gouvernement, une caractéristique commune à toutes les banques saoudiennes", ajoute le rapport.

En ce qui concerne la décision de confirmer le BCA d'Al Rajhi Bank à a3, Moody's a déclaré que cela "reflète la franchise de détail islamique domestique dominante de la banque et notre attente que l'amélioration des conditions d'exploitation soutiendra le maintien de la performance financière de la banque".

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.