Syrie: les rebelles sont entrés dans la ville-clé de Hama 

Les rebelles étaient parvenus mercredi soir à encercler quasi totalement la quatrième ville de Syrie, après une offensive fulgurante depuis le nord qui leur avait permis de prendre Alep. (AFP)
Les rebelles étaient parvenus mercredi soir à encercler quasi totalement la quatrième ville de Syrie, après une offensive fulgurante depuis le nord qui leur avait permis de prendre Alep. (AFP)
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Publié le Jeudi 05 décembre 2024

Syrie: les rebelles sont entrés dans la ville-clé de Hama 

  • L'armée syrienne a reconnu avoir perdu le contrôle de la ville et indiqué que ses forces s'étaient "redéployées" à l'extérieur de Hama
  • Située à 210 km au nord de Damas, Hama est une ville stratégique pour le gouvernement de Bachar al-Assad car elle commande la route vers la capitale.

BEYROUTH: Les rebelles emmenés par des islamistes radicaux sont entrés jeudi dans la ville stratégique de Hama, dans le centre de la Syrie, au prix d'âpres batailles avec l'armée du président Bachar al-Assad qui a reconnu sa défaite.

C'est la deuxième ville dont les rebelles emmenés par les islamistes extrémistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) s'emparent en l'espace d'une semaine: Alep, deuxième ville du pays, était tombée le 1er décembre.

Les rebelles "sont entrés dans plusieurs quartiers de la ville de Hama, et des combats de rue s'y déroulent avec les forces du régime", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'armée syrienne a reconnu avoir perdu le contrôle de la ville et indiqué que ses forces s'étaient "redéployées" à l'extérieur de Hama.

Située à 210 km au nord de Damas, Hama est une ville stratégique pour le gouvernement de Bachar al-Assad car elle commande la route vers la capitale.

L'OSDH avait fait état jeudi matin de combats "acharnés" entre les rebelles emmenés par les islamistes extrémistes de HTS et l'armée syrienne, qui avait acheminé des renforts dans la ville.

Les rebelles étaient parvenus mercredi soir à encercler quasi totalement la quatrième ville de Syrie, après une offensive fulgurante depuis le nord qui leur avait permis de prendre Alep.

Jeudi, il ont annoncé avoir pris la prison de Hama et libéré des centaines de détenus.

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.