Moselle: un parent d'élève convoqué au tribunal après des menaces de mort sur un professeur

Des habitants se tiennent sur un pont lors d'un épisode d'inondation à Boulay-Moselle, dans le nord-est de la France, le 17 mai 2024. Le 17 mai 2024, Météo-France a déclaré le département de la Moselle en vigilance rouge pluie-inondation en raison d'un « très fort épisode pluvio-orageux à proximité de la frontière allemande nécessitant une vigilance maximale sur le département ». (AFP)
Des habitants se tiennent sur un pont lors d'un épisode d'inondation à Boulay-Moselle, dans le nord-est de la France, le 17 mai 2024. Le 17 mai 2024, Météo-France a déclaré le département de la Moselle en vigilance rouge pluie-inondation en raison d'un « très fort épisode pluvio-orageux à proximité de la frontière allemande nécessitant une vigilance maximale sur le département ». (AFP)
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Publié le Jeudi 12 décembre 2024

Moselle: un parent d'élève convoqué au tribunal après des menaces de mort sur un professeur

  • Le père d'un élève, auteur de menaces de mort à l'encontre d'un professeur de son fils d'un lycée de Saint-Avold (Moselle), sera jugé en correctionnelle en mai 2025, a annoncé jeudi le parquet de Sarreguemines
  • Le mis en cause, âgé de 49 ans et "dépourvu d'antécédent judiciaire", est convoqué au tribunal le 2 mai prochain. Il encourt jusqu'à "3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende" pour "menaces de crime contre un personnel enseignant"

STRASBOURG: Le père d'un élève, auteur de menaces de mort à l'encontre d'un professeur de son fils d'un lycée de Saint-Avold (Moselle), sera jugé en correctionnelle en mai 2025, a annoncé jeudi le parquet de Sarreguemines.

Le mis en cause, âgé de 49 ans et "dépourvu d'antécédent judiciaire", est convoqué au tribunal le 2 mai prochain. Il encourt jusqu'à "3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende" pour "menaces de crime contre un personnel enseignant", a précisé à l'AFP le procureur de la République, Olivier Glady, tout en précisant "qu'aucune connotation religieuse n'a accompagné" les menaces proférées.

"L'élève concerné rencontre des difficultés relationnelles avec ses enseignants, et fait preuve d'un comportement inadéquat en cours. Son père n'a pas accepté les remontrances adressées à son enfant et a surréagi, ce qui a conduit (lundi) à des propos menaçants à l'encontre de l'enseignant", avait annoncé le rectorat mercredi.

Selon une source policière, le père de l'élève a dans un premier temps remis en cause la légitimité de l'enseignant du lycée polyvalent Jean-Victor Poncelet de Saint-Avold par un mail menaçant adressé à la directrice du lycée.

Redirigé vers le Conseiller principal d'éducation (CPE) de l'établissement, le père a déclaré: "Je vais le choper et lui casser la tête. Avec des profs comme ça, il faut pas s'étonner qu'il y ait des Samuel Paty !".

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait été tué en octobre 2020 par un jeune homme radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

L'assaillant avait été abattu mais huit personnes soupçonnées de complicité sont actuellement jugées au palais de justice de Paris, jusqu'au 20 décembre.

Ni le rectorat ni l'établissement n'ont précisé quelle matière enseignait le professeur menacé à Saint-Avold, ni dans quelle classe figurait l'élève.

Le lycée Poncelet accueille 1.500 élèves et ne semble pas connaître pas de difficultés particulières.

Au début du mois déjà, le parquet de Lyon avait entamé des poursuites à l'égard de deux collégiens de 13 et 14 ans, auteurs de "menaces de mort" en ligne à l'encontre des professeurs d'un collège lyonnais.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.