Un média palestinien affirme qu'une frappe israélienne a tué cinq de ses journalistes à Gaza

Un Palestinien nettoie les restes d'un véhicule de radiodiffusion après une frappe aérienne israélienne qui a tué cinq journalistes de la chaîne de télévision Al-Quds Al-Youm près de l'hôpital Al-Awda, 26 décembre 2024. (REUTERS)
Un Palestinien nettoie les restes d'un véhicule de radiodiffusion après une frappe aérienne israélienne qui a tué cinq journalistes de la chaîne de télévision Al-Quds Al-Youm près de l'hôpital Al-Awda, 26 décembre 2024. (REUTERS)
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Publié le Jeudi 26 décembre 2024

Un média palestinien affirme qu'une frappe israélienne a tué cinq de ses journalistes à Gaza

  • : Une chaîne de télévision palestinienne affiliée au Jihad islamique a annoncé jeudi la mort de cinq de ses journalistes, tués selon elle lors d'une frappe israélienne dans la bande de Gaza.
  • D'après le média, ses employés ont été tués dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, « alors qu'ils accomplissaient leur devoir journalistique et humanitaire ».

GAZA : Une chaîne de télévision palestinienne affiliée au Jihad islamique a annoncé jeudi la mort de cinq de ses journalistes, tués selon elle lors d'une frappe israélienne dans la bande de Gaza. L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé une cellule du groupe armé.

Dans un communiqué, la chaîne Al-Quds Today annonce la mort à l'aube de « cinq journalistes martyrs : Faisal Abu Al-Qumsan, Ayman Al-Jadi, Ibrahim Al-Sheikh Khalil, Fadi Hassouna et Mohammed Al-Lada'a, tués dans une attaque sioniste visant un véhicule » de cette chaîne de télévision locale.

D'après le média, ses employés ont été tués dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, « alors qu'ils accomplissaient leur devoir journalistique et humanitaire ».

Des témoins oculaires ont déclaré qu'un missile tiré par un avion israélien avait touché leur véhicule, garé devant l'hôpital Al-Awda, tuant les journalistes.

De son côté, l'armée israélienne a affirmé sur Telegram avoir mené « une frappe précise sur un véhicule appartenant à une cellule du Jihad islamique terroriste et circulant dans la zone de Nousseirat ».

Les forces israéliennes affirment qu'« avant la frappe, plusieurs mesures ont été prises pour réduire le risque de blesser des civils, notamment en recourant à des munitions précises et à la surveillance aérienne ».

La chaîne Al-Quds Today a dénoncé « un crime qui s'ajoute à la série de crimes de l'occupation israélienne contre les journalistes palestiniens ».

« Les journalistes sont des civils et doivent toujours être protégés », a dénoncé sur X le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

La semaine dernière, le Syndicat des journalistes palestiniens avait annoncé dans un communiqué que « plus de 190 » journalistes avaient été tués et « plus de 400 » autres blessés depuis le début de la guerre à Gaza.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas et son allié le Jihad islamique combattent les troupes israéliennes qui ont lancé une offensive aérienne puis terrestre dans la bande de Gaza en réponse à l'attaque inédite du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.