Scholz dénonce les ingérences de Musk dans la campagne électorale allemande

Le chancelier allemand Olaf Scholz pose pour des photos après l'enregistrement de son discours du Nouvel An à la Chancellerie, à Berlin, le 29 décembre 2024. (Photo AFP)
Le chancelier allemand Olaf Scholz pose pour des photos après l'enregistrement de son discours du Nouvel An à la Chancellerie, à Berlin, le 29 décembre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Mardi 31 décembre 2024

Scholz dénonce les ingérences de Musk dans la campagne électorale allemande

  • « Ce sont les citoyens qui décident du résultat du vote. Ce ne sont pas les propriétaires des réseaux sociaux qui en décident », a déclaré le chancelier dans son allocution de nouvelle année, qui doit être diffusée mardi soir.
  • « Ce n'est pas celui qui crie le plus fort qui détermine ce qui se passera ensuite en Allemagne, mais plutôt la grande majorité des personnes décentes et raisonnables », a encore affirmé le chef du gouvernement social-démocrate.

BERLIN : Les principaux dirigeants allemands, le chancelier Olaf Scholz et son vice-chancelier Robert Habeck, ont dénoncé mardi le soutien continu du milliardaire américain Elon Musk au parti d'extrême droite du pays, l'AFD, à deux mois des élections législatives.

« Ce sont les citoyens qui décident du résultat du vote. Ce ne sont pas les propriétaires des réseaux sociaux qui en décident », a déclaré le chancelier dans son allocution de nouvelle année, qui doit être diffusée mardi soir.

« Ce n'est pas celui qui crie le plus fort qui détermine ce qui se passera ensuite en Allemagne, mais plutôt la grande majorité des personnes décentes et raisonnables », a encore affirmé le chef du gouvernement social-démocrate.

Son vice-chancelier, ministre de l’Économie et du Changement climatique, l'écologiste Robert Habeck, a également fustigé la « logique » et le « système » de Elon Musk dans son propre message du Nouvel An.

« Musk renforce ceux qui affaiblissent l'Europe. Une Europe faible est dans l'intérêt de ceux pour qui la réglementation constitue une limite inappropriée à leur pouvoir », affirme le candidat des Verts à la chancellerie.

L'embarras en Allemagne est à la mesure de l'influence grandissante que semble prendre le multimilliardaire sur la future présidence Trump, dans lequel il doit prendre la tête du « Département de l'efficacité gouvernementale ».

Samedi, le quotidien Welt a publié une tribune dans laquelle le patron de X, SpaceX et Tesla affirme que l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est « la dernière lueur d'espoir » pour le pays.

Lundi soir, l'homme le plus riche du monde a de nouveau affiché un soutien appuyé à l'AfD en déclarant sur X, sous son pseudonyme Kekius Maximus, que le parti allait « remporter une victoire épique » lors des élections.

L'AfD est créditée de 20,5 % des intentions de vote, en hausse, dans un sondage Insa publié mardi par Bild. Elle se classe deuxième derrière l'opposition conservatrice, en tête avec 31 %.

Elon Musk a aussi qualifié le président allemand de « tyran anti-démocratique » lundi soir sur X, commentant ainsi l'affirmation fallacieuse d'une influenceuse pro-AfD, selon laquelle Frank-Walter Steinmeier allait annuler les résultats des élections.

Vendredi, le chef de l’État avait mis en garde contre « l'influence extérieure » qui, selon lui, constitue « un danger pour la démocratie », notamment quand elle s'exprime de façon « ouverte et non dissimulée », comme c'est le cas actuellement, de manière particulièrement intensive, sur la plateforme X.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".