Syrie : le nouveau ministre de l'Information promet la « liberté de la presse et d'expression »

Le ministre syrien de l'Information, Mohamed al-Omar, s'adresse à des membres des médias lors d'une réunion à Damas, le 31 décembre 2024. (Photo AFP)
Le ministre syrien de l'Information, Mohamed al-Omar, s'adresse à des membres des médias lors d'une réunion à Damas, le 31 décembre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 01 janvier 2025

Syrie : le nouveau ministre de l'Information promet la « liberté de la presse et d'expression »

  • Le ministre de l'Information des nouvelles autorités syriennes a déclaré à l'AFP œuvrer pour une presse « libre », s'engageant à garantir « la liberté d'expression » dans un pays où les médias ont été muselés par l'ancien pouvoir durant des décennies.
  • il a également tenu à rassurer les journalistes ayant travaillé sous le joug du président déchu Bachar al-Assad, mais refusé d'être « des instruments de propagande », promettant qu'ils seraient « appelés à revenir à leurs postes ».

DAMAS : Le ministre de l'Information des nouvelles autorités syriennes a déclaré à l'AFP œuvrer pour une presse « libre », s'engageant à garantir « la liberté d'expression » dans un pays où les médias ont été muselés par l'ancien pouvoir durant des décennies.

Dans une Syrie meurtrie par plus de 13 années d'une guerre civile dévastatrice, il a également tenu à rassurer les journalistes ayant travaillé sous le joug du président déchu Bachar al-Assad, mais refusé d'être « des instruments de propagande », promettant qu'ils seraient « appelés à revenir à leurs postes ».

« Le régime pratiquait la censure et il y avait une forte restriction des libertés de la presse et d'expression. Pour la phase à venir, nous œuvrons à la reconstruction d'un champ médiatique syrien libre, objectif et professionnel », a déclaré à l'AFP Mohamed al-Omar, le ministre.

Il fait partie du gouvernement de transition installé à Damas par la coalition de groupes armés emmenée par la formation islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui a renversé le pouvoir de Bachar al-Assad le 8 décembre, mettant fin à plus d'un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial.

Quelques heures seulement après la prise de Damas par cette alliance, les médias d'État syriens, qui vantaient autrefois la gloire du président déchu, fustigeaient son « régime criminel », affichant sur les réseaux sociaux le drapeau aux trois étoiles, symbole du soulèvement populaire de 2011 contre son pouvoir.

« Nous travaillons à consolider les libertés de la presse et d'expression qui étaient sévèrement restreintes dans les régions du régime déchu », a ajouté M. Omar, déjà ministre de l'Information du « gouvernement de Salut » autoproclamé installé par HTS dans l'ancien bastion rebelle d'Idleb (nord-ouest).

Des décennies durant, le parti Baas au pouvoir et le clan Assad ont étouffé toutes les libertés en Syrie, muselant la parole des journalistes et transformant les médias en outils à leur solde.

- « Polir l'image » -

Lorsque des manifestations prodémocratie éclatent en 2011, le mouvement est réprimé dans le sang et les rebelles qui prennent les armes contre le pouvoir de Damas sont rapidement qualifiés de « terroristes » par les autorités.

« Nous ne voulons plus continuer comme avant, c'est-à-dire avoir un média officiel dont le rôle est de polir l'image du pouvoir », a déclaré à l'AFP M. Omar.

Les nouvelles autorités multiplient les gestes et déclarations pour rassurer les minorités du pays multiethnique et multiconfessionnel, ainsi que les délégations diplomatiques occidentales et arabes qui défilent à Damas pour établir le contact.

M. Omar a aussi affirmé vouloir « réduire la bureaucratie et faciliter le travail des équipes de la presse étrangère ». Sous l'ancien régime, les médias étrangers étaient étroitement surveillés et leurs journalistes ne pouvaient pas facilement obtenir de visas.

« Depuis la libération (...), en particulier à Damas, nous avons demandé à ce que le travail médiatique se poursuive au sein des institutions anciennement tenues par le régime », a-t-il ajouté.

Le 13 décembre, son ministère a publié un communiqué dans lequel les nouvelles autorités affirment leur volonté de punir « tous les journalistes qui ont fait partie de la machine de guerre et de propagande du régime déchu et qui ont contribué, de façon directe ou indirecte, à la promotion de ses crimes ».

Mardi, le ministre a échangé avec des dizaines de journalistes syriens pour discuter de la transition.

« Nous voulons des médias reflétant les cultures syriennes dans leur diversité, reflétant leurs ambitions, qui transmettent leurs préoccupations et servent de lien entre le peuple et l'administration en place », a-t-il ajouté à l'AFP.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.