Accords commerciaux et méga-projets d'infrastructures entre l'Irak et le Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Keir Starmer (G) serre la main du Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 14 janvier 2025, avant leur rencontre. (AFP)
Le Premier ministre britannique Keir Starmer (G) serre la main du Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 14 janvier 2025, avant leur rencontre. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 janvier 2025

Accords commerciaux et méga-projets d'infrastructures entre l'Irak et le Royaume-Uni

  • Méga-projets de 12,3 milliards de livres sterling, partenariat de défense "stratégique": la visite au Royaume-Uni du Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani a été marquée mardi par une série d'accords
  • Un consortium emmené par le Royaume-Uni sera chargé d'un projet d'une valeur de 5,3 milliards de livres pour fournir une eau propre et améliorer l'irrigation dans le sud et l'ouest

LONDRES: Méga-projets de 12,3 milliards de livres sterling, partenariat de défense "stratégique": la visite au Royaume-Uni du Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani a été marquée mardi par une série d'accords illustrant la volonté des deux pays de consolider leurs relations.

Le chef du gouvernement irakien, porté au pouvoir par une coalition de partis pro-Iran, a rencontré mardi matin le roi Charles III avant de s'entretenir avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Les deux dirigeants ont "approuvé un ensemble d'accords commerciaux à hauteur de 12,3 milliards de livres sterling" (plus de 14 milliards d'euros), d'après un communiqué commun. De quoi multiplier par dix les échanges par rapport à l'an dernier, selon Downing Street.

Ils portent notamment sur plusieurs méga-projets d'infrastructures dans les domaines de l'énergie, des télécoms, de la défense mais aussi de la fourniture d'eau potable et du traitement des eaux usées.

Un projet vise la réhabilitation de la base aérienne d'Al-Qayyarah, afin d'"apporter à l'Irak une capacité de défense aérienne pour le nord et l'ouest" du pays.

Un consortium emmené par le Royaume-Uni sera chargé d'un projet d'une valeur de 5,3 milliards de livres pour fournir une eau propre et améliorer l'irrigation dans le sud et l'ouest, "améliorant les conditions de vie de millions d'Irakiens".

- "Nouvelle ère de coopération sécuritaire" -

La visite de trois jours de M. Soudani intervient dans un contexte régional fragile au Moyen-Orient, alimenté par la guerre à Gaza, une trêve fragile au Liban, mais aussi le retour prochain à la Maison Blanche de Donald Trump, artisan d'une politique de "pression maximale" envers l'Iran durant son premier mandat.

Allié de Téhéran et partenaire incontournable de Washington, l'Irak pratique depuis des années un exercice d'équilibriste pour préserver ses rapports avec les deux camps, tout en tentant de diversifier ses relations avec ses voisins arabes du golfe mais aussi les Occidentaux.

Les deux Premiers ministres ont signé mardi une "déclaration commune" jetant les jalons "d'une nouvelle ère de coopération sécuritaire" entre leurs deux pays.

Dans le domaine de la défense, l'Irak initie des partenariats bilatéraux avec plusieurs pays pour pouvoir amorcer dès septembre 2025 le retrait progressif des forces de la coalition internationale antijihadistes.

Cette coalition, lancée en 2014 sous la houlette de Washington pour lutter en Irak et en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI), englobe notamment le Royaume-Uni et la France.

Cette "fin de mission" a été négociée par M. Soudani avec Washington.

Les conseillers militaires de la coalition devront commencer dès septembre 2025 à se retirer des bases de l'Irak fédéral. Une deuxième phase de retrait, qui doit débuter en septembre 2026, se fera depuis le Kurdistan autonome (nord).

- Expulsions de migrants -

Les deux dirigeants ont aussi évoqué la lutte contre l'immigration illégale, une des priorités de M. Starmer.

Les deux pays avaient dévoilé en novembre un "nouvel accord sur des retours de migrants". Une fois entériné, il doit permettre de renvoyer "rapidement" dans leur pays des migrants irakiens n'ayant pas droit de rester au Royaume-Uni, a indiqué Downing Street lundi.

Londres va aussi exporter vers Bagdad des équipements d'une valeur de 66,5 millions de livres (plus de 79 millions d'euros) pour "renforcer les frontières de l'Irak et démanteler les gangs" de passeurs.

Londres tente d'endiguer les arrivées de migrants par la Manche sur de petits bateaux. Elles sont reparties à la hausse l'an dernier, avec 36.816 personnes parvenues à rejoindre le Royaume-Uni.

Trois hommes impliqués dans un réseau de passeurs ont été interpellés au Kurdistan d'Irak, ont annoncé mardi les services de sécurité britanniques, évoquant une opération conjointe avec les forces de la région autonome.

Un des interpellés est accusé d'avoir coordonné les traversées en mer "de plus d'une dizaine d'embarcations" transportant des migrants vers la Grèce ou l'Italie, avec à bord de chaque bateau entre 60 et 70 personnes.


Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données

Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
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  • Amazon construit au Texas une centrale à gaz de 7,65 GW dédiée à ses centres de données, avec une autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de GES par an
  • Le projet illustre l’explosion des besoins énergétiques liés à l’IA, tout en soulevant de fortes inquiétudes environnementales et sanitaires malgré les engagements climatiques d’Amazon

WASHINGTON: Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d'émission de gaz à effet de serre des Etats-Unis, a confirmé vendredi le géant technologique américain.

Le projet, nommé GW Ranch, est destiné à alimenter en électricité d'immenses centres de données et ne sera pas connecté au réseau électrique, une solution de plus en plus utilisée par les géants de la tech pour satisfaire à la hâte l'énergie requise par le boom lié à l'IA.

Le projet prévoit 35 turbines pour une capacité totale de 7,65 gigawatts, selon des permis, plus de quatre fois la puissance du réacteur nucléaire EPR de Flamanville en France, et plus que n'importe quelle centrale à gaz actuellement en activité aux Etats-Unis.

La centrale a l'autorisation d'émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, plus que n'importe quelle autre infrastructure dans le pays.

A l'aide d'images satellites, le cabinet spécialisé du secteur Cleanview a fait le lien entre ce projet de centrale et trois permis de centres de données déposés cette semaine par Amazon dans cette zone aride du Texas, près de la frontière mexicaine.

Un porte-parole du géant américain a confirmé l'information, en insistant: "Amazon tient à payer intégralement le coût réel de l'alimentation de nos opérations."

"C'est exactement ce que fait notre nouveau projet de centres de données dans le comté de Pecos: il sera alimenté par une centrale dédiée qui n'augmentera pas les prix de l'électricité pour les foyers texans", a-t-il ajouté, sur fond d'inquiétude politique sur une hausse des factures.

L'entreprise affirme qu'elle "explore les possibilités" d'ajouter de l'énergie solaire au site et qu'elle utilisera de l'eau non-potable pour éviter de siphonner le réseau local. Le géant américain affirme aussi maintenir son objectif de bilan carbone neutre d'ici à 2040.

La soif d'électricité des centres de données est telle que, depuis quelques années, de plus en plus d'infrastructures installent, directement près de leurs serveurs, des centrales dédiées et hors-réseau, comme d'immenses groupes électrogènes.

Si elles sont moins polluantes que les centrales à charbon, celles à gaz restent des sources importantes d'émissions responsables du réchauffement climatique, d'autant plus que la production de gaz naturel provoque des fuites de méthane, un gaz au très puissant effet de serre.

Ces centrales émettent aussi des gaz toxiques et des particules fines qui peuvent représenter des dangers pour la santé.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".