Le groupe Al-Habtoor compte relancer ses activités au Liban, sous réserve de garanties de sécurité

Khalaf al-Habtoor a accordé un entretien à Arab News. (Fichier)
Khalaf al-Habtoor a accordé un entretien à Arab News. (Fichier)
Short Url
Publié le Jeudi 16 janvier 2025

Le groupe Al-Habtoor compte relancer ses activités au Liban, sous réserve de garanties de sécurité

  • Al-Habtoor est convaincu que les nouveaux dirigeants ont le potentiel nécessaire pour unir le pays et lancer les réformes indispensables à la relance économique du Liban
  • AHG a maintenu ses installations opérationnelles, en veillant à ce que ses employés conservent leur emploi pendant cette période de turbulences

RIYAD: Le groupe Al-Habtoor poursuit ses projets de réouverture de son centre commercial de cinq étages à Beyrouth et de relance du parc d'attractions Habtoorland à Jamhour, sous réserve que le gouvernement libanais prenne les mesures de sécurité et de stabilité promises.

Dans un entretien accordé à Arab News, Khalaf al-Habtoor, président de l'AHG, a souligné que la restauration du centre commercial et du parc d'attractions restait une priorité essentielle pour le groupe. Toutefois, ces initiatives dépendent entièrement des garanties de sécurité et de gouvernance données par les nouveaux dirigeants libanais.

«Le centre commercial est désormais sous la responsabilité d'une autre direction. Ils n'attendent que la mise en œuvre des plans du président et du Premier ministre. Je crois pleinement en le président, même si nous ne nous sommes pas rencontrés et je crois en le Premier ministre», a déclaré M. Al-Habtoor.

Le 9 janvier, le Liban a élu l'ancien commandant en chef de l'armée Joseph Aoun à la présidence et, le 13 janvier, a nommé Nawaf Salam, juge en chef de la Cour internationale de justice, au poste de Premier ministre.

M. Al-Habtoor est convaincu que les nouveaux dirigeants ont le potentiel nécessaire pour unir le pays et lancer les réformes indispensables à la relance économique du Liban.

Malgré l'instabilité politique qui règne depuis longtemps au Liban, et notamment l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth, AHG a maintenu ses installations opérationnelles, en veillant à ce que ses employés conservent leur emploi pendant cette période de turbulences.

«Nous ne fermons pas nos hôtels. Même lorsque nous avons fermé (temporairement), nous n'avons licencié personne. Pendant la guerre, même après l'explosion du port, nous n'avons licencié aucun de nos employés. Nous leur avons versé leur salaire parce qu'ils font partie de nous, comme une famille, comme des partenaires», a expliqué M. Al-Habtoor.

Il a également souligné l'engagement de longue date du groupe au Liban, en insistant sur son rôle dans la création d'emplois et la promotion du développement local. «Nous travaillons depuis très longtemps au Liban et nous avons mis sur pied de nombreux projets afin de créer des emplois pour notre personnel sur place, pour nos familles – je les appelle ainsi. Les Libanais font partie intégrante de nous.»

Tout en reconnaissant les défis politiques auxquels le pays est confronté, le président de l'AHG a exprimé son optimisme quant à l'avenir du Liban sous sa nouvelle direction, soulignant l'importance du soutien public au programme du gouvernement.

«Si les Libanais veulent que le Liban rivalise avec les pays prospères, ils doivent soutenir le président et le Premier ministre. Le Liban a besoin de beaucoup de travail, de rénovation et de réparation», a-t-il noté.

M. Al-Habtoor a souligné que la sécurité était la clé de voûte de tout investissement futur au Liban. «Personne n'investira un centime si la sécurité n'est pas assurée à 100% dans le pays», a-t-il affirmé.

Le président de l'AHG a déclaré que si les nouveaux président et Premier ministre parviennent à établir leur autorité dans les trois prochains mois, il retournera personnellement au Liban pour superviser les projets du groupe.

Bien que l'AHG ait envisagé de nouveaux projets, notamment la création d'un studio de production, l'instabilité politique avait précédemment retardé ces projets.

M. Al-Habtoor a réaffirmé son engagement à reconsidérer ces opportunités une fois que la situation sécuritaire au Liban se sera stabilisée: «Je ne manquerai pas de reconsidérer la question, mais le passage du pays à la sûreté et à la sécurité reste la priorité numéro un.»

L'homme d'affaires basé aux Émirats arabes unis a également insisté sur la nécessité d'une direction honnête et approuvée à la tête du Cabinet libanais. «Il ne faut pas qu'une personne d'un autre pays soit impliquée», a-t-il souligné.

Malgré ces défis, M. Al-Habtoor a exprimé son espoir de voir le Liban renaître sous l'égide de ses nouveaux dirigeants, se montrant confiant dans leur sincérité et leur engagement à l'égard des réformes.

«J'ai de l'espoir en ces gens. Je crois en ces dirigeants authentiques et en leur honnêteté. S'ils tiennent leurs promesses, je serai là, les pieds sur terre», a-t-il déclaré.

Évoquant ses liens personnels avec le Liban, M. Al-Habtoor a fait part des bons souvenirs qu'il a gardés de son séjour dans le pays. «Ma famille et moi avons passé beaucoup de temps au Liban. Nous avons notre maison à Jamhour et nous avons investi dans beaucoup de choses. J'ai beaucoup d'amis là-bas. Ils me manquent et je leur manque», a-t-il déclaré.

À l'avenir, AHG devrait également se développer à l'échelle internationale, avec le lancement prochain de l'hôtel de luxe Al-Habtoor Palace de 200 clés à Budapest, prévu pour le 3 février. La société poursuit également des projets en cours à Dubaï, que M. Al-Habtoor a qualifié de «joyau du monde».

Il a ajouté qu'à Dubaï, tout le monde peut dormir et se détendre en étant pleinement assuré de sa sécurité. «C'est ce dont nous avons besoin au Liban», a conclu M. Al-Habtoor.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


E. Leclerc: hausse de 2,4% des ventes en 2025

Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Short Url
  • Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U
  • E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire

PARIS: Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an.

Depuis 2020, son chiffre d'affaires a bondi de près d'un quart, indique Leclerc, soit un gain de près de 12 milliards d'euros et 5 points de parts de marché en 5 ans, se targue-t-il, selon des chiffres reçus dimanche par l'AFP.

En 2024, le chiffre d'affaires avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros.

"L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper", a estimé dans le quotidien économique Les Echos le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U.

E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire.

Par ailleurs, "nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030", a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec "différents formats, qui vont de 300 à 1.000 m2".

Sur leurs objectifs pour 2030, "cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés".

"Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option", a-t-il ajouté.

E. Leclerc, comme Intermarché ou Système U en France, est un groupement de magasins indépendants, où les patrons de magasins ont plus de marge de manoeuvre que dans les groupes dits intégrés, comme Carrefour ou Auchan par exemple.

C'est la raison pour laquelle ces groupements ne communiquent que sur leurs ventes, pas sur leurs résultats nets qui dépendent des orientations et de la situation financière de chacun des membres.

 

 


La France mobilise 98 entreprises au World Health Expo Dubai 2026

Le pavillon France au World Health Expo Dubai 2026 réunit 98 entreprises françaises venues présenter leurs innovations en technologies médicales, e-santé et infrastructures hospitalières. (Photo: fournie)
Le pavillon France au World Health Expo Dubai 2026 réunit 98 entreprises françaises venues présenter leurs innovations en technologies médicales, e-santé et infrastructures hospitalières. (Photo: fournie)
Short Url
  • 98 entreprises françaises présentent leurs innovations en santé au World Health Expo Dubai 2026, principal salon médical du Moyen-Orient
  • La coopération franco-émirienne s’intensifie autour de l’IA, des biotechnologies et de la modernisation des infrastructures de santé

DUBAÏ: À l’occasion de la 50e édition du World Health Expo Dubai (anciennement Arab Health), qui s’est tenue du 9 au 12 février 2026 au Dubai Exhibition Center – Expo City, la France a déployé une délégation exceptionnelle de 98 entreprises réunies sous la bannière French Healthcare. Une présence stratégique au cœur du principal rendez-vous de la santé au Moyen-Orient.

Réparties dans les halls Medical Devices (S5), Orthopedics & Rehabilitation (N37) et Radiology & Medical Imaging (N21), les entreprises françaises présentent un éventail complet d’innovations couvrant les technologies médicales, l’ingénierie hospitalière, les produits pharmaceutiques et la e-santé. L’objectif : illustrer l’engagement français en faveur d’une médecine de précision, durable et centrée sur le patient.

Cette mobilisation intervient alors que les Émirats arabes unis accélèrent la transformation de leur système de santé dans le cadre de la Vision 2071. En 2025, Dubaï comptait près de 5 000 établissements de santé, confirmant son ambition de devenir un hub mondial de l’excellence médicale et du tourisme de santé. Intelligence artificielle, plateformes numériques unifiées et automatisation réglementaire façonnent désormais l’écosystème sanitaire local.

Dans ce contexte, la France renforce son rôle de partenaire clé. En 2024, elle s’est hissée au quatrième rang des fournisseurs pharmaceutiques des Émirats, avec 298,5 millions de dollars d’exportations, en nette progression. Ses expertises en génomique, biotechnologies, IA et santé prédictive répondent directement aux priorités stratégiques émiriennes.

Les relations institutionnelles se sont intensifiées ces dernières années. Le 16e Dialogue stratégique UAE–France, organisé à Abu Dhabi en mai 2024, a consolidé les coopérations dans la santé, les technologies avancées et la recherche. En avril 2025, les French Healthcare Days, organisés lors de l’Abu Dhabi Global Health Week, ont permis à six innovateurs français de multiplier visites hospitalières et rencontres B2B avec le Department of Health – Abu Dhabi.

En mai 2025, le 17e Dialogue stratégique, à Paris, a confirmé la santé parmi les six priorités communes, ouvrant la voie à de nouveaux programmes académiques conjoints et projets de recherche.

Des innovations intégrées au service de la pratique clinique

Au pavillon France, plusieurs entreprises illustrent cette approche intégrée :

  • DMS Imaging et Delmont Imaging présentent des plateformes avancées en radiologie et hystéroscopie, intégrant des analyses pilotées par IA pour favoriser la détection précoce et les interventions mini-invasives.
  • Nutrisens propose des solutions de nutrition médicale fondées sur des preuves scientifiques, essentielles en périopératoire et dans la gestion des maladies chroniques.
  • DessinTey développe des systèmes de rééducation destinés à restaurer la mobilité fonctionnelle et accélérer la récupération post-traumatique.
  • Nateosanté intègre la qualité de l’air dans les parcours cliniques grâce à des dispositifs connectés, contribuant à réduire les risques infectieux nosocomiaux.
  • Praticima optimise la logistique hospitalière et la gestion des médicaments, renforçant sécurité et efficience.

« La France est reconnue pour ses normes de qualité exigeantes, ses cadres réglementaires robustes et sa culture d’innovation fondée sur la recherche. Ces atouts en font un partenaire fiable pour les Émirats arabes unis et l’ensemble du Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur Business France Proche et Moyen-Orient.

Portée par l’innovation opérationnelle, la participation française au World Health Expo Dubai 2026 reflète une ambition commune : bâtir des systèmes de santé performants, durables et centrés sur le patient pour les décennies à venir.


ArcelorMittal confirme la construction à Dunkerque de son plus gros four électrique en Europe

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
Short Url
  • ArcelorMittal investit 1,3 milliard d’euros dans un four électrique de 2 Mt/an à Dunkerque, le plus grand d’Europe, avec un démarrage prévu en 2029 et un financement public couvrant 50 % via les CEE
  • Le projet marque un tournant vers la décarbonation de l’acier (60 % recyclé), tout en maintenant une production stable du site, soutenu par des mesures européennes de protection du marché et un contrat énergétique de long terme avec EDF

DUNKERQUE: Le sidérurgiste ArcelorMittal a confirmé mardi la construction d'un four électrique d'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an sur son site de Dunkerque, ce qui en fait son plus gros en Europe, destiné à remplacer un des deux hauts-fourneaux du site.

Le projet annoncé en janvier 2024 par le géant de l'acier, comprenant initialement deux fours et chiffré jusqu'à 1,8 milliard d'euros, concerne finalement un four électrique, pour un montant de 1,3 milliard d'euros, a précisé ArcelorMittal.

Le début des travaux est prévu "dans les semaines qui viennent" et le démarrage du four "courant 2029" a précisé le président d'ArcelorMittal Fance, Alain Grix de la Salle peu avant l'annonce officielle en présence du président Emmanuel Macron.

L'investissement sera financé à hauteur de 50% via le mécanisme de certificats d'économie d'énergie (CEE), un dispositif encadré par l'Etat qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des projets visant à réduire la consommation d'énergie.

L'un des deux haut-fourneaux de Dunkerque sera arrêté lorsque le four électrique sera "en rythme de production normale", c'est-à-dire dans les "années à peu près 2030", a-t-il précisé, ajoutant que le site doit garder "un niveau total de production stable" à 5,5 millions de tonnes.

Les hauts-fourneaux fabriquent de l'acier à partir de matières premières brutes, tandis que le four annoncé fonctionnera à 60% avec de l'acier recyclé.

ArcelorMital a salué dans un communiqué "les progrès accomplis par la Commission européenne", citant les restrictions sur les importations d'acier en Europe, dont le groupe espère qu'elles seront mises en oeuvre avant le 1er juillet, et le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.

Le PDG d'ArcelorMittal, Aditya Mittal, a remercié dans un communiqué M. Macron et le gouvernement français pour "leur soutien, et en particulier leur mobilisation pour faire évoluer les mécanismes de défense du marché de l'acier" qui "vont bénéficier à l'ensemble de l'industrie de l'acier en Europe, à commencer par Dunkerque".

Avec deux fours électriques en cours d'agrandissement à Sestao en Espagne, ArcelorMittal prévoit d'avoir "une capacité proche de 5 millions de tonnes d'acier en acier décarboné".

En France, ArcelorMittal et EDF ont signé en décembre 2025 "un contrat sur 18 ans pour les sites français du groupe" lui garantissant un accès à l'énergie "à un coût compétitif", a souligné l'Elysée.