Trump est le 47e président des Etats-Unis

Le milliardaire républicain, qui avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, est désormais à 78 ans le chef d'Etat américain le plus âgé jamais investi. (AFP)
Le milliardaire républicain, qui avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, est désormais à 78 ans le chef d'Etat américain le plus âgé jamais investi. (AFP)
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Publié le Lundi 20 janvier 2025

Trump est le 47e président des Etats-Unis

  • Sous la coupole du Capitole, posant une main sur une bible héritée de sa mère, il a levé l'autre pour jurer de "protéger la Constitution"
  • Le milliardaire républicain, qui avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, est désormais à 78 ans le chef d'Etat américain le plus âgé jamais investi

WASHINGTON: Donald Trump, au sommet de sa puissance politique, est devenu lundi président des Etats-Unis, pour la seconde fois.

Sous la coupole du Capitole, posant une main sur une bible héritée de sa mère, il a levé l'autre pour jurer de "protéger la Constitution".

Le milliardaire républicain, qui avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, est désormais à 78 ans le chef d'Etat américain le plus âgé jamais investi.

Ce serment conclut le plus extraordinaire "comeback" politique de l'histoire américaine récente, celui d'un ancien président qui n'a jamais reconnu sa défaite en 2020, qui crie à la "vengeance" contre ses adversaires, qui a été condamné au pénal, qui a été visé cet été par deux tentatives d'assassinat, et qui a mené une campagne d'une violence rhétorique sidérante, émaillée de propos racistes et sexistes.

Il a prêté serment à l'endroit même où ses partisans avaient tenté le 6 janvier 2021, d'empêcher la certification de l'élection de Joe Biden en prenant d'assaut le siège du Congrès américain.

Son prédécesseur démocrate, qui conclut un demi-siècle de vie politique, a organisé une transition sans heurts du pouvoir à cet homme qui n'a eu de cesse de l'humilier.

"Bienvenue à la maison", avait lancé Joe Biden un peu plus tôt en recevant Donald Trump, accompagné de son épouse Melania Trump, pour une ultime visite de courtoisie à la Maison Blanche.

La normalité n'est que de façade, car le démocrate de 82 ans a aussi pris, à quelques minutes de céder le pouvoir, une décision absolument inédite.

Il a en effet gracié, de manière préventive, les plus proches membres de sa famille, de peur qu'ils ne soient l'objet d'une vendetta judiciaire des républicains.

Contrairement au républicain, qui avait boudé son investiture, le 46e président démocrate avait bien pris place dans la vaste salle pavée de marbre, véritable cathédrale de la vie politique américaine.

A ses côtés les anciens présidents américains Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, mais aussi les multimilliardaires Mark Zuckerberg et Jeff Bezos, le désormais incontournable Elon Musk, ainsi que des dirigeants ou personnalités d'extrême droite invités à titre personnel.

La cérémonie d'investiture se déroule habituellement à l'extérieur, mais le protocole a été chamboulé à cause des températures glaciales.

Dans la foulée, Donald Trump doit signer une première salve de décrets.

Le républicain a promis de sauver l'Amérique du "déclin" causé selon lui, en premier lieu, par une "invasion" de migrants ainsi que par les idées progressistes, qu'il qualifie du terme péjoratif d'idéologie "woke".

Il va par exemple décréter l'état d'urgence à la frontière avec le Mexique et y mobiliser l'armée.

Il ordonnera par ailleurs de "reconnaître" l'existence de seulement "deux sexes" par l'Etat fédéral, ont fait savoir de hauts responsables de sa future administration. Donald Trump avait promis à plusieurs reprises de mettre fin au "délire transgenre".

Sont attendues aussi des annonces sur l'énergie et l'environnement, ainsi que des grâces pour les assaillants du Capitole condamnés à la suite du 6 janvier 2021.

Tout au long de sa campagne, Donald Trump a promis de se "venger" de ses adversaires politiques.

Face à cette menace, Joe Biden, quelques heures avant de quitter le pouvoir, et avant de faire de même pour sa famille, avait décidé d'accorder des grâces préventives à une série de "serviteurs de l'Etat" risquant des "poursuites judiciaires injustifiées".

Parmi elles, l'ancien chef d'état-major des armées Mark Milley, virulent critique de Donald Trump, le médecin Anthony Fauci, dans le viseur des trumpistes pour avoir orchestré la réponse américaine à la pandémie de Covid-19, ainsi que des parlementaires ayant enquêté sur l'assaut du Capitole.

Le premier mandat de Donald Trump avait été une succession de crises politiques internes et d'affrontements diplomatiques.

Rien ne dit que sa seconde présidence sera plus maîtrisée, mais son retour au pouvoir se fait sans la commotion  provoquée par sa victoire en 2016.

Donald Trump a, en quatre ans, verrouillé le parti républicain. Il peut s'appuyer sur une majorité, mince, au Congrès et sur une Cour suprême ancrée à droite.

Il s'est entouré de fidèles au gouvernement, a reçu l'allégeance des plus grands patrons, et rares sont les dirigeants étrangers qui se risquent à le critiquer ouvertement.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.