Ministre saoudien au FEM: Les soins de santé, une priorité absolue

Inauguré par le ministre saoudien de l'Économie et de la planification Faisal Alibrahim, le panel de lundi était animé par Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, et comprenait des experts en matière de santé: la Dr Sania Nishtar, PDG de Gavi, l'Alliance du vaccin; Sir Jeremy Farrar, scientifique en chef à l'OMS; Rayan Fayez, PDG adjoint de NEOM; et la Dr Nouf al-Numair, secrétaire général du Comité ministériel saoudien pour la santé dans toutes les politiques. (Photo fournie)
Inauguré par le ministre saoudien de l'Économie et de la planification Faisal Alibrahim, le panel de lundi était animé par Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, et comprenait des experts en matière de santé: la Dr Sania Nishtar, PDG de Gavi, l'Alliance du vaccin; Sir Jeremy Farrar, scientifique en chef à l'OMS; Rayan Fayez, PDG adjoint de NEOM; et la Dr Nouf al-Numair, secrétaire général du Comité ministériel saoudien pour la santé dans toutes les politiques. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 21 janvier 2025

Ministre saoudien au FEM: Les soins de santé, une priorité absolue

  • Un capital humain sain, résilient et productif est le pilier de la vitalité économique, a déclaré Faisal Alibrahim, ministre saoudien de l'Économie et de la Planification
  • La table ronde était animée par Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, dans le cadre de la Saudi House

DUBAÏ: Un capital humain sain, résilient et productif est le pilier de la vitalité économique, a déclaré Faisal Alibrahim, ministre saoudien de l'Économie et de la Planification, lors d'une table ronde dans le cadre du Forum économique mondial de Davos lundi.

«Toutefois, nous constatons que nous investissons des milliards dans l'énergie, l'éducation et d'autres solutions, mais que les investissements dans les soins de santé semblent être relégués au second plan», a-t-il ajouté.

La table ronde était animée par Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, dans le cadre de la Saudi House, une plateforme centralisée servant de point de rencontre pour les représentants des gouvernements et les chefs d'entreprise, entre autres parties prenantes au forum.

Sania Nishtar, PDG de Gavi, l'Alliance du vaccin, Sir Jeremy Farrar, scientifique en chef de l'Organisation mondiale de la santé, Rayan Fayez, PDG adjoint de NEOM, et la Dr Nouf al-Numair, secrétaire général du Comité ministériel saoudien pour la santé dans toutes les politiques.

M. Alibrahim a déclaré que la santé était un élément majeur de l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite et qu'il était «important pour nous de libérer tout le potentiel du capital humain dans le Royaume en faisant des soins de santé notre priorité absolue».

La Dr Al-Numair a déclaré: «L'Arabie saoudite a pris des mesures concrètes et très claires pour adopter la santé dans toutes les politiques.»

L'initiative a commencé «par la publication d'un décret royal qui fait de la santé publique une priorité dans toutes les lois et réglementations afin de prévenir les maladies et d'augmenter l'espérance de vie de notre population», a-t-elle ajouté.

L'une des politiques du comité consiste à réduire la quantité de sel et de pain dans les aliments, afin de freiner l'hypertension, qui affecte la santé cardiovasculaire et, par conséquent, la mortalité.

«À terme, (cela) augmentera l'espérance de vie de notre population, de sorte que nous comprenions clairement à quoi ressemble le succès, qui est lié à certains indicateurs clés de performance», a déclaré la Dr Al-Numair.

La prévention constitue une part importante de la santé et l'un des outils de prévention les plus importants est la vaccination, a déclaré Sania Nishtar au groupe d'experts.

Bien que la vaccination ait son lot de détracteurs, elle a ajouté que son expérience variait d'un pays à l'autre, certains montrant une forte demande de vaccins.

«Nous examinons nos ressources et essayons de trouver plus d'argent, car la demande (de vaccins) de la part des pays est énorme», a-t-elle déclaré.

Sir Farrar, de l'OMS, a appelé à une structure plus horizontale, où la santé et la science seraient intégrées dans différents secteurs, tels que l'éducation et les transports, ainsi qu'à une «structure de gouvernance qui garantisse une voix inclusive pour chaque ministère et chaque circonscription».

«Ainsi, vous aurez la possibilité de ne pas considérer la santé sous l'angle de la maladie, mais de la considérer sous l'angle du bien-être», a-t-il déclaré.

Il a également affirmé la nécessité pour les pays d'être en mesure d'adopter une telle structure «soit pour remédier aux inégalités au sein des pays, soit pour remédier aux inégalités entre les pays».

La santé et le bien-être sont au cœur des 15 secteurs que NEOM a identifiés comme les «moteurs économiques» de la ville futuriste, a déclaré M. Fayez.

Il a ajouté: «Beaucoup de gens entendent parler de NEOM comme d'un mégaprojet ou d'un giga-projet, mais il est important de souligner que ce n'est pas seulement l'immobilier ou l'infrastructure qui fait NEOM.»

Il a expliqué que la stratégie de NEOM en matière de soins de santé repose sur quatre principes: la prévention lorsque c'est possible, un traitement de classe mondiale lorsque c'est nécessaire, l'utilisation de la technologie et le partage avec le reste du monde.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.