La Vision 2030 de l’Arabie saoudite stimule la croissance dans le secteur immobilier, déclare un leader de l’industrie à Davos

L'Arabie saoudite étant l'une des 20 premières économies mondiales, l'évolution de son marché immobilier est le reflet de ses ambitions plus larges. (Fourni)
L'Arabie saoudite étant l'une des 20 premières économies mondiales, l'évolution de son marché immobilier est le reflet de ses ambitions plus larges. (Fourni)
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Publié le Vendredi 24 janvier 2025

La Vision 2030 de l’Arabie saoudite stimule la croissance dans le secteur immobilier, déclare un leader de l’industrie à Davos

  • Le secteur immobilier saoudien connaît une transformation allant du logement abordable au luxe, dans le cadre du programme de réforme Vision 2030 du Royaume

DAVOS : Le secteur immobilier saoudien connaît une transformation allant du logement abordable au luxe, dans le cadre du programme de réforme Vision 2030 du Royaume, selon le président de la société saoudienne Dar Al Arkan.
Yousef A. Al-Shelash a souligné les avancées réalisées lors d’un entretien avec Arab News à l'occasion de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos mercredi.

« La Vision 2030 a développé toute l’économie, pas seulement le secteur immobilier », a déclaré Al-Shelash. « Elle a non seulement transformé l’approche du secteur, mais elle a également établi de nouvelles normes réglementaires à la hauteur de ce que nous méritons. »

En tant qu’une des 20 plus grandes économies mondiales, le marché immobilier en évolution de l’Arabie saoudite reflète ses ambitions plus larges. « En tant que pays, nous faisons partie des 20 plus grandes économies du monde, donc nous pensons que les Saoudiens méritent davantage », a-t-il ajouté.

La Vision 2030 met fortement l’accent sur le logement abordable et l’amélioration du niveau de vie des citoyens saoudiens. Al-Shelash a indiqué que le gouvernement joue un rôle proactif pour garantir l’atteinte de ces objectifs.
« La vision ne vise pas seulement à faciliter la tâche pour les promoteurs et les investisseurs étrangers, mais aussi à favoriser l’accès au logement abordable pour la majorité des citoyens saoudiens », a-t-il affirmé.

La population croissante du Royaume et son urbanisation rapide ont conduit à une demande urgente de logements.
« Le Royaume a besoin de plus de logements, ce qui nécessite un financement et un développement considérables », a déclaré Al-Shelash.

Il a souligné le rôle des entités gouvernementales, telles que le Fonds d’investissement public (PIF) et le ministère du Logement, dans l'amélioration des normes de l’industrie.

« Le gouvernement lui-même est devenu un promoteur ou un fournisseur de services, non pas seulement pour concurrencer le secteur privé, mais pour élever les normes », a-t-il ajouté.

Outre le logement abordable, l’Arabie saoudite connaît une forte demande dans le marché des particuliers à très haute valeur nette. « Il y a beaucoup de demande. Nous avons plus de 3 000 courtiers dans le monde entier, et une forte demande d’entités étrangères pour investir dans le Royaume et acquérir une résidence secondaire en Arabie saoudite », a-t-il indiqué. Il a également exprimé sa confiance dans les changements réglementaires à venir pour faciliter ces investissements : « Cela arrivera bientôt. »

Dar Global, la branche internationale de Dar Al Arkan dont Al-Shelash est vice-président, a été cotée à la Bourse de Londres en 2023, et Al-Shelash a souligné l’importance de cette démarche. « Londres est sans aucun doute un marché attractif pour les investisseurs saoudiens. La bourse y est l’une des meilleures au monde. Cela placera donc l’entreprise sous une réglementation de très haut niveau », a-t-il déclaré.

Cette cotation positionne Dar Global parmi les marchés les plus réglementés au monde et renforce également sa capacité à collaborer avec des partenaires locaux dans diverses régions. « Être un promoteur, c’est collaborer avec d’autres partenaires. Si vous voulez établir des coentreprises ou travailler avec d’autres entreprises — car l’industrie immobilière est omniprésente — il s’agit de la connaissance locale », a-t-il expliqué.

Le développement durable dans l’immobilier devient une pierre angulaire de la stratégie de développement du Royaume, et cela vaut aussi pour Dar Al Arkan, tant sur le plan national qu’international. « Développer durablement, c’est adopter et utiliser les technologies disponibles et promouvoir les pratiques écologiques autant que possible », a conclu Al-Shelash.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com