Liban: la famille d'un opposant au Hezbollah assassiné dénonce la suspension de l'enquête

Des personnes assistent à une cérémonie commémorative marquant le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'activiste et intellectuel libanais Lokman Slim, dans la résidence familiale de la banlieue sud de Beyrouth, le 3 février 2023. (AFP)
Des personnes assistent à une cérémonie commémorative marquant le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'activiste et intellectuel libanais Lokman Slim, dans la résidence familiale de la banlieue sud de Beyrouth, le 3 février 2023. (AFP)
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Publié le Lundi 03 février 2025

Liban: la famille d'un opposant au Hezbollah assassiné dénonce la suspension de l'enquête

  • La famille de l'intellectuel libanais Lokman Slim, un opposant au Hezbollah pro-iranien assassiné il y a quatre ans, a dénoncé dimanche la suspension de l'enquête par la justice libanaise

BEYROUTH : La famille de l'intellectuel libanais Lokman Slim, un opposant au Hezbollah pro-iranien assassiné il y a quatre ans, a dénoncé dimanche la suspension de l'enquête par la justice libanaise.

"C'est déjà la quatrième commémoration" de l'assassinat de Lokman Slim "et justice n'a pas été rendue, bien au contraire", a déclaré sa veuve, Monika Borgman, dénonçant le fait qu'un nouveau juge, "très proche du Hezbollah", ait été chargé du dossier après le départ à la retraite de prédécesseur.

Elle a ajouté que la famille avait demandé à deux reprises que ce juge soit dessaisi du dossier. "Mais dès qu'il l'a su, il a ordonné de suspendre l'enquête sine die", a assuré Monika Borgman, de nationalité allemande.

"Impunité: c'est le message délivré aux tueurs et à leurs maîtres", a-t-elle martelé lors d'une cérémonie en présence de personnalités politiques et d'ambassadeurs occidentaux commémorant l'assassinat de l'intellectuel chiite le 3 février 2021.

Lokman Slim, 58 ans, avait été retrouvé mort dans sa voiture, tué par balles, dans le sud du pays, où le Hezbollah est fortement implanté.

Partisan acharné de la laïcité, il était l'une des rares voix dissidentes au sein de sa communauté, dénonçant sans relâche la formation pro-iranienne.

Cet activiste et chercheur, dont le travail portait notamment sur la mémoire de la guerre civile libanaise (1975-1990), avait affirmé avoir été menacé à plusieurs reprises avant son assassinat.

Peu avant son assassinat, il avait répété lors d'entretiens à la télévision que le Hezbollah prenait le Liban en otage pour le compte de l'Iran.

En 2023, des rapporteurs spéciaux de l'ONU avaient déjà critiqué la lenteur de l'enquête.

Une source judiciaire libanaise a indiqué dimanche à l'AFP que "le juge a achevé son enquête et n'est pas parvenu à déterminer l'identité des auteurs de l'assassinat de Lokman Slim".

Elle a cependant ajouté que l'enquête pourrait être rouverte si de nouveaux éléments apparaissaient.

Sa veuve a affirmé dimanche que l'enquête avait recueilli tous les éléments nécessaires, dont les images des caméras de surveillance et des analyses d'ADN, "à l'exception des noms des assassins".


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.