Affaire Ghosn: la justice japonaise confirme la condamnation de Greg Kelly, ex-cadre de Nissan

Le drapeau japonais (à gauche) flotte devant le bâtiment du tribunal de grande instance de Tokyo, dans le quartier de Kasumigaseki, au centre de Tokyo, le 4 février 2025. Le 4 février, la Haute Cour de Tokyo a confirmé la condamnation à six mois de prison avec sursis de Greg Kelly, ancien cadre de Nissan et ancien collaborateur de Carlos Ghosn, ex-PDG de l'entreprise en fuite. (AFP)
Le drapeau japonais (à gauche) flotte devant le bâtiment du tribunal de grande instance de Tokyo, dans le quartier de Kasumigaseki, au centre de Tokyo, le 4 février 2025. Le 4 février, la Haute Cour de Tokyo a confirmé la condamnation à six mois de prison avec sursis de Greg Kelly, ancien cadre de Nissan et ancien collaborateur de Carlos Ghosn, ex-PDG de l'entreprise en fuite. (AFP)
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Publié le Mardi 04 février 2025

Affaire Ghosn: la justice japonaise confirme la condamnation de Greg Kelly, ex-cadre de Nissan

  • La Haute cour de justice de Tokyo a confirmé mardi en appel la condamnation à six mois de prison avec sursis pour malversations financières de l'ancien cadre de Nissan, Greg Kelly, dans l'affaire Carlos Ghosn
  • Ce juriste américain de 68 ans et ancien responsable des affaires juridiques de Nissan avait été condamné en mars 2022 pour avoir aidé M. Ghosn à dissimuler aux autorités boursières japonaises 9,1 milliards de yens (quelque 70 millions d'euros à l'époque)

TOKYO: La Haute cour de justice de Tokyo a confirmé mardi en appel la condamnation à six mois de prison avec sursis pour malversations financières de l'ancien cadre de Nissan, Greg Kelly, dans l'affaire Carlos Ghosn.

Ce juriste américain de 68 ans et ancien responsable des affaires juridiques de Nissan avait été condamné en mars 2022 pour avoir aidé M. Ghosn à dissimuler aux autorités boursières japonaises 9,1 milliards de yens (quelque 70 millions d'euros à l'époque) de rémunérations différées sur la période 2010-2018.

Les procureurs avaient initialement requis deux ans de prison pour M. Kelly, mais la cour l'avait jugé coupable seulement sur l'exercice 2017/18, estimant qu'il ignorait les "conspirations" antérieures de M. Ghosn sur ces paiements différés.

Le parquet et Greg Kelly avaient alors fait appel de la décision.

L'affaire Ghosn avait démarré au Japon par l'arrestation fracassante en novembre 2018 du grand patron de l'alliance Renault-Nissan, libéré ensuite sous caution en 2019.

Devenu par défaut le principal accusé dans ce procès après la rocambolesque fuite au Liban de M. Ghosn en décembre 2019, M. Kelly était retourné aux Etats-Unis après le premier verdict.

Ce dernier n'a pas assisté aux audiences de ce deuxième jugement, a déclaré à l'AFP son avocat, Yoichi Kitamura.

Carlos Ghosn affirme avoir quitté le Japon par crainte de ne pas bénéficier d'un procès équitable.

Par ailleurs, les enquêteurs français ont émis un mandat d'arrêt international contre M. Ghosn notamment pour abus de biens sociaux et blanchiment, en lien avec des contrats émis par une filiale de Renault-Nissan.

En décembre dernier, Honda et l'entreprise Nissan, en grande difficulté, ont convenu de lancer des négociations sur une éventuelle fusion. Selon Carlos Ghosn, qui s'était alors adressé aux journalistes par visioconférence, cette décision montre que Nissan est en "mode panique".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.