Tourisme en France : un pilier de la prospérité économique

Cette photo prise le 22 mars 2024 montre un bateau navette naviguant sur la Garonne alors que l'église Saint-Louis-des-Chartrons (à gauche) surplombe les quais de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Bordeaux accueillera certains des tournois de football des Jeux olympiques de Paris 2024 l'été prochain. (AFP)
Cette photo prise le 22 mars 2024 montre un bateau navette naviguant sur la Garonne alors que l'église Saint-Louis-des-Chartrons (à gauche) surplombe les quais de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Bordeaux accueillera certains des tournois de football des Jeux olympiques de Paris 2024 l'été prochain. (AFP)
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Publié le Jeudi 06 février 2025

Tourisme en France : un pilier de la prospérité économique

  • L'année 2024 a été marquée par un record historique pour le tourisme français, porté par une hausse des recettes internationales et la vigueur du marché intérieur
  • Avec plus de 100 millions de touristes internationaux en 2024, soit une hausse de plus de 2%, et 71 millions de recettes internationales générées en hausse de 12% par rapport à 2023

Pratique culturelle à l'origine, le tourisme est devenu un véritable enjeu économique et social. Il s'agit de l'un des secteurs majeurs de l’économie française. L’année 2024 a été marquée par un record historique pour le tourisme français, porté par une hausse des recettes internationales et par la solidité du marché domestique. Cette dynamique prometteuse devrait se poursuivre en 2025. 

Le secteur touristique a bénéficié d’une vivacité exceptionnelle, notamment grâce à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, des festivités pour le 80ᵉ anniversaire du débarquement de la Normandie et de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, cinq ans après l’incendie ravageur qui a suscité une onde de choc et une vague d'émotion dans le monde entier.

Faits historiques

Le tourisme en France commence véritablement à se développer à partir du milieu du XIXe siècle. En 1889, à Grenoble, naît notamment le premier syndicat d’initiative français, ancêtre de l’office du tourisme tel qu'on le connaît aujourd’hui. Celui-ci voit le jour en 1905, dans la même région.

Avec plus de 100 millions de touristes internationaux accueillis en 2024, soit une hausse de plus de 2 %, et 71 millions de recettes internationales générées, la France a enregistré de excellents résultats en 2024, notamment grâce à une hausse de la fréquentation internationale, notamment européenne et américaine.

À titre d’exemple, les nuitées des touristes belges ont enregistré une hausse de 5 % et celles des Espagnols de 3 %. Les touristes américains conservent toutefois leur rôle de locomotives depuis la fin de la pandémie de Covid-19, avec une hausse de 5 %.

D'autre part, les recettes de la clientèle asiatique restent inférieures à celles d'avant la pandémie, mais elles affichent une progression significative en termes de nuitées, en particulier la Chine et le Japon, avec des augmentations de 40 % et 20 %.

Le pays a donc enregistré une hausse des nuitées de l’ordre de 7,3 %, portée principalement par l’hébergement locatif, qui représente à lui seul plus de 16,4 %.

Le secteur touristique en France a généré 71 millions d’euros de recettes internationales, enregistrant ainsi une hausse de 12 % par rapport à 2023, ce qui représente 2 % du PIB. La Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis restent les principaux pourvoyeurs en termes de recettes, avec des croissances de 5 % à 15 %, tandis que les recettes des pays asiatiques affichent une hausse de 60 % pour la Chine et de 30 % pour le Japon.

Attirés par l’enneigement des massifs montagneux durant les vacances de fin d’année, les touristes français ont enregistré un taux de croissance significatif de 2 %, tandis que les touristes internationaux ont connu une hausse de 10 %. Ces derniers ont également profité des stations de ski, dont le taux d’occupation a atteint 85 %, marquant ainsi une hausse de 5 %. Cette hausse a été particulièrement marquée dans les stations de moyenne montagne.

Selon l’observatoire Harris Interactive pour Atout France, les arrivées internationales par voie aérienne ont enregistré une croissance de 10 % pour le premier trimestre 2025, avec une forte augmentation des clientèles en provenance des États-Unis, du Brésil, de l’Inde et de la Chine.

La ville de Paris, ville emblématique de l’Hexagone, continue à elle seule d'attirer les touristes, avec un taux d’occupation hôtelier en hausse de 7 points en janvier 2025 et un taux de réservation en hausse de 4 points pour février.      

 En 2025, les perspectives restent prometteuses, avec une tendance à la poursuite de l'engouement pour les voyages, tant à l'échelle nationale qu'internationale. Le tourisme représente une part importante du PIB français, créant des emplois et dynamisant l'économie des régions. La réussite de ce secteur est essentielle pour maintenir la vitalité économique du pays et pour soutenir les infrastructures et services qui en dépendent.

Grâce à sa richesse culturelle, son patrimoine historique et ses paysages diversifiés, la France continue de se positionner comme un leader mondial du tourisme. Ce succès implique des efforts constants pour préserver et valoriser ces atouts, tout en répondant aux défis contemporains tels que la durabilité et la gestion des flux touristiques.

En conclusion, le secteur touristique joue un rôle crucial dans la création d'emplois dans l'Hexagone. Avec la croissance continue du nombre de visiteurs et des recettes internationales, le tourisme est non seulement un pilier de l'économie nationale, mais il contribue également à la création d'emplois dans divers secteurs, tels que l'hôtellerie, la restauration, les transports et les services.

Cette dynamique soutient de nombreuses communautés locales et renforce le tissu économique du pays. Par conséquent, il est essentiel d'investir dans le tourisme durable pour garantir un avenir prospère aux entreprises et aux travailleurs qui dépendent de ce secteur.


Ormuz: la France va prendre «une initiative» à l'ONU sur sa proposition de mission «neutre», dit Macron

La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
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  • La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique"
  • "On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran"

NAIROBI: La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.

"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.

 


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
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  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.